Mars 2009, numéro 11

À LIRE CE MOIS-CI :

Éditorial
La lecture en mutation: l’avènement du livre électronique

Découvertes
Les Prix du Patrimoine 2009 : l’invitation est lancée
Le premier Souper des arts et de la culture dans les Etchemins : un beau succès!
Les prix du jury de la 6e édition du concours d’œuvres d’art sont dévoilés

Actualités
La troisième édition du Fonds culturel de la MRC Robert-Cliche génère des investissements de plus de 61 800 $
Art éphémère
À venir au Moulin La Lorraine
33e spectacle de l’école de danse « Les Danseurs de Ste-Marie »
La dixième édition du Festival Gigue en fête vous émerveillera
Paysages d’ici
Urgence
Concerts Arquemuse
Paru aux Éditions du Mécène : Poèmes d’occasion de Marie-Monique Tremblay – La poésie à tous les jours
Paru aux Éditions du Mécène : Blues de Dany Héon – Pour le blues et tout le reste
Paru aux Éditions du Mécène : Nyky par Anick Lacasse – Une femme jouissive
Programmation du Musée Marius-Barbeau de mars à juin 2009

 

ÉDITORIAL

LA LECTURE EN MUTATION: L’AVÈNEMENT DU LIVRE ÉLECTRONIQUE

La préhistoire a laissé le pas à l’Histoire avec l’arrivée des premières formes d’écriture. Ce qui est particulier, c’est l’invention, à peu près simultanée, et en tout cas indépendante, des hiéroglyphes, des symboles maya, de l’écriture chinoise et cunéiforme(1). Malgré cette diversité de formes, la pratique de la lecture a évolué de façon très lente depuis près de 5 000 ans. Quant à eux, les supports ont vu leurs matériaux se diversifier en se raffinant, passant de tablettes de pierre au papier, en passant par les parchemins en peau animale et les papyrus si chers aux Égyptiens. Bien sûr, on doit à ce point mentionner l’impact colossal qu’a eu l’apparition de l’imprimerie en Europe au XVe siècle. Souvent attribuée à tort à Gutenberg, l’invention de la technique d’impression avec des caractères mobiles nous vient plutôt de l’Asie, particulièrement en Chine et en Corée. Par contre, Gutenberg a raffiné les techniques et a ajouté un côté quasi industriel à la production des documents. D’ailleurs, cet événement majeur de la Renaissance laisse présager l’avènement de la révolution industrielle, qui allait éclore quelques quatre siècles plus tard… mais ça, c’est une autre histoire, comme dirait l’autre.

Pour en revenir au sujet principal, notons l’existence du Projet Gutenberg (http://www.gutenberg.org) qui vise à créer une bibliothèque électronique des titres tombés dans le domaine public. Quel beau clin d’œil au père de l’imprimerie occidentale! Le slogan du projet, « brisons les barrières de l'ignorance et de l'illettrisme », a été choisi parce que le projet espère continuer l'œuvre de répandre le lettrisme et le goût pour l'héritage littéraire, ce que les bibliothèques publiques se sont donné comme mission au début du XXe siècle(2).

L’avènement de l’imprimerie a permis une importante démocratisation de l’accès à l’information, en plus de soulager les pauvres moines copistes, qui devaient commencer à avoir les poignets sérieusement engourdis! Néanmoins, l’activité de la lecture n’en a, selon moi, pas été aussi radicalement altérée par l’imprimerie qu’elle le sera avec l’arrivée du livre électronique, dont les premiers balbutiements se trament sous nos yeux actuellement. En effet, le livre électronique se dématérialise, se copie et se transforme à l’infini. Muni du module approprié, votre appareil pourra éventuellement lire un texte à haute voix – d’homme ou de femme, selon le goût du lecteur. La taille et la couleur des caractères à l’écran peuvent être modifiées à volonté. On peut même, comble de la paresse, faire défiler le texte automatiquement, en ajustant la vitesse selon le rythme du lecteur. Connecté sans fil au réseau Internet, l’appareil peut vous fournir des liens hypertextes vers des dictionnaires, des encyclopédies, et même, pourquoi pas, vers des librairies virtuelles. Celles-ci vous permettent de bouquiner, c’est-à-dire de lire quelques extraits de livres gratuitement, avant d’acheter des « livrels », néologisme signifiant « livres électroniques ». Les grands quotidiens pourront peut-être regagner une partie des abonnés qu’ils ont perdus en offrant un abonnement électronique.

Les éditeurs, craignant avec raison un déferlement de piratage comme l’a connu l’industrie du disque, tardent à se lancer de plain pied dans le commerce du livre électronique. Cependant, ils commencent à s’y tremper l’orteil, surtout avec l’arrivée toute récente de la deuxième version du « Kindle » d’Amazon. Celui-ci connaîtra son lot de compétiteurs avec le « txtr.» de Wizpac, le « Bebook » du néerlandais Endless Ideas ou le « eSlick » de l'américain Foxit, tous présentés il y a quelques jours lors du salon des hautes technologies Cebit. N’oublions pas le poids lourd Sony, qui attend le 11 mars pour lancer en Allemagne son lecteur PRS-505, en coopération avec deux libraires. Tous ont une idée en tête: devancer en Europe le poids lourd Amazon(3).

Pour conclure, il faut rappeler le sens du terme hypertexte (qui date de 1965, mine de rien) : il donne au lecteur le choix d'interrompre le fil de sa lecture en cliquant sur certains mots du texte qui offrent des liens vers d'autres blocs textuels ou fichiers multimédia. Ce mode de parcours peut d'ailleurs s'enchaîner à l'infini ; le "texte" ainsi créé est donc doté d'une structure arborescente et non plus linéaire comme l'était le livre. Serait-ce la réalisation du rêve de l'idéal d'une bibliothèque infinie telle que l’avait imaginée Borgès dans l'une des nouvelles de ses Fictions ("La bibliothèque de Babel") ? En tous les cas, comme le dit Laurent Jenny : « le paradoxe du support écran, c'est qu'il offre à la fois moins qu'un texte (par les contraintes spatiales de l'écran) et plus qu'une bibliothèque (par le réseau virtuellement infini des liens qu'il propose) »(4).

Sources :

  1. 1. Dehaene, Stanislas (2007). Neurones de la lecture, paru chez Odile Jacob.
    2. Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Gutenberg. Page consultée le 3 mars 2009.
    3. End, Aurelia (5 mars 2009). Lecteur de livres électroniques : gadget ou mine d'or?. Agence France-Presse (Hanovre). URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/200903/03/01-832890-lecteur-de-livres-electroniques-gadget-ou-mine-dor.php, page consultée le 3 mars 2009.
    4. Jenny, Laurent (2003). Histoire de la lecture, Méthodes et problèmes. Genève: Dpt de français moderne. http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/hlecture/
     

Source : Christian Lacroix du réseau BIBLIO

 

DÉCOUVERTES

LES PRIX DU PATRIMOINE 2009 : L’INVITATION EST LANCÉE!

C’est le 13 juin prochain que se tiendront les Prix du Patrimoine 2009. Cette activité unique en son genre, initiative de la Table patrimoine-histoire du Conseil de la culture, est le fruit d’une collaboration des villes de Québec et Lévis et de toutes les MRC du territoire de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Elle vise à reconnaître et promouvoir les réalisations et les actions en conservation et mise en valeur du patrimoine de nos milieux. En plus d’accroître la sensibilisation du public et des autorités municipales à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel, Les Prix du Patrimoine favorisent le réseautage du dans les deux régions, dans une approche d’échange et de convivialité.

Les inscriptions battent leur plein

L’appel de candidatures pour l’édition 2009 des Prix du Patrimoine est maintenant lancé! Les Prix sont ouverts à tous, dédiés à toute pratique patrimoniale des MRC participantes des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Sont admissibles les individus et des groupes d'individus ayant à leur actif une réalisation ou une initiative en patrimoine culturel significative pour le milieu, tant rémunérée que sans rémunération, sans restriction quant à l'ampleur physique ou financière du projet.

Vous pouvez soumettre une candidature plus l’une des trois catégories de prix : la conservation et la préservation (ex : rénovation, restauration, agrandissement d’un bâtiment ou d’un ensemble historique, etc.), l’interprétation et la diffusion (ex : animation, parcours interprété, spectacle ou festival mettant en valeur la culture traditionnelle, route ou chemin du patrimoine, etc.) et les porteurs de traditions (individus reconnus pour leur maîtrise des connaissances reliées à la pratique des arts et métiers issus de la tradition). Pour tous les détails sur les différentes catégories, les modalités de participation et les critères d’évaluation, visitez le www.culture-quebec.qc.ca/prix_patrimoine.

Les candidatures doivent être reçues au plus tard le 31 mars 2009. Accédez au formulaire d’inscription en ligne :
http://www.culture-quebec.qc.ca/prix_patrimoine/inscription.html

 

LE PREMIER SOUPER DES ARTS ET DE LA CULTURE DANS LES ETCHEMINS : UN BEAU SUCCÈS!

Cinquante-deux personnes étaient présentes au premier Souper des arts et de la culture organisé jeudi le 29 janvier à Saint-Benjamin. Ce nombre dépassait de beaucoup les attentes initiales de la responsable, Arianne Labonté, du Centre local de développement (CLD) des Etchemins. L’objectif de ce Souper était de mettre l’accent sur l’importance et la valeur des arts et de la culture pour le milieu et sur leur contribution possible au développement de la région en cette période d’incertitude économique. Il devait en outre permettre de discuter d’outils concrets susceptibles de dynamiser et de valoriser les arts et la culture dans la MRC. Ces objectifs ont été remplis si l’on se fie aux commentaires recueillis auprès des participants à la fin de la soirée.

Lors de ce souper, les participants (tous des artistes, artisans, responsables de bibliothèques ou de sociétés de patrimoine) ont eu l’occasion de discuter de trois thèmes parmi les cinq proposés et ce, avec des spécialistes-invités de qualité, à l’intérieur de groupes restreints de huit ou neuf personnes, le tout permettant un maximum d’échanges entre les participants. Rappelons que les spécialistes-invités et les thèmes de discussions proposés étaient les suivants :

  • • Claude Lepage, agent de développement culturel à la MRC de Bellechasse relativement à « L’agrandissement de la route des créateurs à toute la MRC des Etchemins » ;
     
  • • Julie Casista et Alexandra Bertrand, conseillère en développement culturel à la direction régionale du MCCCF sur « Les programmes d’aide et de soutien aux gens des arts et de la culture » ;
     
  • • Johanne Lessard, directrice générale du Musée Marius Barbeau et Réjean Carbonneau du Conseil de la culture Québec Chaudière-Appalaches quant à « L’apport des arts et de la culture à notre territoire » ;
     
  • • Daniel Carrier, directeur de la Société du patrimoine des beaucerons sur « Le patrimoine dans les Etchemins » ;
     
  • • Josée Marceau, directrice générale du Moulin La Lorraine pour nous entretenir de cette nouvelle infrastructure dans la région.

L’attachée politique de la députée provinciale Dominique Vien, Lise Blouin, le préfet de la MRC des Etchemins, Hector Provençal, les maires Jean-Guy Breton et Richard Turcotte, respectivement de Lac-Etchemin et de Saint-Benjamin, et la conseillère municipale, Cécile Veilleux de Sainte-Justine, étaient présents à l’événement. Le vif intérêt qu’ils ont démontré pour les sujets abordés laissent présumer de leur perception des arts comme s’inscrivant dans une logique de développement locale et régionale.

L’activité devrait se répéter si l’on s’en fie aux commentaires des participants et aux dires du directeur général du CLD des Etchemins, Martin Veilleux.
 

Source : Arianne Labonté, CLD des Etchemins

 

LES PRIX DU JURY DE LA 6e ÉDITION DU CONCOURS D’ŒUVRES D’ART SONT DÉVOILÉS

C’est le 3 mars dernier, en présence de plusieurs artistes, invités et dignitaires qu’ont été dévoilés les noms des gagnants des quatre « Grands Prix », du « Grand Prix jeune relève », du « Prix Moulin La Lorraine » et du « Prix Desjardins » choisis par le jury de la 6e édition du concours d’œuvres d’art, lancé conjointement en septembre dernier, par le CLD Robert-Cliche, le Musée Marius-Barbeau et les Caisses Desjardins sous le thème « Allégresse ».

Une vitrine exceptionnelle pour nos artistes

C’est lors du vernissage qui lançait officiellement l’exposition des œuvres des participants (qui se tient au Musée jusqu’au 29 mars prochain), que le CLD Robert-Cliche, le Musée Marius-Barbeau et les Caisses Desjardins ont dévoilé le nom des artistes dont les œuvres ont été retenues par le jury. Celui-ci, sous la présidence d’honneur de Madame Johanne Maheu, artiste reconnue et cofondatrice de l’atelier 4-Arts, a choisi, pour les quatre « Grands Prix » les œuvres de :

  • Cécile Tawell pour la MRC des Etchemins (Lac-Etchemin)
    Pour l’artiste, Cueillir l’instant présente l’allégresse et la joie de vivre pure, celle ressentie par un enfant qui s’émerveille. Dès le premier coup d’œil, on ne peut s’empêcher de voir le bonheur sur le visage de cette petite fille qui découvre la nature. On l’entendrait presque rire!
     
  • Paul Duval pour la MRC de Beauce-Sartigan (Saint-Georges)
    Plus haut! évoque pour l’artiste l’allégresse commune à toutes les mères du monde, un moment de jeu entre une mère et son enfant. Cette œuvre, réalisée selon une technique africaine, est d’une qualité exceptionnelle.
     
  • Julie Boutin pour la MRC de La Nouvelle-Beauce (Sainte-Marguerite)
    L’Allégria tête-à-tête, témoigne, selon l’artiste, de la légèreté du métal. S’agit-il de simples formes abstraites ou encore de petites bêtes sympathiques? Quoi qu’il en soit, l’allégresse de cette œuvre se ressent autant dans l’équilibre des formes que dans la personnalité que l’on prête à ses deux charmantes sculptures. De plus, la qualité du travail et de la finition des matériaux est remarquable.
     
  • Louise Champagne pour la MRC Robert-Cliche (Beauceville)
    Retrouvailles symbolise, pour l’artiste, la joie imperceptible et indescriptible vécue dans l’attente du retour de nos enfants. Ceux à qui nous avons donné des racines et qui volent maintenant de leurs propres ailes. De ce collage se dégage l’intensité, l’amour, l’attente et la joie.

L’œuvre gagnante pour la catégorie « Jeune Relève » a été déterminée parmi les élèves participants de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin :

  • Laura Morissette (Polyvalente des Abénaquis)
    Devenue princesse est une œuvre représentant l’allégresse d’une jeune fille devenue princesse. Réalisée avec minutie, cette œuvre délicate démontre la recherche de finesse dans le détail de l’artiste, comme le serait la tenue et l’environnement d’une princesse.

Le « Prix Moulin La Lorraine » a été déterminé parmi les œuvres d’artistes entre 16 et 35 ans afin d’encourager la relève :

  • Yannick Cadoret (Lac-Etchemin)
    La pirouette et up l’arabesque représente pour l’artiste l’amusement de s’exprimer dans une discipline aussi sportive qu’artistique, l’exaltation de la vitesse et de la performance. Les couleurs et les formes de cette œuvre soulignent à merveille ses sentiments. On y ressent aussitôt la joie et le plaisir.

Le « Prix Desjardins » a été déterminé parmi l’ensemble des œuvres présentées :

  • Linda Coulombe (Saint-Isidore)
    Jeune de cœur transpire l’allégresse par ses deux personnages qui semblent passer le plus beau moment de leur vie et démontre que le bonheur n’a pas d’âge. L’allégresse et le ravissement sont réellement au cœur de cette œuvre d’une qualité d’exécution exceptionnelle et qui fait immanquablement sourire celui qui la regarde.

Compte tenu de l’excellente qualité des œuvres présentées, le jury a aussi décidé d’attribuer quelques mentions afin de souligner le travail exceptionnel, l’originalité et/ou le traitement du thème :

  • • De Lac-Etchemin, Claude Bouchard, Ruisseau du petit pré
    • De la MRC des Etchemins, Frédérik Guay, Claudia Rodrigue et Laurie Caron, Effusion
    • De Lac-Etchemin, Michel Vachon, Pistils en fête
    • De Saint-Georges, Claude Gagné, Les paradis éphémères
    • De Saint-Georges, Julie Morin, Petits bonheurs
    • De Saint-Georges, Claudia Fortin, Gabriel le ricaneur
    • De Saint-Lambert, Claudia Côté, Hublots nature
    • De Vallée-Jonction, Martine Chassé, Harmonie d’une saison
    • De Sainte-Marie, Louis-Stéphane Grenier, Arabesque
    • De Saint-Joseph-de-Beauce, Nathalie Turmel, Vers et pour la liberté…
     
    Dans la catégorie « Jeune Relève » :
    • De l’École secondaire Veilleux, Catherine Giguère-Duval, La rose des vents
    • De la polyvalente Bélanger, Mélina Maheux, Danseuse de baladi

Les gagnants des « Grands Prix » ont pu voir leurs œuvres acquises au montant de 500 $ par leur MRC respective. La Commission scolaire s’est procuré le prix « Jeune Relève », pour un montant de 150 $ et le Moulin La Lorraine a remis une bourse de 200 $ au gagnant du « Prix Moulin La Lorraine ». Les Caisses Desjardins ont acquis l’œuvre se méritant le « Prix Desjardins » pour un montant de 500 $ et l’œuvre sera conservée dans la nouvelle collection du Musée Marius-Barbeau créée pour l’occasion. De plus, les gagnants auront la chance de voir leurs œuvres exposées en plusieurs endroits sur le territoire de la Beauce et des Etchemins puisqu’une exposition itinérante de tous les gagnants du concours sera mise sur pied. Ainsi, les œuvres pourront être vues tout au long de l’année un peu partout sur le territoire.

Un succès retentissant

Le CLD Robert-Cliche, le Musée Marius-Barbeau et les Caisses Desjardins sont fiers du succès obtenu par le concours. Au total, 77 œuvres d’une qualité exceptionnelle ont été présentées dans le cadre de cette 6e édition. Tous les participants à ce projet ont pu saisir et jauger le potentiel et la richesse des œuvres créées par les artistes résidant sur le territoire de la Beauce et des Etchemins.

Et ce n’est pas fini…

La population est invitée à venir visiter l’exposition et à enregistrer son vote pour chacun des cinq prix « Coup de cœur ». Chaque CLD acquerra, pour une somme de 500 $, l’œuvre qui aura conquis le public sur son territoire et la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin achètera le « Coup de cœur de la jeune relève » pour un montant de 50 $. Les noms des gagnants seront dévoilés dans les jours suivant la fin de l’exposition.
 

Source : Eve Champagne, Conseillère au développement, service culturel et touristique, CLD Robert-Cliche
  

ACTUALITÉS

LA TROISIÈME ÉDITION DU FONDS CULTUREL DE LA MRC ROBERT-CLICHE GÉNÈRE DES INVESTISSEMENTS DE PLUS DE 61 800 $

Le CLD Robert-Cliche et la MRC Robert-Cliche, en collaboration avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine, sont fiers d’annoncer que le comité de sélection du Fonds culturel et le Conseil des maires de la MRC a attribué 20 500 $ en subventions à dix projets culturels, générant ainsi plus de 61 800 $ d’investissements. Le Fonds culturel, dont la troisième édition a été lancée le 1er octobre dernier, est attribué sous forme de subventions aux acteurs culturels qui oeuvrent au développement de ce secteur dans la MRC Robert-Cliche. Cette initiative s’inscrit à l’intérieur du plan d’action triennal assurant la mise en œuvre de la Politique culturelle de la MRC.

Dix projets culturels pour la MRC
Le comité de sélection formé de représentants du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine, du CLD et de la MRC Robert-Cliche a évalué les projet proposés selon une série de critères préétablis et pondérés, soit le caractère régional du projet, le lien avec la Politique culturelle de la MRC, l’originalité, les retombées socioéconomiques, les partenariats créés dans le cadre du projet, la diversité des sources de financement et la possibilité de récurrence du projet. Ainsi, dix projets ont été retenus et les subventions accordées sont les suivantes :


 

Nous vous invitons donc à surveiller la mise en place de ces projets tout au long de la prochaine année.

Des partenaires importants
L’attribution de telles subventions ne saurait se faire sans l’apport de précieux partenaires financiers. Ainsi, les fonds proviennent de l’entente de développement culturel entre la MRC Robert-Cliche, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine et le CLD Robert-Cliche. De plus, il est important de souligner l’apport financier de trois partenaires privés soit : La Fondation Robert-Cliche, Raymond Chabot Grand Thorton et les Caisses Desjardins de la MRC Robert-Cliche.
 

Source : Eve Champagne, conseillère au développement, service culturel et touristique, CLD Robert-Cliche

 

ART ÉPHÉMÈRE

Les œuvres d’art ne sont pas toujours dans les musées. En effet, lors de la Saint-Valentin plusieurs artistes inconnus se sont réunis pour créer une exposition de sculptures. Exposition éphémère et extérieure. Le sujet était libre et la matière première, la neige. Vous avez sûrement deviné qu’il est ici question du concours de sculptures sur neige qui a eu lieu à l’anneau de glace de ville Saint-Georges. L’engouement de la population est croissant, car l’événement a lieu depuis maintenant dix ans et si la première année seulement 15 blocs de neige étaient disponibles, il y avait 215 participants travaillant sur 67 blocs de neige pour l’édition 2009. Des adultes, des enfants, des familles, des collègues, des amis œuvraient avec de l’équipement plutôt hétéroclite, soit des scies à chaîne, des truelles, des pelles, des machettes, des outils faits maison avec des plaques de chevrons, etc. Si tous les projets étaient intéressants, j’aimerais toutefois souligner la participation de madame Danielle Cournoyer du comité AFS de Beauce qui a formé une équipe avec des jeunes provenant d’Allemagne, de la Colombie, de la Suisse, de la Thaïlande et de l’Italie qui étudient dans la région. Selon madame Cournoyer, ils ont adoré l’expérience. Ce fut assurément la meilleure façon de leur faire vivre une partie importante de notre culture, le froid.

Tout ce travail s’effectue du samedi matin au dimanche midi. Par la suite, des juges-artistes évaluent les sculptures. Cette année, le jury était composé de l’artiste-peintre Danielle Giroux, de la pastelliste Guylaine Jacques et de l’artiste-verrier François Fréchette. Ils ont évalué les sculptures selon différents critères dont l’originalité, l’aspect technique et l’aspect général pour finalement déterminer les équipes gagnantes divisées en trois catégories. Dans la catégorie familiale Yvan Deblois a remporté le troisième prix avec Le sablier, Chantal Bureau le deuxième prix avec Le piano et Dominique Berthiaume le premier prix avec Le banc des patineurs. Dans la catégorie entreprise, le deuxième prix a été décerné à l’équipe de Simon Laverdière pour Atelier de gars d’en dehors et la Librairie Select a obtenu le premier prix grâce à leur magnifique livre oiseau. Finalement, Réjean Turgeon a gagné le deuxième prix de la catégorie adulte avec Le cygne et le premier prix a été alloué à Annie Boivin pour La porte des sens. Les visiteurs qui le désiraient pouvaient voter pour leur sculpture préférée et c’est l’équipe de Beaubois qui s’est mérité cette année le Coup de cœur du public. En fait, tout le monde était gagnant, car outre le plaisir de jouer dehors, chaque participant, sauf pour la catégorie entreprise, recevait une carte loisirs. Si vous n’avez pas eu la chance de vivre l’événement de près, il est possible de se reprendre virtuellement sur le site du comité des fêtes de Saint-Georges.
 

Source : Danielle Bolduc

 

À VENIR AU MOULIN LA LORRAINE

Du 21 mars au 19 avril :
Vivez l’expérience SAUDADE ou « Le manque habité »
Le Moulin La Lorraine présente les œuvres du jeune collectif : Contemporary Art in Quebec composé de Christine Comeau, Marie-Pascale Lizotte, Véronique Isabelle et Cindy Labrecque. Cette dernière est originaire de Lac-Etchemin.

Au terme d’un séjour visant à faire connaître le travail d’artistes québécois au public brésilien, ces quatre artistes de la relève reviennent au pays imprégnées par des expériences humaines et culturelles marquantes qui ont profondément bouleversé leur pratique artistique et leur rapport au monde. L’exposition offrira au visiteur un voyage à travers des œuvres originales et personnelles : photographie, impression et techniques mixtes, installation, projection vidéo, bref de multiples occasions de découvrir le sens de « Saudade », cet indescriptible état de « manque habité ».

Du 2 au 31 mai :
Expo-récital « Brel, tu chantes encore ».
Un concept qui rassemble des artistes en arts visuels et des musiciens des Etchemins et de la Beauce en hommage à Jacques Brel, cet être unique qui inspire encore, 30 ans après sa mort. Récital les 2 et 9 mai à la salle Pierre-Beaudoin: Louis Dion, de Lac-Etchemin sera accompagné au piano, accordéon et contrebasse et chantera les plus beaux airs de Brel, entouré des œuvres de Michel Vachon, Sylvie Lagrange, Julie Morin, Johanne Maheu, Yannick Cadoret, Lorraine Fortier et Guylaine Jacques. Le public pourra continuer à admirer les œuvres de cette exposition magnifique jusqu’au 31 mai. Commandité par Promutuel de Beauce.

Du 23 mai au 14 juin :
« les choses vues » de Judith Bellavance.
Cette jeune artiste collectionne et peint les objets; de tout petits objets, des « objets-matériaux » aux qualités multiples. Ils sont sa matière première. Elle se les approprie tels qu’ils sont, fascinée par leur singularité et leur pouvoir évocateur puis, elle les détourne de leur contexte et nous les fait voir autrement. Ces éléments collectionnés, et a priori sans valeur, prennent toute leur importance: ils se révèlent “autres” dans leur apparence sublimée, ils deviennent le lieu de l’émotion. Une exposition intimiste et toute en subtilités qui ne laissera aucun visiteur indifférent!

D’autres activités culturelles ou artistiques s’ajouteront, gardez l’œil bien ouvert pour ne rien manquer et visitez le www.moulinlalorraine.ca

Le Moulin La Lorraine vous accueille…
les samedis et dimanches de 13 h 00 à 17 h 00. Fermé les 11-12 avril (Pâques). Mercredi au dimanche, ouvert sur réservation de groupe seulement. Informations : 418-625-4400 ou info@moulinlalorraine.ca

BIENVENUE À TOUS!

1286, route 277, Lac-Etchemin, Québec G0R 1S0
 

Source : Josée Marceau, directrice générale et artistique
 

33e SPECTACLE DE L’ÉCOLE DE DANSE «  LES DANSEURS DE STE-MARIE »

LE NOËL DES DANSEURS

Ce spectacle permet de découvrir différentes traditions entourant les festivités du Temps des Fêtes dans les pays tels : la France, l’Allemagne, la Suède, l’Italie et la Turquie, sans oublier bien sûr le Québec.

Sous la direction artistique de Marie-Anne Bisson, plus d’une centaine de jeunes artistes de l’école de danse ainsi que les membres de l’Ensemble Folklorique Manigance, se présenteront tour à tour sur scène
      samedi le 11 avril prochain à 19 h 30 à la salle Méchatigan de Sainte-Marie,
      Polyvalente Benoît-Vachon, 919 route St-Martin, Sainte-Marie

Rappelons que l’école de danse des Danseurs de Ste-Marie se méritait un Prix dans la catégorie Porteurs de tradition à l’occasion des Prix du Patrimoine décernés par la MRC de la Nouvelle Beauce lors de la dernière édition en 2007.

Ce sera également le samedi 15 août prochain que les élèves présenteront une suite de danses traditionnelles québécoises et de gigues suite à une invitation de la Société du Patrimoine d’expression du Québec à participer à la Fête des Enfants de Montréal.

Cette participation est rendue possible grâce à la collaboration de l’URLS de par son programme de soutien aux manifestations culturelles de la jeune relève amateur (URLS).

Bref une 33e saison qui s’achève en beauté.

Pour information : www.lesdanseursdeste-marie.com
 

Lise Sirianni pour Martine Sirianni, responsable des communications

 

LA DIXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL GIGUE EN FÊTE VOUS ÉMERVEILLERA

Réservez les dates du 2 au 5 juillet 2009 pour participer au Festival Gigue en fête de Sainte-Marie. Au cours des dernières semaines, de nombreuses démarches ont été effectuées en vue de dénicher des ensembles et des artistes aux talents extraordinaires qui permettront de présenter un événement grandiose à la mesure de vos attentes.

Les contacts établis à date nous laissent entrevoir une excellente programmation qui nous permettra de faire une grande place à la fête et de souligner dignement le 10e anniversaire de l’événement. Entre autres, on peut vous annoncer que le samedi soir, le festival offrira un spectacle exclusif et spécial. Également, on prévoit beaucoup de nouveautés pour la famille.

Le Festival Gigue en fête, c’est le rendez-vous annuel à ne pas manquer pour les Mariverains, les Beaucerons et pour les gens de l’extérieur de la région, quatre journées mémorables où vous découvrirez des artistes en danse et en musique traditionnelle d'ici et d'ailleurs. Surveillez bien! Lorsque vous verrez la confirmation des spectacles, vous aurez hâte au 2 juillet.
 

Jean-Marc Labbé, secrétaire
Gigue en fête

 

« PAYSAGES D'ICI »

Exposition des oeuvres de Julie Morin dès le 7 février à la bibliothèque municipale de St-Prosper.

« Paysages d'ici » regroupe des oeuvres au pastel sec représentant, selon la vision personnelle de l'artiste, la région de la Beauce ainsi que des oeuvres à caractère plus contemporain dans une palette vibrante de couleurs.

L'exposition se poursuit jusqu'au 26 mars sur les heures régulières de la bibliothèque municipale de St-Prosper lundi-mercredi de 18 h 30 à 20 h 30, mardi-jeudi de 13 h à 16 h et le samedi de 9 h à 11 h 30.

 

URGENCE

L'Atelier 4-Arts présente l'exposition Urgence au centre d'art Marie-Fitzback du 29 avril au 10 juin 2009. Urgence découle d'un projet mis de l'avant en 2005 par l'Atelier 4-Arts et dont les retombées ne seront pas que les lieux d'exposition, mais aussi la diffusion et la reconnaissance de l'atelier 4-Arts dans la communauté.

 

CONCERTS ARQUEMUSE

Les Concerts Arquemuse offerts à la sacristie de Saint-Joseph-de-Beauce clôtureront leur saison 2008-2009 le 28 mars avec Deux Flûtes à l’Opéra, un concert offert par les deux flûtistes Natalie Croff et Jean-Sébastien Bernier accompagnés de la pianiste Claude Soucy. Le trio interprétera des pièces de Mozart, Bizet, Fauré, Berlioz, Délibes, Offenbach, Verdi, Doppler, Orfeo et Gluck. Faites-vite, les places sont limitées. Les billets sont en vente à la Caisse de Beauce-Centre au coût de 20 $ pour adultes et 10 $ pour étudiants et chez Pianos André Bolduc.
 

Pour réservations composez le 418-397-5057

 

PARU AUX ÉDITIONS DU MÉCÈNE : POÈMES D’OCCASION DE MARIE-MONIQUE TREMBLAY

La poésie à tous les jours

Il est tout à fait faux de croire que la poésie est réservée à une élite d’intellectuels qui, dans des corridors sombres, dans des antichambres closes, autour d’un verre de rouge lors d’un événement officiel (et souvent trop officieux), discutent à voix basse de poésie, la chuchotent, murmurent des vers, en disent d’autres à vois plus haute pour évaluer telle allitération, telle assonance. En fait, la poésie transpire autour de nous; plutôt, elle vit tout autour de nous : dans la cime des arbres, dans la neige qui fond, dans le soleil qui se rétracte devant la menace de l’orage à venir, dans tous les moindres mouvements de l’existence et dans toutes les occasions respire la poésie.

Avec Poèmes d’occasion, Marie-Monique Tremblay tient le pari de prouver que la poésie peut très bien s’arrimer à toute situation : pour affirmer notre ferveur amoureuse à l’être cher, pour graver à jamais, par les mots, la venue au monde d’un nouvel être, pour souligner l’anniversaire d’une personne qui nous tient à cœur, pour sceller une amitié qui transcende déjà les frontières géographiques et terrestres, pour marquer le passage des mois, des saisons, des années, il n’y a que les mots, il n’y a que la poésie, surtout.

Dans son recueil de poèmes, l’auteure propose, comme le titre de l’ouvrage l’indique, des poèmes rédigés pour des occasions spéciales telles que des anniversaires, des mariages, mais aussi des événements plus dramatiques tels que des décès. La poésie de marie-Monique Tremblay prend alors des accents de compassion, comme dans ce poème, intitulé « Une triste occasion » :

                            La mort demeure un mystère…
                            En cette triste occasion
                            Nous vous offrons
                            Nos sincères sympathies
 
                            Que la vie
                            Si généreuse
                            Apaise les blessures
                            Et cicatrise la perte
                            De l’être cher…

Simple, usant de mots accessibles, la poésie de Marie-Monique Tremblay peut être réutilisée telle quelle par le lecteur ou encore être remaniée, voire complètement changée, selon ses goûts et son humeur. Conçus notamment pour les cartes de vœux, le lecteur peut se réapproprier cette poésie, la faire sienne et lui donner une couleur particulière.

En fait, Poèmes d’occasion se donne à lire non seulement comme un simple recueil de poèmes, mais aussi comme un livre pratique. Renfermant un index, dans lequel le lecteur peut inscrire les noms des personnes à qui il a envoyé des poèmes, les numéros des dits poèmes et leur date d’envoi, Poèmes d’occasion permet de garder trace de toute correspondance, de laisser des empreintes des mots que vous, lecteurs, aurez peut-être essaimé.
 

Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène

 

PARU AUX ÉDITIONS DU MÉCÈNE : BLUES DE DANY HÉON

Pour le blues et tout le reste

L’un des lieux communs à propos de la poésie est d’affirmer qu’elle se complaît volontiers dans un pessimisme foncier, ressassant toujours les mêmes thèmes plus ou moins déprimants et mortifères. C’est un peu vrai, mais qu’on se demande ceci : quelle littérature est heureuse? Quelle littérature (hormis peut-être celle destinée aux enfants; et même encore, ce n’est pas toujours le cas) est relativement sereine? Le désir d’écrire, pour un auteur, n’émane-t-il pas d’un bouleversement, d’un chambardement, de l’effondrement de son univers?

C’est dans cette lignée que s’inscrit le recueil Blues de Dany Héon. Poésie de la fin de l’innocence, Blues porte un regard triste, mélancolique, voire désabusé sur le monde, sur les relations amoureuses (et l’impossibilité de faire en sorte qu’elles durent), sur la solitude. La femme occupe une place de choix parmi les thématiques privilégiées : tantôt adulée, tantôt critiquée, toujours la femme détient une place centrale dans l’imaginaire de l’auteur. Privilégiant l’introspection, le recueil ne jette pas moins un regard lucide sur les injustices qui règnent en ce bas monde et sur ceux qui en souffrent.

Comme le titre du recueil l’indique, des influences de la musique blues se retrouvent dans le recueil. Les onomatopées abondent, et la musicalité des vers est travaillée. En fait, cette poésie est profondément ancrée dans l’américanité, celle que nous connaissons par des poètes de la « Beat Generation » tels que Jack Kerouac et William Burroughs. Poésie concrète, dont les images s’inspirent largement du quotidien, Blues renferme des poèmes qui font preuve d’un très grand souffle lyrique : en témoigne notamment l’amplitude des vers, qui s’oppose au rythme syncope et hachuré que nous retrouvons souvent en poésie moderne.

En lisant Blues, le lecteur potentiel sera transporté aux confins de la mélancolie, en cette région où la douleur, la solitude et l’amour n’existent plus. Où seuls restent les mots. Et le poète, égal à lui-même.
 

Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène

 

PARU AUX ÉDITIONS DU MÉCÈNE : NYKY PAR ANICK LACASSE

Une femme jouissive

Le genre érotique pose toujours problème : que peut-on en dire? Que veut-on en dire? Il est toujours plus commode d’ignorer, d’occulter, de ne rien dire, histoire de ne pas risquer de remettre en question l’ordre des choses et le quotidien. La sexualité a toujours été taboue, c’est connu. Et elle l’est d’autant plus lorsqu’elle est (d)écrite, puisque des traces d’elle demeurent (l’acte sexuel peut aussi laisser sa marque, me direz-vous; certes, il le fait, autant dans l’imaginaire des partenaires que sur les draps).

Ceci étant dit, on ne peut pas se limiter à ce constat devant un livre érotique tel que Nyky, simple et pure, écrit par Anick Lacasse. Dans ce recueil de nouvelles, l’auteure a créé un personnage, Nyky, qui est la narratrice de toutes les nouvelles du recueil. Nyky décrit sa venue hâtive à la sexualité, dès l’âge de 14 ans, alors qu’elle entretient une liaison passionnée avec son beau-père. Suivent alors une série de nouvelles qui mettent en scène autant de lieux (appartements, maison luxueuse, voitures, nature), de situations et d’occasions (colportage, festival d’été, visite chez le massothérapeute, séance de photos) ainsi que de pratiques sexuelles (masturbation, voyeurisme, lesbianisme, orgies) qui sont décrits dans ce recueil comme autant de façons d’envisager la sexualité, comme autant de façons de vivre et d’assumer pleinement sa sexualité, au vu et au su de tous.

Car Anick Lacasse n’a pas créé une protagoniste rentrée, honteuse d’être obsédée par le sexe : Nyky est une nymphomane qui, à la limite, revendique son statut de femme jouissive. C’est peut-être ça, justement, qui effraie dans la littérature érotique : la femme décidée, entêtée, en pleine possession de son corps et de ses désirs, qui s’affirme et s’affiche comme étant celle qui assouvit ses désirs, avant tout. Envers et contre tous.

Précédé d’une série de trente-deux trucs visant à satisfaire son partenaire lors de relations sexuelles, Nyky, pure et simple est un livre tout brûlant de soupirs et de caresses. À manipuler avec soin par les âmes chastes.
 

Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène

 

PROGRAMMATION DU MUSÉE MARIUS-BARBEAU DE MARS À JUIN 2009

Pour une visite à la hauteur de la réputation des Beaucerons, le Musée Marius-Barbeau vous invite à participer aux différentes activités offertes ce printemps.

La Beauce, mythes et réalités
Exposition permanente

D’où vient le phénomène beauceron?

Notre toute nouvelle exposition sur la Beauce vous fascinera par son univers unique et divertissant. Partez à la découverte de quelques secrets enfouis à travers l’histoire des Beaucerons. Le Musée Marius-Barbeau vous propose quelques réponses parmi des thématiques : l’agriculture, la foresterie, l’acériculture, l’implication militaire, les industries et plus encore.

Une quête pleine d’activités qui captivera petits et grands. L’exposition commence au musée et l’aventure se poursuit partout en Beauce à la recherche des sites de mémoire vous démontrant sur place des phénomènes scientifiques ou humains.

Un livre intitulé La Beauce, un esprit de famille de la collection 100 ans noir sur blanc produit par les Éditons GID et écrit par MM. Rénald Lessard et Pierre C. Poulin, est disponible à la boutique. Ce livre de 256 pages présente 200 magnifiques photographies de la région, il est en vente au coût de 34,95 $.
 

Source : Lucie Duval, responsable de l’animation, Musée Marius-Barbeau
Photo : Brigitte Lessard, studio Le Reflet
 

Réflexions intimes

Lucie Leclerc
Jusqu’au 31 mai 2009

Portraitiste de talent, l’artiste beauceronne, travaille le pastel depuis quelques années.

Dans cette exposition, Lucie Leclerc vous présente différents sujets. L’artiste aime représenter la douceur et l’intimité, faire ressentir l’émotion, la pensée même du personnage. Elle veut se raconter, c’est à dire, raconter des « histoires » qui la touchent. Ses personnages prennent vie devant le spectateur et l’interpellent.

En mars 2007, elle se mérite une mention d’excellence du jury lors du concours d’œuvres d’art avec un tableau intitulé « Rumeurs » et, en avril 2007, elle remporte le prix coup de cœur du public avec cette même oeuvre. En avril 2008, son oeuvre intitulée « Passage » remporte le prix coup de Cœur du public pour une deuxième année consécutive.

Source : Lucie Duval, responsable de l’animation, Musée Marius-Barbeau
Photo : l’œuvre «Prodigue»
 

Céramique de Beauce

Entreprise dynamique, Céramique de Beauce a produit des milliers de pièces de 1940 à 1989. Le Musée vous en présente plus de 450 dont 75 artéfacts comptant parmi les premières, ces célèbres «terres rouges» tant recherchées par les collectionneurs.

Les plus belles réalisations sauront charmer les collectionneurs et les amateurs de cette industrie marquante pour la renommée beauceronne. Les collectionneurs pourront documenter leurs pièces et pourront consulter notre base de données qui présente les différents numéros des pièces en les reliant à la photographie ou la description de l’objet. Des photographies historiques viennent agrémenter le tout.

Le Musée propose aussi une exposition virtuelle sur le site Histoire de Chez-Nous. Plus de 400 photographies y sont présentées et on y raconte l’histoire passionnante de l’entreprise beauceronne. Visitez le site internet www.museevirtuel.ca

Un livre intitulé Céramique de Beauce produit par les Éditons GID et écrit par MM. Richard Dubé, Daniel Cogné et Paul Trépanier, est disponible à la boutique. Ce livre, abondamment illustré, de 256 pages est en vente au coût de 39,99 $.

Source : Lucie Duval, responsable de l’animation, Musée Marius-Barbeau
Photo : Isabelle Veilleux
 

Un jardin : la terre

François Fréchette, Michelle Giguère, Michèle Morin
1er mai au 20 septembre 2009

L’exposition intitulée « Un jardin : la terre » se propose d’exploiter le thème du jardin avec une approche environnementale inspirée de la nature, traitant du rapport entre le règne végétal, le monde minéral et la vie animale. Un jardin, une belle planète, d’où transparaît une nature plus que généreuse. Façonné par le genre humain, un paradis terrestre débordant de formes, de couleurs et de lumière; une végétation luxuriante qui apparaît à nos yeux comme une fenêtre sur nos vies.

Le travail de trois artistes dans les disciplines suivantes : la ferronnerie d’art, la photographie et le vitrail amène le visiteur à prendre conscience de la richesse mais aussi de la fragilité d’un monde merveilleux dont les influences se manifestent au quotidien sur notre qualité de vie.

Surprenante et audacieuse, l’exposition se veut un pas de plus dans la sensibilisation pour la sauvegarde de la planète bleue.

Photo : vitrail de François Fréchette
 

Histoire de raconter, «Circuit de la Gorgendière»

En tout temps

En déambulant dans les rues, les amateurs d’architecture et les marcheurs pourront découvrir l’histoire et les joyaux de la ville de Saint-Joseph-de-Beauce.

Le seigneur Joseph Fleury de la Gorgendière arrive à Saint-Joseph en 1737 et établit la première seigneurie. Véritable fondateur de la Nouvelle-Beauce et promoteur de la colonisation, de la Gorgendière donne son nom à la ville et à notre circuit pédestre. Le petit village agricole est choisi comme centre administratif régional en 1857 et l’arrivée du Palais de justice, en 1859, marque une période importante pour le développement de la ville.

Le site institutionnel, classé site historique québécois en 1985 et lieu historique national du Canada en 2006, comprend 5 bâtiments monumentaux incluant l’église, le presbytère, le collège, le couvent et l’orphelinat. Notre « Circuit de la Gorgendière » vous accompagne au cours de votre visite du site et des maisons exceptionnelles de notre ville et vous donne des informations sur l’architecture. Quelques anecdotes viennent compléter l’histoire.

Un guide publié par la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce en collaboration avec le Musée Marius–Barbeau est en vente à la boutique.

Source : Lucie Duval, responsable de l’animation, Musée Marius-Barbeau
 

Visite de l’église de Saint-Joseph-de-Beauce

En tout temps

L’église de Saint-Joseph-de-Beauce se classe parmi les plus belles églises du Québec.
L’architecte Francois-Xavier Berlinguet dessine les plans de cet édifice qui associe des styles de diverses époques. Sa construction fut réalisée en trois grandes étapes échelonnées de 1865 à 1901. L’église a la forme d’une croix latine et un chœur en hémicycle. Construite en pierre, les murs sont percés de magnifiques verrières. L’intérieur de l’église est très ornementé et le majestueux maître-autel attire l’attention dès l’entrée. Une série de peintures réalisées par les Sœurs du Bon Pasteur de Québec, mettent en valeur les différents autels et retracent les dernières heures de la vie du Christ grâce aux scènes du Chemin de croix. L’orgue occupe une place de choix au deuxième jubé et accompagne harmonieusement les célébrations liturgiques. Une visite guidée complète de l’église vous en fera découvrir toutes les particularités et vous permettra d’apprécier ce bâtiment exceptionnel.

Les visiteurs doivent se présenter au Musée Marius-Barbeau pour être accompagnés lors de la visite.

Source : Lucie Duval, responsable de l’animation, Musée Marius-Barbeau
 

Pour nous joindre :

Musée Marius-Barbeau
139, rue Sainte-Christine
Saint-Joseph-de-Beauce (Québec) G0S 2V0
Téléphone: (418) 397-4039
Télécopieur : (418) 397-6151

info@museemariusbarbeau.com

www.museemariusbarbeau.com
 

Heures d’ouverture :

Pour les mois de mars et avril
Du lundi au vendredi : de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30
et les dimanches de : de 13 h à 16 h

Pour les mois de mai et juin
Du lundi au vendredi : de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30
et les samedis et dimanches de : de 13 h à 16 h
 

Tarifs :

Gratuit pour les Amis du Musée
Adulte : 6 $
Aîné : 5 $
Étudiant : 3 $
Famille : 15 $
Gratuit pour les moins de 5 ans
Prix spéciaux pour les groupes

 

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MRC Robert-Cliche : Eve Champagne: eve.champagne@cldrc.qc.ca
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MRC Les Etchemins : Arianne Labonté : arianne.labonte@clddesetchemins.qc.ca

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Prochaine date de tombée : 29 mai 2009

Pour informations sur le bulletin :
Hélène de Carufel
Conseillère en développement culturel
Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches
Téléphone 418 523-1333, poste 224: télécopieur 418 523-9944
helene.decarufel@culture-quebec.qc.ca
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© Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, 2009

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