| Juin 2009, numéro 12 | ||||||||||||||
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À LIRE CE MOIS-CI : Éditorial Découvertes Actualités Divers En 2002, la Semaine de l’arbre et des forêts est devenu le Mois de l’arbre et des forêts. Depuis, cet événement est reconduit au mois de mai de chaque année. Je profite donc de cet événement (bien que ces lignes paraîtront en juin) pour me pencher sur le thème de la forêt. Curieux sujet pour un Bulletin qui recense ce qui se passe au niveau culturel sur le territoire de la Beauce et des Etchemins ? Pas si, comme moi, on croit à l’existence d’une culture forestière dans un milieu qui, rappelons-le, est à 88 % sous couvert boisé (le pourcentage est de 75 % pour la grande région de la Chaudière-Appalaches). Bien évidemment, tout dépend de la signification que l’on accorde au mot culture. La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » La culture peut donc être comprise comme se rattachant directement à la façon de vivre d’une société. Or, la forêt a toujours influencé notre façon de vivre. Elle a été déterminante dans le développement de nos communautés, depuis l’arrivée même des Premières Nations et dans les siècles qui ont suivi. Qui ne se rappelle pas du grand-père ou d’un ascendant devant s’exiler en forêt pour l’hiver ? Même si l’influence ne semble plus aussi directe aujourd’hui, il n’en reste pas moins qu’elle continue à influer sur notre façon d’être, comme elle a façonné notre passé et le fera avec notre futur. Bien que notre culture forestière soit différente de ce qu’elle était du temps de nos grands-parents, une forte proportion de l’économie repose toujours sur la forêt ; en fait, une majorité des emplois découle directement ou indirectement de la forêt (transport, industrie manufacturière, loisirs, tourisme, chasse et pêche…). La fréquentation de nos forêts pour se ressourcer physiologiquement ou spirituellement, le chalet en forêt, l’observation de la nature, nos contes et légendes souvent marqués par la forêt… tout ça fait partie de notre culture. Toutefois, avec très peu d’enseignement concernant la forêt dans les écoles, avec la fermeture de beaucoup de centres éducatifs forestiers dans la province, avec un manque de valorisation des métiers de la forêt et des produits du bois, il y a grand risque que la transmission de notre savoir ne puisse se faire. Il devient donc important de remédier à ce problème. Il faut éduquer, valoriser et sensibiliser. Couper un arbre ne constitue pas un crime ou un acte sauvage. Il s’agit d’une récolte comme une autre. Elle fait suite à une culture rationnelle et organisée de la forêt. Les jeunes, et la population en général, manquent d’information par rapport à l’exploitation et à la mise en valeur de cette ressource qu’est la forêt. Depuis la parution, en 1999, de L’erreur boréale qui avait semé le doute dans la tête de bien des gens, des professionnels de la forêt et des gouvernements, beaucoup de changements ont eu cours et continuent d’avoir cours. Le maintien de notre culture forestière passe aussi par la fierté des travailleurs forestiers et la valorisation de leur métier. La communauté doit être consciente du rôle qu’ils jouent dans la mise en valeur de notre richesse collective qu’est la forêt. Elle doit être reconnaissance pour les retombées que cela peut avoir sur l’économie, sur la qualité de l’eau (que nous buvons) et de l’air (que nous respirons) de même que sur la faune,… À force de vivre dans notre milieu, on peut en venir à oublier cette richesse qui est nôtre dans la région et qui repose particulièrement sur la forêt. Avec l’industrialisation toujours plus poussée, les opérations de coupe et de transformation du bois nécessitent de moins en moins de personnel. Toutefois, on constate depuis quelques années, une hausse constante des activités de loisirs en forêt. Peut-être serait-il intéressant de redécouvrir le contact avec la forêt et sa magie. Au fait, connaissez-vous le milieu forestier de votre région et les nombreuses activités qui s’y déroulent ? En référence à une expression bien connue, l’arbre cacherait-il la forêt ? Il me semblait primordial de commencer par reconnaître l’importance de la forêt sur notre culture (par ses emplois, ses produits et des services qu’elle rend à notre communauté…). Ainsi, pourquoi ne pas en faire l’éditorial de notre Bulletin vie culturelle en Beauce-Etchemins et vous inviter à découvrir ce qui se cache derrière l’arbre ? Source : Arianne Labonté, conseillère en développement rural, CLD des Etchemins Il y a au cœur de Saint-Georges Ouest une oasis de verdure avec de formidables aménagements floraux. Il s’agit bien sûr de l’Arboretum. Dans ce lieu paisible, on ne cultive pas que les arbres et les fleurs. En effet, deux nouvelles activités culturelles sont écloses cet été, l’une littéraire et l’autre musicale. Par conséquent, ce jardin vivra plus intensément trois soirs par semaine. L’animation débute le mardi lorsque les enfants de trois à sept ans sont conviés à des soirées en pyjama au kiosque du régiment de l’arboretum. Ils y rencontreront une conteuse qui leur fera découvrir l’univers d’un livre les 7, 14, 21 et 28 juillet ainsi que les 4 et 18 août à 18 h 30. Ils sont invités à amener leurs parents, leur couverture et leur toutou préféré. L’effervescence se poursuit le mercredi avec les récitals de l’été georgien, maintenant devenus une tradition. La saison débute le 3 juin à 19 h, avec un spectacle guitare et voix de Carol-Ann Morin, et se termine le 19 août avec Maestro, duo composé de Marcelle Houde et Gaston Rodrigue pour une représentation crooner à saveur jazz. De la guitare classique au country, tous les genres sont au rendez-vous. Et le zénith est atteint le jeudi soir avec des adolescents qui électriseront le parc avec des spectacles musicaux. Ainsi, les 2, 9, 16 et 23 juillet à 19 h toute la population pourra assister à des spectacles d’une heure préparés par des jeunes de douze à dix-huit ans. Jeudi Ados fait donc place à la relève locale. Selon madame Isabelle Gagnon, coordonnatrice à la programmation, les talents tels l’humour, la magie, la musique étaient bienvenus, cependant, seuls les musiciens ont répondu à l’invitation. J’aimerais féliciter personnellement le Service des loisirs et de la culture de Ville Saint-Georges pour ses initiatives culturelles s’adressant à tous les groupes d’âge et spécialement pour laisser la chance aux jeunes de participer à la vie culturelle de leur communauté. Tous ces événements sont gratuits, profitons donc de ces belles soirées pour encourager nos artistes. Source : Danielle Bolduc L’exposition intitulée Un jardin : la terre se propose d’exploiter le thème du jardin dans une perspective humaniste et influencée par notre quotidien de terriens. C’est avec une approche environnementale inspirée de la nature, traitant du rapport entre le règne végétal, le monde minéral et à la vie animale que se présentent l’ensemble des œuvres. C’est avec fierté que le président du Musée Marius-Barbeau, monsieur Jean-Marc Labbé et les commissaires invitées mesdames Lise Marsan et Louise Senécal, présentent l’exposition Un jardin : la terre des artistes François Fréchette, Michelle Giguère et Michèle Morin. Un jardin, une belle planète, d’où transparaît une nature plus que généreuse. Le travail des trois artistes dans les disciplines suivantes : la ferronnerie d’art, la photographie, la peinture et le vitrail amènent le visiteur à prendre conscience de la richesse mais aussi de la fragilité d’un monde merveilleux dont les influences se manifestent au quotidien sur notre qualité de vie.
« Façonné par le genre humain, un paradis terrestre débordant de formes, de couleurs et de lumière; une végétation luxuriante qui apparaît à nos yeux comme une fenêtre sur nos vies » d’expliquer l’artiste verrier François Fréchette de Saint-Georges. Cette exposition questionne nos choix de vie et par le fait même de société, montrant ainsi, le non-sens de nos appétits vis-à-vis notre beau jardin qu’est la terre. Les œuvres présentées dans l’exposition se veulent des images de vie florissantes. Michelle Morin, native des Etchemins, poursuit sa réflexion en expliquant qu’une régénération est possible et elle est spectaculaire dans ce cas-ci. « Ce n’est pas en regardant chacun de notre côté que nous sauverons notre jardin, la terre. Comment l’aborder…en la remerciant… en lui demandant pardon… » de nous mentionner Michelle Giguère de Saint-Séverin. Les œuvres présentées voudront vous sensibiliser sur cette soif du bien-fondé pouvoir, lui rappelant que le destin, comme les gouttes d’eau placées sur nos chemins, nous rattrapera sûrement, à la fin. Source : Johanne Lessard, directrice générale Le Festival d’orgue de Sainte-Marie présente cette année sa 9e édition. Au fil des années, ce Festival est devenu un événement incontournable à Sainte-Marie tant pour les mélomanes que pour les organistes. Plus de 1 000 personnes se rassemblent chaque année pour assister aux activités du Festival. Cet événement a pour objectif de mettre en valeur et de faire connaître le magnifique orgue de l'église de Sainte-Marie de Beauce. L'église de Sainte-Marie, d’ailleurs classée monument historique, possède un orgue de 34 jeux répartis sur trois claviers et un pédalier construit par Casavant en 1916; il figure parmi l'un des plus importants et des plus beaux instruments de la Beauce. Les trois concerts prévus les dimanches de juin seront présentés en direct sur un écran géant, ce qui permettra aux auditeurs de voir en direct le jeu des mains et des pieds de l'organiste par le truchement d'une caméra placée au jubé. Comme le but du Festival est de faire découvrir l’orgue à un large public, l’entrée est gratuite. Dans le cadre du 150e anniversaire de l’église actuelle, nous recevrons le 7 juin le réputé Chœur du Vallon de Québec (plus de 80 choristes), sous la direction de Gisèle Pettigrew, ainsi que l’organiste-titulaire des orgues de l’église de Sainte-Marie, Dominique Gagnon. Ce dernier poursuit une carrière active de concertiste, d’accompagnateur et de chef de chœur. Un concert composé d’œuvres grandioses pour chœur de Haendel, Haydn, Fauré et Rutter ainsi que de grandes pages pour orgue soliste. Le 14 juin, nous accueillerons les frères Robert Patrick Girard et Claude Girard, respectivement de Québec et de Rivière-du-Loup. Formant un duo bien connu dans la région, ils ont enregistré tout récemment un disque compact de transcriptions d’œuvres célèbres pour orgue de Mozart. Ils interprèteront donc quelques unes de ces transcriptions pour orgue quatre mains et d’autres classiques du répertoire pour orgue, au plus grand bonheur des mélomanes. Le concert de clôture sera donné le 21 juin par nul autre que l’organiste de chœur de la célèbre Cathédrale Notre-Dame de Paris en France, Johann Vexo. Nous aurons donc la chance extraordinaire d’entendre et de voir ce jeune virtuose acclamé par la critique! Esther Clément pour le Festival d’orgue à Sainte-Marie
L’atelier 4-Arts et ses cinq membres occupent les lieux de l’ancien orphelinat de Saint-Joseph (4e étage) depuis plusieurs années et les réalisations artistiques de l’atelier 4-Arts sont nombreuses : la toute dernière est l’improvisation sur le thème URGENCE que vous pouvez visiter jusqu’au 21 juin au Centre d’Art de Saint-Georges. Cette exposition a fait l’objet d’un catalogue grâce à une contribution du CLD Robert-Cliche.
Vous êtes invités à venir rencontrer les deux artistes travaillant sur place qui représenteront les membres de l’Atelier 4-Arts Inc lors de ces deux journées de belle tournée les 12 et 13 septembre de 10 h à 17 h au Centre communautaire, local 401, 135 rue Ste-Christine, Saint-Joseph-de-Beauce. Guylaine Jacques Artiste professionnelle passionnée, elle fait partie des Premier Pastellist of Canada (PPC). Elle est membre signataire de la Société de Pastel de L’Est du Canada et des artistes et artisans de Beauce. Ses pastels ont remporté plusieurs prix dont le plus récent, celui du Coup de cœur du jury du Symposium du Moulin la Lorraine 2008. Ses œuvres se retrouvent dans les collections Loto Québec et Héritage. Julie Morin L’artiste travaille surtout le pastel sec, l'encre et le verre où figuration et abstraction se côtoient. Ses œuvres se retrouvent au Canada, aux États-Unis et en Europe. Elle est membre signataire de la Société de Pastel de l'Est du Canada, de la Glass Art Association, du RAAV, des Artistes et Artisans de Beauce et de l'atelier 4-Arts Inc. de Saint-Joseph-de-Beauce. Pour information : www.artistesetartisansdebeauce.qc.ca Place à la fête! Voilà le slogan et les orientations que s’est donnés Gigue en fête pour célébrer dignement son dixième anniversaire, du 2 au 5 juillet prochain au centre-ville de Sainte-Marie. Cette année, la programmation des spectacles à l’aréna sera différente. En plus de l’Ensemble Folklorique Manigance, troupe hôte du festival, on retrouvera parmi les ensembles invités : Sveti Sava, un groupe originaire de Belgrade en Serbie, Mexico Folklorico, de la ville de Querétaro au Mexique et Les Éclusiers de Lachine. Le samedi soir, afin de souligner le 10e anniversaire du festival, le spectacle CHARIVARI, qui regroupera plusieurs ensembles folkloriques et artistes, vous en fera voir de toutes les couleurs. Lors de la soirée de clôture du dimanche, on verra des extraits de la grande revue musicale Ecce Mundo, qui nous transportera à travers diverses époques et différentes cultures internationales. De nombreux artistes complèteront les spectacles, dont Heather Dale qui avait tant été appréciée lors d’une édition antérieure. À l’extérieur, au Carrefour des Saveurs et Savoir-faire du monde, les festivaliers pourront goûter les saveurs de différentes cultures et en apprendre sur leur savoir-faire. Vous pourrez vivre l’ambiance de fête par différentes animations que nous retrouverons sur les sites et lieux du festival. Petits et grands pourront s’amuser à la Place de la famille complètement revue et réaménagée ; de nouvelles activités et une programmation plus élaborée ont été organisées et des tentes ont été aménagées, afin que, même en cas de pluie, les nombreuses activités puissent avoir lieu. On peut consulter la programmation complète sur le site de Gigue en fête à www.gigueenfete.com Le Festival Gigue en fête, c’est le rendez-vous annuel à ne pas manquer pour les Mariverains, les Beaucerons et pour les gens de l’extérieur de la région. On vous attend tous. Parlez-en à votre parenté, vos proches, vos amis. C’est notre participation à tous qui assurera la pérennité de cet événement culturel beauceron dont la renommée s’accroît d’année en année. Soyons en fiers. Jean-Marc Labbé, secrétaire de Gigue en fête 418 387-2225 Expositions Judith Bellavance, les choses vues Peinture, art contemporain. Une exposition d’une grande sobriété qui nous fait voir les objets qui nous entourent, les mots, les choses autrement. Des œuvres fascinantes, empreintes d’une poésie subtile et au grand pouvoir évocateur. Yann Farley, ORDICULTURE Cette exposition propose une rencontre interactive entre l’« Humain » et la « Machine »: S1-04 et S2-04, deux étonnantes sculptures robotisées qui se laisseront facilement apprivoiser! ORDICULTURE comprend aussi des pièces murales illustrant les recherches technologiques de l’artiste. À travers son concept actuel et accrocheur, cette exposition surprenante suscitera autant l’intérêt de l’amateur d’arts avisé que celui des jeunes et du public en général.
Grandeurs nature Cette exposition fera découvrir aux visiteurs les œuvres originales choisies par les auteurs des Éditions du Mécène ou conçues pour illustrer leurs jaquettes de livres. On y présentera également des manuscrits d’auteurs, des planches et des esquisses d’illustrations, le tout enrichi de rencontres d’auteurs et de créateurs, de causeries et d’activités littéraires. Atelier d’initiation au dessin Samedi le 6 juin, Sylvie Lagrange offrira un atelier d’initiation au dessin pour tous, de 5 ans à l’âge adulte. Venez apprendre quelques rudiments de dessin et expérimentez en présence d’une artiste d’expérience. 2 séances sont offertes : 13 h 30 et 15 h. Faites votre réservation au 418 625-4400… les places sont limitées! Artistes en visite au Moulin 14 juin : rencontre avec Judith Bellavance Du 1er au 12 juin* : Clément Côté, sculpteur 9 juillet : Julie Morin, peintre et pastelliste Une visite au Moulin La Lorraine, ça vous tente? L’histoire et le patrimoine vous intéressent? Revivez une page du passé en visitant le Moulin et la Meunerie Martial Laflamme, voyez comment le blé devient farine…! Vous êtes passionné d’horticulture? Visitez nos jardins, venez y pique-niquer ou simplement faire la promenade! La culture et l’art vous inspirent? Découvrez nos expositions et participez aux activités complémentaires. Que ce soit en solitaire pour votre bon plaisir ou en groupe avec vos enfants, vos amis, votre famille, vous profiterez assurément de votre passage au Moulin La Lorraine! Visite libre ou avec guide-interprète. Visite de groupe sur réservation. Bienvenue à tous. Horaire d’été (du 27 juin au 6 septembre) Pour nous joindre : Source : Josée Marceau, Directrice générale et artistique au Moulin la Lorraine Le 19 mai dernier, en collaboration avec la Société du patrimoine des Beaucerons qui a obtenu la désignation historique de l’église, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada dévoilait en présence du député de Beauce, monsieur Maxime Bernier, et d’une centaine d’invités, une plaque commémorant l’importance historique nationale de l’église Sainte-Marie. Le projet a débuté en 2004, alors que la Société du patrimoine des Beaucerons, à la demande de Parcs Canada, a fait des recherches et propositions concernant des lieux, des édifices et des personnages de la Beauce ayant une importance historique nationale. Parmi les 6 candidatures présentées par la SPB et retenues pour étude et évaluation par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, l’église de Sainte-Marie qui fête ses 150 ans en 2009, est la deuxième à se voir attribuer une plaque commémorant son importance historique. Une plaque, pour l’Ensemble institutionnel de Saint-Joseph-de-Beauce, a été dévoilée en janvier dernier. D’autres le seront ultérieurement. Articles publiés : Source : Rolland Bouffard, Société du patrimoine des Beaucerons La Céramique de Beauce est un incontournable dans l’histoire de la céramique québécoise. Pendant un demi-siècle, Céramique de Beauce a produit des millions de pièces aux fonctions utilitaires, décoratives ou promotionnelles. Son apport à la culture entrepreneuriale beauceronne est indéniable et son initiative remarquable. La production de Céramique de Beauce suscite depuis les années 90 un intérêt accru auprès des collectionneurs. Un public de plus en plus vaste s’est mis à rechercher cette production industrielle, qui jusqu’alors n’avait soulevé l’enthousiasme que de quelques collectionneurs perspicaces. Par son ampleur, sa variété et sa qualité, la production de Céramique de Beauce reste sans équivalent dans l’histoire de la céramique québécoise et canadienne. On découvre un monde relié au mode de vie de l’après-guerre, influencé par la culture américaine de plus en plus envahissante et les débuts de la société de consommation. Aujourd'hui, collectionner du Beauce est à la mode et la valeur de certaines pièces est fort impressionnante. De plus en plus de Québécois redécouvrent ces milliers d'objets utilitaires créés par des artisans dont l'esprit d'entreprise a dominé la vie économique de la Beauce pendant cinquante ans. La diversité et la qualité de cette production de faïence fine en font une expérience exceptionnelle dans l'histoire des entreprises québécoises. Dans cette exposition vous pourrez voir au-delà de 400 pièces et plus de 3 000 sous forme virtuelle. Le film La Moisson de la glaise de l’Office national du film évoque, telle une épopée, le contexte d’apprentissage des premiers artisans de Céramique de Beauce. Un livre intitulé Céramique de Beauce produit par les Éditons GID et écrit par MM. Richard Dubé, Daniel Cogné et Paul Trépanier, est disponible à la boutique. Ce livre de 256 pages, abondamment illustré, est en vente au coût de 39,99 $. Source : Johanne Lessard, directrice générale Des fossiles de l’ère primaire ont servi de trame de fond à la démarche artistique de Lisette Thibeault axée sur les empreintes et le temps. L’artiste s’intéresse à la paléontologie depuis plusieurs années et, de 2002 à 2007, elle a fait une recherche sur ces précieux morceaux de temps pétrifié et particulièrement des époques du début de l’ère primaire : cambrien, ordovicien et silurien (550 à 300 millions d’années). Il est fascinant de constater que ces témoins d’un passé si lointain soient demeurés si intacts et nous apprennent tant sur l’histoire de l’évolution de la terre. L’artiste pratique surtout les disciplines suivantes : l’estampe, le dessin et la peinture. Le fait d’altérer l’apparence et l’échelle de perception des fossiles, les rend graphiquement intéressants et leurs signes peuvent paraître singuliers. L’objectif visé par cette démarche est de susciter une émotion particulière en faisant se côtoyer un présent moderne et les origines du vivant. Le fait de « recontextualiser » cet univers en miniature peut nous faire basculer vers un ailleurs riche en lieux d’investigation. À une époque où la fragilité de notre planète est si préoccupante, on ne peut que rester songeur quant aux empreintes potentielles de l’humanité… Source : Johanne Lessard, directrice générale Les amateurs d’architecture et de marche seront heureux de découvrir notre ville et son architecture grâce au guide publié par la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce en collaboration avec le Musée Marius-Barbeau. En déambulant dans nos rues, les marcheurs pourront découvrir l’histoire et les joyaux de notre ville. Le seigneur Joseph Fleury de la Gorgendière arrive à Saint-Joseph en 1737 et établit la première seigneurie. Véritable fondateur de la Nouvelle-Beauce et promoteur de la colonisation, de la Gorgendière donne son nom à la ville et à notre circuit pédestre. Le petit village agricole est choisi comme centre administratif régional en 1857 et l’arrivée du Palais de justice, en 1859, marque une période importante pour le développement de la ville. Le site institutionnel, classé site historique québécois en 1985 et lieu historique national du Canada en 2006, comprend 5 bâtiments monumentaux incluant l’église, le presbytère, le collège, le couvent et l’orphelinat. Notre Circuit de la Gorgendière vous accompagne au cours de votre visite du site et des maisons exceptionnelles de notre ville et vous donne des informations sur l’architecture. Quelques anecdotes viennent compléter l’histoire. Le dépliant est en vente au Musée Marius-Barbeau et la découverte de la ville peut se faire en toute saison. Source : Johanne Lessard, directrice générale D’où vient le phénomène beauceron? Notre toute nouvelle exposition sur la Beauce vous fascinera par son univers unique et divertissant. Partez à la découverte de quelques secrets enfouis à travers l’histoire des Beaucerons Le Musée Marius-Barbeau vous propose quelques réponses parmi des thématiques : l’agriculture, la foresterie, l’acériculture, l’implication militaire, les industries et plus encore. Une quête pleine d’activités qui captivera petits et grands. L’exposition commence au musée et l’aventure se poursuit partout en Beauce à la recherche des sites de mémoire vous démontrant sur place des phénomènes scientifiques ou humains. Un livre intitulé La Beauce, un esprit de famille de la collection 100 ans noir sur blanc produit par les Éditons GID et écrit par MM. Rénald Lessard et Pierre C. Poulin, est disponible à la boutique. Ce livre de 256 pages présente 200 magnifiques photographies de la région. Il est en vente au coût de 34,95 $. Source : Johanne Lessard, directrice générale L’église de Saint-Joseph-de-Beauce se classe parmi les plus belles églises du Québec. L’architecte Francois-Xavier Berlinguet a dessiné les plans de cet édifice qui associe des styles de diverses époques. Sa construction fut réalisée en trois grandes étapes échelonnées de 1865 à 1901. L’église a la forme d’une croix latine et présente un chœur en hémicycle. Construits en pierre, les murs sont percés de magnifiques verrières. L’intérieur de l’église est très ornementé et le majestueux maître-autel attire l’attention dès l’entrée. Une série de peintures réalisées par les Sœurs du Bon Pasteur de Québec, mettent en valeur les différents autels et retracent les dernières heures de la vie du Christ grâce aux scènes du Chemin de croix. L’orgue occupe une place de choix au deuxième jubé et accompagne harmonieusement les célébrations liturgiques. Une visite guidée complète de l’église vous en fera découvrir toutes les particularités et vous permettra d’apprécier ce bâtiment exceptionnel. Les visiteurs doivent se présenter au Musée Marius-Barbeau pour être accompagnés lors de la visite. Source : Johanne Lessard, directrice générale Alors que Pâques était à nos portes, voilà que le 11 avril dernier, une toute autre fête battait son plein à la Salle Méchatigan de Sainte-Marie. En effet, sous la direction artistique de Marie-Anne Bisson et soutenus par l’animation de Karina Lehoux, les 107 élèves de l’école de danse et de l’Ensemble Folklorique Manigance ont transporté le public aux différents coins du globe pour vivre, avec la Suède, l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie, la Turquie et bien sûr le Québec, les danses traditionnelles de ces pays et les différentes traditions reliées au temps des Fêtes. C’est donc avec le cœur à la fête que tous ces jeunes artistes et une salle presque comble ont pu apprécier le fruit d’une belle année d’apprentissages et de découvertes. Bravo aux élèves, administrateurs et bénévoles qui soulignaient leurs cinq, dix, quinze, ou même 20 ans de participation active au sein de l’organisation. Rappelons que le 15 août prochain, quelques-uns des groupes de l’école de danse des Danseurs de Ste-Marie se produiront sur scène dans le cadre de la Fête des Enfants de Montréal, événement culturel familial unique au Québec et ceci grâce au programme de soutien aux manifestations culturelles de la jeune relève amateur (URLS).
Photos : Dyane Faucher Source : Martine Sirianni Pour information : Lise Sirianni, coordonnatrice 418 387-3515 Dans le cadre des activités de la Fête des Moissons de Saint-Joseph-de-Beauce, devant l’immense succès obtenu l’an dernier, Concerts Arquemuse renouvelle sa formule d’offrir un concert populaire mettant en vedette des artistes professionnels de la région. En effet, le 12 septembre à 20 h, nous accueillerons le Groupe EQUINOX à la sacristie. Les billets seront mis en vente prochainement au prix de 10 $ pour les adultes et 5 $ pour les étudiants. Les artistes : Michel Vaillancourt, piano - André Roberge, batterie - Richard Drouin, contre-basse avec une invitée spéciale - Marie Belisle, chanteuse. Répertoire Blues/Swing : See See Rider Ray Charles, Autumn Leaves Bill Evans, They can’t take that away from me - Gershwin, Pour faire un jam Charles Aznavour Source: Michelle Lord Afin de mieux satisfaire sa clientèle, la bibliothèque municipale de Saint-Georges a augmenté sa période d’ouverture de sept heures par semaine depuis le 1er mai 2009. Voici le nouvel horaire :
Les jeunes de 4 à 13 ans peuvent s’inscrire au club de lecture Crock-livres jusqu’au 12 juin à 12 h dans les écoles ou à la bibliothèque du 16 au 23 juin. Les frais sont de 6 $ et les enfants doivent être membres de la bibliothèque. Les lectures seront vérifiées entre le 25 juin et le 16 août. Des prix de participations seront offerts au 5e, 10e et 15e livres lus. La grande fête de clôture aura lieu le 22 août à 10 h 30 à l’auditorium du Cégep Beauce-Appalaches. Il y aura alors la remise des certificats pour tous les participants ayant lu quinze livres ou plus, différents tirages et un spectacle, Ketchup diète, présenté par la troupe Marie-Stella. Source : Danielle Bolduc
Lorsqu'une auteure, du haut de ses 16 ans, manie la plume avec force talent et décide de publier une partie de ses écrits, il me semble que la moindre des choses est de l'encourager dans cette voie. Car il ne faut pas se leurrer : un jour viendra où les écrivains actuels se retireront dans l'ombre ou se tairont, à cause de leur âge, de la maladie, de la vieillesse, de la mort... Il faudra une relève pour prendre le relais, une nouvelle cohorte d'écrivains sera nécessaire pour que la parole continue de circuler. Si le moindre adolescent, jouant au football ou au hockey (exemples parmi tant d'autres, mais consciemment choisis), reçoit des mérites et des applaudissements de tous et se voit consacrer des pages entières dans les médias locaux, il apparaît normal, à mon sens, que les jeunes écrivains doivent être tout autant encouragés, sinon plus : car peu importe si tel joueur a accompli un exploit durant sa jeunesse, s'il n'y a personne pour le raconter et le mettre en mots, tout cela tombe dans les méandres de l'oubli. En ce sens, je crois fermement que Mélanie Boilard, auteure de Au passage d'une vie, récemment publié aux Éditions du Mécène, est une jeune romancière fort prometteuse. Son roman, sous forme épistolaire, met en scène le personnage de Maxim, qui écrit une longue lettre à son ami Pascal. Ainsi, ce dernier recueille les pensées les plus intimes du héros. Ou plutôt de l'anti-héros : car il faut bien le dire, Au passage d’une vie n’a rien de ces histoires d’amours champêtres se déroulant dans des paysages bucoliques. En fait, ce roman est entièrement construit autour de la descente aux enfers de Maxim, qui sombre dans l’abîme de la drogue. Son enfance malheureuse, marquée au fer rouge par les infidélités nombreuses de son père et par sa violence, sa mère dévorante, qui se met à le surprotéger durant l’adolescence, son cercle de soi-disant amis, qui cherchent plutôt à connaître de nouvelles sensations fortes plutôt que de réellement le comprendre, mènent Maxim à une consommation régulière et dangereuse de drogues dures. D'aucuns pourront se reconnaître à travers les propos évoqués dans ce roman, qui met bien en relief l'attitude je-m'en-foutiste et le désespoir qui tenaillent les jeunes. Ces derniers, ne trouvant pas d'autres issues à leur mal de vivre et à leur vide existentiel, se rabattent sur les drogues afin de se rappeler, un tant soit peu, qu'ils sont vivants. En fait, Au passage d'une vie nous rappelle avec acuité la période difficile qu'est l'adolescence, avec ses incessantes remises en question, ses crises, ses moments d'angoisse. L'adolescent est par définition un être fragile, en constant questionnement par rapport à lui-même et au monde : a-t-il sa place dans ce monde, et sinon, comment y faire sa place? Et c'est ce que nous rappelle avec brio Mélanie Boilard. Roman d’une auteure pleine de talent, Au passage d’une vie séduit par la narration très personnelle de même que par la psychologie des personnages, qui est fort développée et approfondie. A priori, tout, dans ce roman, paraît foncièrement sombre et pessimiste : néanmoins, la lecture des derniers chapitres prouve le contraire. Même pour les drogués, il existe des portes de sortie. C’est ce que laisse entrevoir l’auteure. Et que ce roman penche malgré du tout du côté du beau fait du bien, il me semble. Selon les dires de l'éditeur, Jacques Bernard, l'auteure aurait en partie trouvé la motivation d'écrire son roman et de le soumettre aux Éditions du Mécène après avoir lu le roman À tous ceux qui ont su bien su me laisser mourir d'Alain Lessard. Il semble donc qu'au sein des Éditions du Mécène se crée un climat effervescent d'émulation, qui attire les auteurs à la maison d'édition. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène Deuxième titre paru dans la collection « Les mots de passage » aux Éditions du Mécène, collection consacrée à la littérature jeunesse, Les péripéties de Roc Ringuette : Un héros en devenir, écrit par Roderic Chabot, est un livre publié en format tête-bêche. Le premier volume, Drôle de vibrations, met en scène les principaux personnages de l’univers de Roc Ringuette : d’abord, Roc Ringuette lui-même, un jeune superhéros dont le costume, un pyjama, possède des pouvoirs magiques, Garagole Mitross, éternel rival de Roc Ringuette, de même que Cassou Cassé, qui se veut la médiatrice des nombreux conflits qui surgissent entre Garagole et Roc. Dans Drôle de vibrations, Roderic Chabot prend bien soin de présenter ces personnages au lecteur, de les camper dans un univers romanesque où s’entremêlent le réel et le surnaturel, le trivial et l’exceptionnel. Lors de leurs cours et de leurs pérégrinations, ces différents personnages rencontrent Sienna, une nouvelle venue à l’école que fréquentent les trois héros. Mais qui est-elle, au juste? Une certaine Madame Georgette, mystérieuse à souhait, épie les héros de la fenêtre de sa maison. Leur veut-elle du mal? Le deuxième volume, Opération : Pic Deglace!, vient en partie répondre à ces questions. Dans cette nouvelle aventure que propose l’auteur, Roc Ringuette, Garagole Mitross et Cassou Cassé doivent déjouer les plans du machiavélique Pic Deglace, un homme sans scrupules qui désire s’emparer de la forêt et l’exploiter de façon odieuse afin d’arriver à ses propres fins. Cet homme, qui compte abattre une bonne masse d’arbres pour laisser place à des développements résidentiels, selon certains, a plutôt de plus sombres desseins. Roc Ringuette, conscient du danger qui guette la ville, avertit ses amis de la menace que représente Pic Deglace. Il désire également alerter la population, mais tous sont déjà immobilisés, pétrifiés dans la glace. Qui pourra les sauver? Roc Ringuette, bien sûr, accompagné de ses deux acolytes. La forteresse que Garagole a construite dans la forêt, si bucolique qu’elle puisse paraître au premier regard (ou à la première lecture, si vous préférez), devient le véritable enjeu de tout le roman. S’ensuit une série de confrontations et de batailles entre les trois héros, Pic de Glace et ses mercenaires, où Roc Ringuette fait valoir au monde sa force, sa ténacité, son ingéniosité, afin de montrer qu’il n’est pas simplement « l’amour » de sa mère. L’amitié qui prime sur tout, même sur les plus grands différends, le dépassement de soi, le sens aigu des responsabilités, la conscience du devoir : autant de valeurs que l’auteur intègre bien dans ses deux romans. En ce sens, Drôles de vibrations et Opérations : Pic Deglace! constituent de bonnes occasions, pour des jeunes lecteurs débutants ou en devenir, de s’initier aux mots, à la littérature. D’ailleurs, l’auteur laisse supposer que Les péripéties de Roc Ringuette connaîtront une suite. Peu importe la forme que prendra la suite de ces deux aventures, il est certain qu’elle saura susciter l’intérêt de tous, petits et grands. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène La Pointe de Grande-Entrée, située aux Îles-de-la-Madeleine, demeure inconnue pour la plupart des gens aujourd’hui. En effet, qui connaît ce petit village? Qui l’a visité durant un séjour aux Îles-de-la-Madeleine? Par le biais de son personnage Ti-Jean, c’est ce coin de pays qu’Évangéline Lapierre, dans son roman La Pointe à Ti-Jean, publié aux Éditions du Mécène, désire faire découvrir au lecteur. Située dans ce petit village de pêcheurs, l’action de ce roman se déroule en 1942, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Après un prologue détaillé, dans lequel l’auteure précise le cadre spatio-temporel dans lequel se déroulent les aventures de Ti-Jean et décrit avec minutie les lieux et les personnages de ce roman, Évangéline Lapierre introduit son protagoniste Ti-Jean et nous initie à son imaginaire bien particulier. La Pointe à Ti-Jean met en scène toute une gamme de personnages liés de près à Ti-Jean : Angèle, sa mère qui l’adore, ses frères Philippe et Robert, le marchand, de même qu’une foule de pêcheurs, que Ti-Jean admire pour leur travail. Car il ne faut pas oublier de mentionner un point important : Ti-Jean ne peut s’empêcher de passer des heures à contempler les goélettes et les bateaux des pêcheurs, qui lèvent les amarres ou qui accostent. Profondément ancré dans le sol et la mer des Îles-de-la-Madeleine, La Pointe à Ti-Jean rend compte de la vie quotidienne, dans cette partie du territoire madelinot. Les moindres coutumes ou habitudes des habitants, notamment le temps des grands marées, le temps de l’Avent, les préparatifs pour le mariage et les célébrations lors de la fête de Noël, y sont décrits avec minutie. Plusieurs hommes, dont le père de Ti-Jean, étant partis combattre l’ennemi en Europe, ce roman montre également comment les mères de l’époque, avec le peu de ressources dont elles disposaient, parvenaient à subvenir aux besoins de leur famille. Par le biais du personnage de Ti-Jean, c’est tout l’amour que l’auteure porte à La Pointe de Grande-Entrée qui transparaît à travers La Pointe à Ti-Jean. En témoignent la déception et la tristesse que ressent le personnage alors qu’il doit quitter La Pointe de Grande-Entrée afin de se faire opérer à Havre-aux-maisons pour une appendicite. En fait, ce roman est en soi une excellente façon d’initier les plus jeunes à la vie durant la décennie 1940 à La Pointe de Grande-Entrée, village pittoresque s’il en est. Les photos, de même que les multiples régionalismes et expressions locales qui jalonnent le roman, attestent de ce souci de l’auteure d’insuffler une dimension historique et véridique à son roman. Enfin, ceux et celles qui connaissent déjà La Pointe de Grande-Entrée pourront, à la lecture de cet ouvrage, se remémorer les souvenirs, à propos de ce village, qui étaient enfouis dans leur mémoire. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène Le pouvoir libérateur des mots a déjà été mentionné et expliqué : il n’est pas utile de revenir sur ce sujet. Toutefois, pour des individus qui ont vécu des événements hors du commun (dans tous les sens du terme), cette émancipation qu’apporte le geste d’écrire permet justement de se délester de tout un héritage malsain, d’un passé qui aveugle le présent et hypothèque le futur. Dans Je renais à 30 ans de Gisèle Noël, autobiographie publiée aux Éditions du Mécène, les mots rendent compte de la volonté de l’auteure de régler ses comptes avec son passé et de se débarrasser de tout sentiment de culpabilité. Dans un style accessible, voire simple, Gisèle Noël raconte son enfance heureuse, passée auprès de sa famille, puis son adolescence plutôt tourmentée, marquée par le décès de son père et son départ de la maison familiale, alors qu’elle est à peine âgée de dix-huit ans. L’auteure part alors vivre avec John, un homme qui dévoile très tôt sa vraie nature. Sous des allures charismatiques et altruistes se cache en fait un homme violent qui soumet sa conjointe à tous les niveaux : physique, psychologique, moral. La perte de son deuxième enfant, décédé d’une maladie rarissime, jumelée au comportement de plus en plus agressif de John, qui ne lésine pas sur les coups, les mensonges, les tromperies et différentes formes de harcèlement afin d’assujettir l’auteure, convainquent Gisèle Noël de rompre avec John, pour une première fois. Car elle retourne deux fois, accompagnée de ses quatre enfants, auprès de John, mais ces tentatives de réconciliation se soldent par des échecs cuisants. En fait, pour sa propre survie et pour celle de ses enfants, Gisèle Noël a dû quitter cet homme. À tout jamais. Et tourner la page. Selon les termes de Jacques Bernard, fondateur des Éditions du Mécène et éditeur de cet ouvrage : « L’intention avouée de cette publication est de donner de l’espoir à quiconque a subi ou subit actuellement des paroles et des actes identifiables à de la violence conjugale. » Et ces mots sont on ne peut plus justes, car Je renais à 30 ans est à mon sens un témoignage précieux pour toutes ces femmes qui, dans l’ombre, n’osent dévoiler ce qu’elles ont vécu, de peur de se faire ridiculiser ou de ne pas être entendues, ou encore qui ne dénoncent pas les injustices dont elles sont victimes de la part d’hommes de leur entourage par crainte des représailles qui pourraient découler de ce geste. Gisèle Noël montre qu’une guérison de ces blessures passe par les mots, par le fait de mettre des mots sur sa souffrance. Au terme de l’ouvrage, c’est une femme libérée, qui se découvre et qui découvre les autres et le monde et ce qu’elle peut y faire et ce qu’elle peut y devenir, qui semble s’adresser au lecteur. Une nouvelle sérénité qui est apportée, une transformation qui s’opère, à mon sens, par le biais des mots. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène En ouvrant Chirurgies psychotiques d’Étienne Rousseau, auteur natif de Saint-Georges, tout lecteur pourrait croire a priori que ce livre a été écrit par un jeune adulte, plutôt un adolescent sur le tard, révolté, qui en veut à la société entière d’être ce qu’elle est, et qui désire également détruire le monde, pour ce qu’il est, c’est-à-dire… pas grand-chose. Toutefois, en grattant un peu la surface, en allant voir, au-delà des mots, l’homme qui se dissimule derrière Chirurgies psychotiques, le lecteur ne peut qu’être décontenancé par toute la souffrance qui s’y retrouve. Poésie d’écorché vif, poésie tourmentée, volontiers pessimiste, Chirurgies psychotiques se veut ni plus ni moins un testament du passé de l’auteur, de son présent et de ce qu’il projette pour l’avenir. Les épigraphes d’Émil Cioran et d’Arthur Schopenhauer, qui ouvrent et ferment le recueil, laissent déjà présager les propos très sombres qui sont à venir. S’inspirant de la musique heavy metal, dont celle de Marilyn Manson d’ailleurs, plusieurs poèmes du recueil ont une structure calquée sur celle de la chanson Étienne Rousseau, dans son livre, élabore un univers bien à lui, où le moral se confond avec l’immoral, où le politically correct est mitraillé pour laisser place au grotesque. Comme l’auteur le dit si bien en fin de recueil :
Privilégiant un ton cynique, acerbe, absolument tranchant, adoptant un regard désabusé sur le monde, Étienne Rousseau n’épargne rien ni personne dans sa poésie : tout est passé au crible. Tantôt poèmes en vers libres, tantôt poèmes en prose, tantôt chansons, tantôt textes autobiographiques, tantôt dessins loufoques et troublants, tantôt inventions de toutes sortes qu’on retrouve notamment dans certains néologismes, Étienne Rousseau triture le verbe poétique et le travaille de façon à ce qu’il devienne multiforme afin de traduire sa pensée. Quelques aphorismes, essaimés ici et là à travers le recueil, laissent supposer un répit pour le lecteur, une petite pause. Or, il n’en est rien :
Choquante, grossière, vulgaire : certes, tous ces qualificatifs peuvent être accolés à la poésie de l’auteur, qui ne lésine pas sur des sujets tels que la sexualité, le satanisme, la violence, le viol, le suicide et la mort, afin de déstabiliser le lecteur. En lisant de plus près, cependant, il est manifeste que cette poésie met en scène un sujet précaire, angoissé, qui se retrouve démuni dans un monde qui n’a jamais voulu de lui et qu’il ne pourra jamais faire sien. La solitude, le difficile rapport à soi et, par conséquent, à l’autre, et l’introspection transparaissent dans les écrits de l’auteur. Le lecteur se retrouve en face d’un sujet qui prend conscience de sa propre perte, de la fin de l’innocence :
Poésie d’un être en évolution, en constant changement, Chirurgies psychotiques est le témoignage, le sismographe de cette transformation de l’auteur, de la transformation de son rapport au monde et à lui-même. Comme il l’indique dans son « Avant-propos » : « Je viens à la conclusion que Chirurgies psychotiques est le journal intime d’un être en pleine évolution, en pleine métamorphose. » Étienne Rousseau nous ramène alors à la fonction première de la poésie : elle aide à cheminer, à faire évoluer, à changer. En effet, qu’est-ce que la poésie sinon un pas, un tout petit pas? Chaque poème qui s’additionne est un pas qui s’ajoute pour constituer le chemin, sous nos pieds, afin de ne pas nous perdre. C’est tout cela que nous rappelle Étienne Rousseau. Et nous pouvons lui en être redevables. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène
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