| Mars 2010, numéro 15 | |||||||||||
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À LIRE CE MOIS-CI : Découvertes Actualités Divers
Organisé à l’initiative du Conseil de la culture, cet événement unique et novateur aura lieu le 9 avril prochain, à Lévis, et vise à favoriser le rapprochement de tous les acteurs liés au développement des arts et des lettres. Il permettra également de mettre en valeur la richesse de la pratique artistique régionale, et fournira une occasion de répondre aux besoins d’échange, d’information, de perfectionnement et de réseautage du milieu des arts. Au programme de la journée, des activités de réseautage, des ateliers d’échange, des cliniques d’information et des activités de perfectionnement adaptées aux besoins des artistes et des acteurs du développement culturel. Au cours des prochaines semaines, des invitations seront lancées pour s’inscrire à cette journée. Vous pourrez également visiter le site Web du Conseil, au www.culture-quebec.qc.ca, afin de connaître la programmation détaillée et les modalités d’inscription. Profitez de cette occasion unique de créer des contacts et d’obtenir de l’information sur des besoins concrets pour mieux vivre de son art en région. Informations : Andrée Lapointe, conseillère en développement, 418-523-1333, poste 224. ![]() ![]() Le CJE les Etchemins est heureux d’offrir à la population etcheminoise un tout nouveau service afin d’appuyer la relève artistique de la région. Afin d’obtenir une bonne visibilité et la reconnaissance de leurs pairs, les artistes se doivent de participer à différents événements comme des expositions ou des symposiums. Or, il est souvent nécessaire, pour s’inscrire à de tels événements, de fournir un dossier d’artiste. Celui-ci contient plusieurs informations sur le cheminement de la personne, allant du curriculum vitae d’artiste à la description du travail de création. Une telle démarche peut paraître laborieuse pour une personne qui en est peu familière. C’est pourquoi le CJE les Etchemins offre maintenant l’accès gratuit à une ressource les guidant dans ce processus, soit Madame Emmanuelle Breton, consultante en arts visuels de Lac-Etchemin. En plus d’ouvrir les portes pour différents événements de nature artistique, un dossier d’artiste est essentiel lors d’une demande d’admission à un programme post-secondaire en arts. Ce nouveau service, exclusif en Chaudière-Appalaches, s’inscrit dans le cadre de l’effet papillon, projet s’intéressant à la décroissance de la population dans la MRC des Etchemins. En offrant un service gratuit et de proximité, les jeunes artistes auront moins tendance à rechercher le soutien à l’extérieur de la région. De plus, s’ils perçoivent de la reconnaissance de la part de leur milieu, ils s’y sentiront davantage à leur place. Cette initiative découle en partie de la naissance d’un nouveau partenariat entre le CJE les Etchemins et le symposium d’arts visuels ARTS et RIVES 2010. Nous sommes fiers de nous associer cette année à cet événement afin d’offrir aux jeunes de la relève la chance de participer à un événement professionnel et d’être récompensés pour leur travail. L’événement se tiendra du 27 au 29 août 2010 à Lac-Etchemin. Afin de donner un coup de pouce supplémentaire aux artistes de la relève, le CJE les Etchemins offre une aide financière aux jeunes âgés entre 16 et 35 ans afin de défrayer une partie des coûts relatifs à l’événement. Ceux-ci peuvent s’inscrire en contactant Suzi-Ann Roy au CJE les Etchemins au 418-625-2533. La date limite d’inscription est le 15 mars 2010. Le service d’accompagnement à la rédaction du dossier d’artiste est, quant à lui, disponible en tout temps. Source : Suzi-Ann Roy, chargée de projets, Carrefour jeunesse-emploi les Etchemins, 418-625-2533 En 2000, le conseil municipal de la Ville de Sainte-Marie adoptait sa toute première politique culturelle répartie sur quatre axes d’intervention : lettres, arts visuels, arts de la scène et patrimoine. Les orientations relatives à ce dernier volet portaient alors sur la préservation, la sensibilisation et la mise en valeur de notre patrimoine bâti. En 2005, M. Roger Picard du ministère de la Culture et des Communications, accompagné de M. Denis Larocque, photographe, ont fait la présentation en Beauce un ensemble de photos sphériques dont certaines présentent l’église de Sainte-Marie. Les membres du comité de la politique culturelle de l’époque y voient un excellent outil de diffusion qui desservira les objectifs énoncés au plan d’action. Il faudra cinq ans de travail et plus de 40 000$ pour en arriver au document final. Celui-ci est intégré au site web municipal et met en valeur toutes les composantes du patrimoine religieux mariverain : église, chapelles, monastère et croix de chemin. Tous ces éléments ont été photographiés par M. Denis Larocque qui a également conçu les photos sphériques permettant aux utilisateurs une visite virtuelle d’une qualité remarquable. Le travail a été réalisé en plusieurs étapes et a été financé en majeure partie par les deux ententes triennales de développement culturel Ville/MCCCFQ, établies depuis 2004. Des partenaires ont aussi contribué à la concrétisation du projet : La Caisse Desjardins du Centre de la Nouvelle-Beauce pour un montant de 5 000$ et le Club de l’Âge d’Or « FADOQ » Les Joyeux Beaucerons pour une somme de 1 000$. Une brochure présentant tout le circuit du patrimoine religieux est en production, elle fera également la promotion du site web. Grand merci aux collaborateurs : Denis Larocque, photographe, Marlène Grenier, historienne, Daniel Carrier, historien de l’art et directeur de la Société du patrimoine des Beaucerons, Michel Binet, les membres du conseil municipal, M. le curé Gilles Maheu, Pierre Pouliot de Imago Communications, Julie Casista de la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du MCCCFQ et Roger Picard, Les Sœurs Oblates de Béthanie, les membres du comité de la politique culturelle depuis 2004 : Robert Marcoux, président, Louis Normand, Denise Germain, Louis Parent, Sylvie Plouffe, Lise Sirianni, Jacques Filiatrault, Jules Martineau, Michel Jacques, Danielle Binet, Guylène Couette, Michel Binet, Paulin Nappert, Simon Poulin, Line Gagnon. On peut visiter dès à présent le site au : www.ville.sainte-marie.qc.ca/patrimoine-religieux. Source : Line Gagnon, agente de développement culturel à la Ville de Sainte-Marie (418) 387-4920, line.gagnon@ville.sainte-marie.qc.ca ![]() C’est le 9 mars dernier, soir de vernissage, qu’ont été dévoilés les choix du jury dans le cadre de la 7e édition du Concours d’œuvres d’art pour les régions de la Beauce, des Etchemins et des Appalaches. Parmi les 104 œuvres présentées, huit prix ont été décernés à autant de gagnants en fonction des huit catégories ciblées sans compter la quinzaine de mentions spéciales accordées cette année. De nombreux artistes, invités et dignitaires ont participé au dévoilement des œuvres primées et applaudi chaleureusement les gagnants. Rappelons que la 7e édition de ce concours d’œuvres d’art a été lancée conjointement en septembre dernier par le CLD Robert-Cliche, le Musée Marius-Barbeau et les Caisses Desjardins de la Beauce et des Etchemins sous le thème « Impression » sans oublier tous les autres partenaires impliqués dans cette aventure culturelle. Parmi les récipiendaires, notons en premier les cinq gagnants associés à la catégorie « Grand Prix », soit un gagnant par MRC participante. Viennent ensuite les trois autres récipiendaires jumelés respectivement au « Grand Prix jeune relève », au « Prix Moulin La Lorraine » et au « Prix Desjardins ».
Les gagnants
• Hugo Nadeau pour la MRC des Etchemins (Saint-Zacharie) • Paul Duval pour la MRC de Beauce-Sartigan (Saint-Georges) • Cynthia Coulombe-Bégin pour la MRC de La Nouvelle-Beauce (Saint-Isidore) • Yolande Bernier pour la MRC des Appalaches (Saint-Jacques-de-Leeds) • Suzie Poulin pour la MRC Robert-Cliche (Saint-Joseph-de-Beauce) Par ailleurs, l’œuvre gagnante pour la catégorie « Jeune Relève » a été déterminée parmi les élèves participants de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin : • Carine Sabourin (Polyvalente des Appalaches – Sainte-Justine) Le « Prix Moulin La Lorraine » a été déterminé parmi les œuvres d’artistes âgés entre 16 et 35 ans afin d’encourager la relève : • Cynthia Coulombe-Bégin pour la MRC de La Nouvelle-Beauce (Saint-Isidore) Le « Prix Desjardins » est attribué à : • Mariette Proteau (Saint-Joseph-de-Coleraine) Compte tenu de l’excellente qualité des œuvres présentées, le jury a aussi décidé d’attribuer quelques mentions afin de souligner le travail exceptionnel, l’originalité et / ou le traitement du thème : • De Saint-Zacharie, Frédérik Guay, Marque Dans la catégorie « Jeune Relève », les gagnants sont : • De l’École Notre-Dame-de-la-Trinité à Saint-Georges, Annabelle Grondin, Effet domino Des récompenses stimulantes Un succès retentissant Et ce n’est pas fini…
Enfin, les gagnants auront la chance de voir leurs œuvres exposées une fois de plus, et ce, en plusieurs endroits sur le territoire de la Beauce, des Etchemins et des Appalaches puisqu’une exposition itinérante de toutes les œuvres gagnantes sera mise sur pied après celle du Musée Marius-Barbeau. Ainsi, les œuvres pourront être vues tout au long de l’année un peu partout sur le territoire.
Source : Eve Champagne, Conseillère au développement, service culturel et touristique Photo : L’anse de l’espoir, Mariette Proteau, Prix Desjardins 2010 Le patrimoine… vu par des jeunes de 12 à 17 ans « L’Expérience photographique du patrimoine » est une exposition qui regroupe des photographies de jeunes de 12 à 17 ans de partout au Québec. Églises, ponts couverts, vieilles granges, paysage glacial… Un ensemble de photographies qui reflète la notion de patrimoine culturel et paysager des adolescents d’aujourd’hui! Cette galerie d’images est une exposition itinérante réalisée par le Conseil des monuments et sites du Québec qui rassemble une partie des lauréats québécois du concours international « L’Expérience photographique du patrimoine » visant à sensibiliser les jeunes sur la question du patrimoine de leur milieu, à travers une démarche artistique, la photographie. La tenue de cette exposition a été rendue possible grâce à la collaboration d’Hydro-Québec, la Fondation québécoise du patrimoine, le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ainsi que le Ministère des Relations internationales.
Une exposition qui appelle à l’infini et l’intériorité J. Michel Poulin est originaire de St-Benjamin, dans la Beauce. Éducateur auprès d’enfants démunis intellectuellement, sa profession le branche au quotidien sur les valeurs essentielles de la vie. L’épanouissement de la personne constitue l’une de ses préoccupations en tant qu’artiste autodidacte. Sa recherche est inspirée par l’inconnu, par l’invisible, par le ressenti profond. Se projeter sur la toile à l’état brut sans se questionner ni juger pour ensuite prendre un temps d’exploration constitue la première étape de son travail. L’art devient pour lui un tremplin révélateur du trésor enfoui au plus profond de sa personne. Ayant privilégié l’acrylique comme médium d’expression, courbes et rondeurs évoluent de concert avec la force des couleurs, et les couches se succèdent pour donner place à une abstraction de plus en plus élaborée. Pourtant enracinée dans le monde matériel par son amour pour la terre, son expression est viscérale et quasi mystique. Elle vise la dématérialisation de la forme connue afin de permettre de voyager à l’infini dans ses tableaux. Pour J. Michel Poulin, il est tout aussi important de se promener dans les zones denses et subtiles de l’œuvre que de l’appréhender dans son entièreté. Lorsqu’il parvient enfin au silence cérébral, il sait se trouver devant une œuvre sensible et vraie. Pour lui l’art est un élan de vie lui permettant de se dépasser, de se libérer du connu et de s’ouvrir aux beautés de l’être. La relève artistique à l’honneur au Moulin du 22 mai au 13 juin Arrivés au terme de leur parcours collégial, treize jeunes artistes effervescents et inspirés se dévoilent. Avec MIGRATIONS, ils vivront une expérience d’exposition professionnelle en présentant au grand public la synthèse de leurs recherches et les plus beaux fruits de leur création. L’exposition permettra à tous de découvrir des réalisations de qualité surprenante, issus de techniques diversifiées allant de la peinture à la photographie et du dessin à la sculpture, en passant par le multimédia.
Du 26 juin au 5 septembre René Derouin, artiste québécois de réputation internationale, expose tout l’été à la salle Pierre-Beaudoin du Moulin La Lorraine. Créateur émérite, René Derouin est actif en arts visuels depuis plus cinquante ans. Son œuvre s’inspire des notions d’espace et des territoires d’Amérique qu’il parcourt du nord au sud, tel un voyageur insatiable. L’exposition DEROUIN À LAC-ETCHEMIN… PASSAGE 2010 offrira une sélection incomparable de sculptures, gravures et œuvres sur papier présentées comme des «stations» en autant d’arrêts propices à l’observation ou à la méditation et conduisant le visiteur à l’appréciation de l’œuvre de ce créateur prolifique et incontournable de l’art contemporain québécois. Une exposition dont la visite s’impose… Réservez dès maintenant ces dates à votre agenda. APPEL DE DOSSIERS D’EXPOSITION… faites vite! Les artistes souhaitant faire partie de la programmation 2011 à la salle Pierre-Beaudoin du Moulin La Lorraine ont jusqu’au 31 mars 2010 pour soumettre leur projet d’exposition. Pour connaître la procédure de dépôt consultez le www.moulinlalorraine.ca Pour l’année 2010, est encore possible de présenter des dossiers pour exposer dans le Hall du Moulin ou la Salle des courroies (salle en pierres, au sous-sol). Pour toute information, communiquez au 418-625-4400.
HORAIRE
LE SAVIEZ-VOUS? Source : Josée Marceau, directrice générale et artistique, www.moulinlalorraine.ca En janvier 2010, la MRC des Etchemins a procédé à l’adoption de la mise à jour de la Politique culturelle de la MRC. La MRC démontre ainsi au ministère son intention de faire de la culture un axe de son développement. Cette adoption s’inscrit dans la démarche entreprise par la MRC visant une éventuelle signature d’entente de développement culturel avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine (MCCCF). L’adoption d’un plan d’action culturel pour la MRC est la seconde étape de cette démarche ; une première ébauche de ce plan d’action a par ailleurs été remise aux maires des Etchemins à cette séance du conseil.
Toute personne intéressée à consulter la Politique culturelle de la MRC des Etchemins mise à jour peut le faire sur les sites Internet du CLD et de la MRC des Etchemins. Source : Arianne Labonté, conseillère en développement rural, CLD des Etchemins Après avoir célébré en grand l’an dernier son 10e anniversaire, Gigue en fête a décidé de se tourner résolument vers l’avenir. À la suite d’une analyse en profondeur et prenant en considération les commentaires et suggestions recueillis au fil des ans, le conseil d’administration a décidé de doter le festival d’une identité plus représentative. Le festival n’étant pas seulement la gigue, mais un ensemble d’activités en lien avec les percussions, la musique traditionnelle, la jeunesse, les traditions et les saveurs du monde, le nouveau nom donne beaucoup plus de latitude à l’organisation quant aux activités qui peuvent se greffer à l’événement. En effet, les couleurs du monde, ce sont d’abord les différentes nations, mais aussi leurs traditions, leurs cultures, leurs costumes, les produits de leurs terroirs, etc. Le monde change et évolue. Les commentaires et suggestions du public incitaient les organisateurs à faire souffler un vent de renouveau sur Gigue en fête, sans perdre pour autant ce que le festival véhicule comme valeurs. Avec cette nouvelle appellation, l’événement porte-étendard de la Ville de Sainte-Marie, en plus d’élargir les frontières du Festival, continuera à attirer de plus en plus de troupes de partout dans le monde avec lesquelles la population pourra partager. La prochaine édition du Festival Couleurs du monde aura lieu du 1er au 4 juillet 2010. Pour plus de détails, visitez le site Internet au www.festivalcouleursdumonde.com
Jean-Marc Labbé ![]() Voilà le thème qui a conduit les élèves de l'école de danse des Danseurs de Ste-Marie à se familiariser à des cultures aussi diversifiées que celles de l'Amérique du sud, des Amérindiens, des Irlandais, des Égyptiens, des Australiens sans oublier bien sûr la culture québécoise. Tout au long de l'année, en plus des danses au programme, les élèves ont découvert diverses facettes de ces cultures par des activités culturelles. En voici un exemple. Tout récemment, les jeunes élèves accompagnés de leurs professeurs, rendaient visite aux dames Fermières de Sainte-Marie dans leur local de métiers à tisser. Bien impressionnant de voir tout ces fils, habillement enroulés et entrecroisés pour devenir nappes, foulards, couvre-lits ou autres. D'une génération à l'autre, quel plaisir que d'apprendre, de transmettre… Nos tout-petits peuvent désormais mettre des images dans leur tête lorsqu'ils chantent: « La laine des moutons…. c'est nous qui la tissons ». La saison 2009-2010 aura été des plus intéressantes sur le plan des apprentissages et c'est dimanche le 17 avril à 20 heures à la salle Méchatigan de Sainte-Marie de Beauce que les élèves de l'école de danse complèteront leur saison régulière par la présentation de leur spectacle annuel.
Déjà on s'attend à ce que la prochaine saison se pointe sur une note de fête puisque l'école de danse « Les Danseurs de Ste-Marie » soulignera de façon particulière sa 35e année avec la saison 2010-2011.
Lise Sirianni, coordonnatrice Lors de la réunion du 15 février 2010, le conseil d’administration de la Corporation culturelle de Frampton a comblé les postes vacants de son organisation, ainsi le nouveau C.A. se compose maintenant de :
Madame Flore Grégoire De plus, la municipalité a procédé à l’embauche d’un coordonateur de la culture et des loisirs et cela conjointement avec la municipalité de Sainte-Marguerite. Donc, un vent de renouveau animera la saison 2010, plusieurs nouveautés sont au programme. La saison débutera le 22 mai à 20 heures avec un concert du duo « Les vieux loups » présenté à la Chapelle Christ Church of Springbrook. Le 12 juin aura lieu « La fête des voisins », le 31 juillet place au « Garden Party ». Pour tous les vendredis, samedis et dimanches soirs du 6 au 30 août, le théâtre du Révérend présentera une pièce de théâtre et finalement la saison se terminera le 26 septembre par une magnifique exposition sur le papier monnaie à travers le monde. Donc, nous vous donnons rendez-vous au cours de notre saison 2010, de plus le majestueux site de la Chapelle Anglicane est à louer pour diverses activités, tel mariage, conférence, exposition…
Au plaisir de vous rencontrer
Source : municipalité de Frampton ![]() Depuis janvier, l’Ensemble folklorique Manigance peut compter sur le talent et la créativité d'un nouveau directeur artistique : Steve Durepos. Les danseurs sont d’ailleurs à préparer une toute nouvelle production qui sera présentée en primeur au festival Couleurs du monde, événement qui aura lieu du 1er au 4 juillet prochain à Ste-Marie de Beauce (www.festivalcouleursdumonde.com). Sous la direction artistique de Steve Durepos, Manigance prépare une nouvelle production qui mettra en valeur, par la danse, la gigue et la rythmique, les origines beauceronnes de Manigance et de ses danseurs de même que sa créativité. Artiste reconnu du milieu de la danse folklorique et de la gigue au Québec, Steve Durepos compte près de 20 ans d'expérience comme professeur, chorégraphe et interprète. Il débute en 1992 sa carrière avec la compagnie de danse Mackinaw de Drummondville. Sa grande passion pour la danse l'amène à enrichir sa formation en travaillant avec plusieurs professeurs, chorégraphes et metteurs en scène reconnus. De 1999 à 2001, il assure la direction artistique de l’ensemble folklorique Les Pieds Légers de Laval, puis assiste la direction artistique de la compagnie Les Sortilèges Danses du Monde en 2001 et 2002. Pour la qualité de son travail artistique, la Société du patrimoine d’expression du Québec lui décerne le prix Marcel-Ducharme en 2000. Au fil des ans, plusieurs écoles et compagnies québécoises l'invitent à travailler. Ses mises en scène et ses chorégraphies figurent au répertoire de nombreuses compagnies. Il a aussi créé des concepts et des chorégraphies présentés dans plusieurs congrès, fêtes et festivals tels Envol Danse de Laval et le Mondial des Cultures de Drummondville, événement d'arts et de traditions populaires d'envergure internationale. Bachelier en éducation, il enseigne la danse pour la Commission scolaire de Montréal depuis 2001. Il partage également son expertise avec des élèves, des étudiants et des enseignants en offrant des ateliers, des formations et des conférences dans les écoles, les commissions scolaires et les universités.
Pour la 10e édition du festival Gigue en fête, en 2009, Steve Durepos a conçu et mis en scène le spectacle intitulé « Charivari » présenté le samedi soir à la Scène Desjardins
Source : Lise Sirianni, Coordonatrice, Corporation Les Danseurs de Ste-Marie (418) 387-5768 ![]() En tout temps Les amateurs d’architecture et de marche seront heureux de découvrir notre ville et son architecture grâce au guide publié par la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce en collaboration avec le Musée Marius-Barbeau. En déambulant dans nos rues, les marcheurs pourront découvrir l’histoire et les joyaux de notre ville. Le seigneur Joseph Fleury de la Gorgendière arrive à Saint-Joseph en 1737 et établit la première seigneurie. Véritable fondateur de la Nouvelle-Beauce et promoteur de la colonisation, de la Gorgendière donne son nom à la ville et à notre circuit pédestre. Le petit village agricole est choisi comme centre administratif régional en 1857, et l’arrivée du Palais de justice en 1859 marque une période importante pour le développement de la ville. Le site institutionnel, classé site historique québécois en 1985 et lieu historique national du Canada en 2006, comprend 5 bâtiments monumentaux incluant l’église, le presbytère, le collège, le couvent et l’orphelinat. Notre « Circuit de la Gorgendière » vous accompagne au cours de votre visite du site et des maisons exceptionnelles de notre ville et vous donne des informations sur l’architecture. Quelques anecdotes viennent compléter l’histoire. Le dépliant est en vente au Musée Marius-Barbeau et la découverte de la ville peut se faire en toute saison. Du 9 mars au 6 avril 2010 Sous le thème Impression, une centaine d’artistes vous proposent leur interprétation. Réalisées avec des médiums variés, les différentes réalisations vous incitent à faire appel à votre imaginaire. Le parrain de l’évènement, monsieur René Jacob, nous parle de sa vision du thème : « La peinture est ma principale source d’inspiration. J’écris comme d’autres peignent. Toujours un tableau en mémoire. En fait, je dessine les mots qui naissent dans ma tête. J’ai l’impression qu’un soupir poétique m’amène à vous ». Plusieurs prix seront remis aux artistes pour souligner l’excellence de leur réalisation. Du 10 mars au 6 avril 2010, le public est invité à voter pour les coups de cœur, venez admirer ces œuvres qui feront sûrement une forte impression.
Exceptionnellement, le Musée sera ouvert sur l’heure du dîner pour permettre à un plus grand nombre de visiteurs de participer à ce concours.
Voici les heures d’ouverture :
Pour nous joindre : Il nous fait plaisir d'inviter la population de Saint-Joseph et des environs au troisième et dernier concert de notre présente saison des Concerts Arquemuse le samedi 13 mars, 20h00 à la sacristie de l’Église de Saint-Joseph-de-Beauce. Nos invités sont le clarinettiste Stéphane Fontaine et le pianiste Stéphane Zeitouni. Plusieurs se souviendront de la performance de Monsieur Fontaine accompagné de l'Orchestre Symphonique de Québec à l'Église de Saint-Joseph-de-Beauce à l'automne 2006, qui sera aussi des nôtres pour ce concert. Le coût des billets adultes est de 20 $ et étudiants 10 $. Pour une réservation, contactez nous par courriel à activites@pianobolduc.com, par téléphone au le 418-397-5057 ou 418 397-5230. Vous pouvez aussi vous procurer directement vos billets à la Caisse Populaire de Saint-Joseph-de-Beauce. Pour connaître notre programmation et les activités de nos deux écoles de musique vous pouvez consulter en tout temps notre site au www.pianobolduc.com. D'ailleurs, les élèves présenteront leurs concerts de fin d'année en mai 2010. En effet, l'École de musique du centre de la Beauce présentera ses élèves en guitare et en chant le samedi 15 mai à l'Hôtel de Ville de Saint-Joseph-de-Beauce dès 19h00 et l'École de musique Arquemuse présentera le violon et le piano le dimanche 16 mai, 14h00 à la sacristie de Saint-Joseph-de-Beauce. L'entrée est libre. Vous êtes tous les bienvenus. Source : Michelle Lord, directrice 418 397-5057 ![]() Exposition permanente La Céramique de Beauce est un incontournable dans l’histoire de la céramique québécoise. Pendant un demi-siècle, Céramique de Beauce a produit des millions de pièces aux fonctions utilitaires, décoratives ou promotionnelles. Son apport à la culture entrepreneuriale beauceronne est indéniable et son initiative remarquable. Par son ampleur, sa variété et sa qualité, la production de Céramique de Beauce reste sans équivalent dans l’histoire de la céramique québécoise et canadienne. Aujourd'hui, collectionner du Beauce est à la mode et la valeur de certaines pièces est fort impressionnante. De plus en plus de Québécois redécouvrent ces milliers d'objets utilitaires créés par des artisans dont l'esprit d'entreprise a dominé la vie économique de la Beauce pendant cinquante ans. La diversité et la qualité de cette production de faïence fine en font une expérience exceptionnelle dans l'histoire des entreprises québécoises. Dans cette exposition vous pourrez y voir au-delà de 400 pièces et plus de 3000 sous forme virtuelle. Le film La Moisson de la glaise de l’Office National du Film évoque le contexte d’apprentissage des premiers artisans de Céramique de Beauce. Un livre intitulé Céramique de Beauce produit par les Éditons GID et écrit par MM. Richard Dubé, Daniel Cogné et Paul Trépanier, est disponible à la boutique. Ce livre, abondamment illustré de 256 pages est en vente au coût de 39.99$.
Un catalogue virtuel, comprenant plus de 600 photographies des premières pièces de Céramique de Beauce, réalisé par madame Isabelle Veilleux, responsable des collections du Musée, est en vente au coût de 30,00$
Pour nous joindre : ![]() En tout temps
L’église de Saint-Joseph-de-Beauce se classe parmi les plus belles églises du Québec. L’architecte Francois-Xavier Berlinguet dessine les plans de cet édifice qui associe des styles de diverses époques. Sa construction fut réalisée en trois grandes étapes échelonnées de 1865 à 1901. L’église a la forme d’une croix latine et un chœur en hémicycle. Construite en pierre, les murs sont percés de magnifiques verrières. L’intérieur de l’église est très ornementé et le majestueux maître-autel attire l’attention dès l’entrée. Une série de peintures réalisées par les Sœurs du Bon Pasteur de Québec, mettent en valeur les différents autels et retracent les dernières heures de la vie du Christ grâce aux scènes du Chemin de croix. L’orgue occupe une place de choix au deuxième jubé et accompagne harmonieusement les célébrations liturgiques. Une visite guidée complète de l’église vous en fera découvrir toutes les particularités et vous permettra d’apprécier ce bâtiment exceptionnel. Les visiteurs doivent se présenter au Musée Marius-Barbeau pour être accompagnés lors de la visite.
Pour nous joindre : ![]() ![]() Exposition permanente Notre exposition sur la Beauce vous fascinera par son univers unique et divertissant. Partez à la découverte de quelques secrets enfouis à travers l’histoire des Beaucerons. Le Musée Marius-Barbeau vous propose quelques réponses parmi plusieurs thématiques : Le peuplement, l’agriculture, l’acériculture, la foresterie, l’architecture, les institutions religieuses et d'enseignement, les gens de culture, le pouvoir politique, l’implication militaire, les industries et la géologie. Nous vous proposons des photographies anciennes et modernes, des films d'archives, des entrevues documentaires et de nombreux trésors de nos réserves, le tout agréablement guidé. Un livre intitulé La Beauce, un esprit de famille de la collection 100 ans noir sur blanc produit par les Éditions GID et écrit par MM. Rénald Lessard et Pierre C. Poulin, est disponible à la boutique. Ce livre de 256 pages présente 200 magnifiques photographies de la région, il est en vente au coût de 34.95$.
Pour nous joindre : 1er mai au 12 septembre 2010 au Musée Marius-Barbeau L’atelier 18, un regroupement d’artistes, exploite le thème du rouge. La vaste gamme des rouges présentée en 18 versions allant du tableau à la sculpture en passant par l’installation. À vous de vous enivrer du rouge passion. Les artistes présents :
Pierre Béland
Pour nous joindre : Vous désirez en savoir plus sur la Beauce? À vélo ou en voiture, parcourez la région tout le long de l’indomptable Chaudière. Le circuit offre vingt panneaux installés dans dix municipalités. Des bancs de granit vous invitent à prendre une pause pour lire et admirer le paysage. Les sites mémoires sont des lieux où sont soulignées des particularités locales : ici un personnage célèbre, là une découverte géologique importante, là-bas des signes d'une communauté ethnique qui a laissé sa trace, des lieux de science, d’histoire… des secrets jusque-là bien gardés. L'aspect remarquable des sites mémoires consiste surtout dans leur dissémination. Ils sont un musée à ciel ouvert où sont commémorés des faits historiques qui ont une importance particulière pour leurs localités. Ces sites sont conçus autant pour les Beaucerons qui se souviennent que pour les nouveaux visiteurs qui découvrent la région. Cette réalisation permet de créer un réseau sur le territoire de la Beauce, un legs aux Beaucerons. Un dépliant gratuit est disponible : à la boutique du Musée Marius-Barbeau Le dépliant est aussi disponible aux bureaux municipaux suivants :
Saint-Joseph-de-Beauce Participez au concours « DÉFI 10-20 » Le concours porte sur les vingt panneaux installés dans dix municipalités beauceronnes. Dix questions seront posées du mois de mars au mois de juin 2010. Lorsque vous trouvez la réponse, vous remplissez le coupon de participation et le soumettez par Internet ou par la poste à l’adresse suivante :
Concours Sites de mémoire, Ce concours vous donne la chance de gagner un livre intitulé « La Beauce, un esprit de famille » pour chaque question. À la fin du concours, un grand prix sera accordé parmi tous les coupons valides. La première question vous sera dévoilée le 8 mars et vous avez jusqu’au 19 mars pour y répondre.
Au deux semaines, une nouvelle question sera posée et vous aurez deux semaines pour y répondre.
Pour nous joindre : ![]() Vous êtes conviés à une activité littéraire Le dimanche 28 mars 2010 à 13h30 au Musée Marius-Barbeau René Jacob, pharmacien, écrivain et propriétaire de la maison Éditions du Lilas de Vallée-Jonction vous présente des extraits de son livre tout en prenant le thé avec vous. L'auteur nous offre des extraits de la correspondance qu’il entretien avec Clémence DesRochers depuis plusieurs années. Monsieur Jacob remettra un magnifique livre édité par les Éditions du Lilas à chaque participant. Tasses de fantaisie, échanges avec l’auteur, de quoi occuper agréablement l’après-midi. Pour de plus amples informations: 418-397-4039 Réservations obligatoires avant le 25 mars Entrée : 5.00$ pour les membres du Regroupement des Amis du Musée
Pour nous joindre : Du 4 mars au 6 juin 2010 Clémence DesRochers, auteur, comédienne, chanteuse et humoriste. René Jacob, pharmacien, écrivain et éditeur de Vallée-Jonction en Beauce
Ces deux amis collaborent à une exposition et à un livre magnifiques, cette édition comprend les mots de René, qui nous raconte l’histoire de sa mère Gertrude et les dessins de Clémence qui illustrent les scènes de la vie quotidienne. L’histoire de Gertrude évoquera peut-être l’histoire de votre mère; c’est pour cette raison que notre exposition s’intitule Nos Mères. Gertrude n’a jamais pris de photographies, elle n’avait pas le temps. Qui la prenait donc en photos les dimanches? Des histoires où l’on se souvient de toutes les couleurs des tissus et de tous les boutons!
Pour nous joindre :
Rarement il nous est donnée à lire une poésie à la fois aussi simple et difficile que celle que Louis-André Lagrange nous propose dans son premier recueil Grave contagion, publié aux Éditions du Mécène. Simple parce que transparente à travers sa douleur. Économe, surtout, dans les mots choisis, le vocabulaire utilisé. Mais difficile parce que nous percevons très bien, dès la lecture des premiers poèmes, voire des premiers vers du recueil, que l’auteur se (com)plaît à multiplier les métaphores obscures, les impressions imprécises et les atmosphères glauques au gré des vers et des strophes qui s’échelonnent devant les yeux du lecteur, qui ne peut qu’en rester ébahi. En fait, Grave contagion ne propose pas une poésie difficile : dire qu’elle est difficile, ce serait la circonscrire à l’unique cercle des lettrés, des quelques littérateurs qui, férus de mots pendant leur temps libre, s’adonnent à la littérature comme quiconque s’adonne à la raquette, au tennis ou au macramé : en dilettante. Non : Grave contagion renferme une poésie qui relève plutôt de l’exigence. Une poésie exigeante qui, tout compte fait, invite à aller plus loin que soi. Dès la première page, nous savons que nous n’avons pas affaire au produit de l’imaginaire d’un écrivain du dimanche. Les poèmes, dont les vers sont dispersés à travers la page, apparaissent construits de façon aléatoire. Or, cette apparente déconstruction laisse plutôt entrevoir une déconstruction contrôlée ou, mieux encore, une construction de la déconstruction, une architecture à la fois érigée et démolie, très consciemment, afin de maximiser le sens des poèmes. Selon les propres dires de l’auteur, le recueil représenterait la période de l’adolescence, avec ce qu’elle suppose de questionnements, de remises en question, de doutes, d’espoirs, de rêves déchus. Il serait alors des plus aisé de ranger ces poèmes sous l’appellation méprisante d’« écrits de jeunesse », lesquels représenteraient justement cette transition de l’enfance à l’âge adulte. Le poème « La femme se meurt », où apparaît une certaine Alice (au Pays des merveilles, me diriez-vous), serait à cet égard emblématique. Toutefois, Grave contagion, ne serait-ce que par son titre, laisse entrevoir une poésie beaucoup plus sombre. La révolte typique de l’adolescence y suinte. La solitude y est tantôt recherchée, tantôt décriée. Sachant combien il est difficile de vivre en ce bas monde, surtout en période de crise telle que l’adolescence, le poète s’autorise la découverte de repaires – la découverte de la sexualité, l’athéisme comme philosophie, la beauté et l’utilité de la poésie, l’univers de la ville (à la fois louangé comme espace de solitude et critiqué come espace social) – afin de laisser évacuer le trop-plein, montrant ainsi la voie à d’autres qui, comme lui, se cherchent, désespérément. Les vers, lapidaires à l’extrême, ne se résumant plus souvent qu’autrement à un seul mot, sont des plus évocateurs : l’auteur a peut-être ainsi voulu montrer la difficile appropriation du langage par un adolescent qui, au seuil de l’âge adulte, ne sait comment dire ses peurs et ses angoisses si ce n’est que par une langue haletante, telle une personne qui a le souffle court et qui risque d’expirer à tout moment. Dans sa quête d’identité, l’auteur, non pas uniquement centré sur sa propre personne, se montre attentif aux sorts des plus démunis, des prostituées, des laissés-pour-compte de cette société qui, se voyant refuser jusqu’à leur nom, n’ont personne d’autre que le poète pour les nommer et leur accorder une existence, ne serait-ce que littéraire. Grave contagion, c’est la fin d’un monde, celui de l’enfance. C’est surtout la fin de tout un monde : celui que nous connaissons et dans lequel nous vivons, le monde urbain, le monde des prostituées, des personnes sans domicile fixe, des illuminés (et des voyants; il ne faut pas oublier Rimbaud, et Baudelaire, qui n’est certainement pas très loin). Le monde des gratte-ciel. Le monde que nous avons façonné. Fini. Plus rien. Sauf le poète. Car c’est le seul qui reste. Qui demeure. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène
Dans l’avant-propos à son ouvrage autobiographique L’espoir est une source de vie, publié aux Éditions du Mécène, qui ont pignon sur rue à Saint-Prosper, l’auteur, Marie-Louis Bolduc, originaire de Sainte-Clotilde, confie que le projet d’écrire l’histoire de sa vie lui est venu lors d’un séjour à l’hôpital. Et ce n’est certainement pas un hasard, puisque le livre en question traite, en majeure partie, de questions liées à la santé de l’auteur. Dans la première partie de L’espoir est une source de vie, Marie-Louis Bolduc nous raconte son enfance, qu’il a passée sur une ferme, accompagné de ses nombreux frères et sœurs et de ses parents. Sa vie, en somme, n’est pas bien différente de celle de bien d’autres enfants beaucerons de l’époque : né en 1937, Marie-Louis Bolduc participe aux jeux des enfants de son âge, s’émerveille devant les beautés de la nature et se montre, dès un jeune âge, fort sensible, que ce soit devant la grandeur des sentiments humains, comme l’amour, ou encore devant la misère et le malheur, comme cette Deuxième Guerre mondiale, qui semble l’avoir tant marqué. Peu à peu, Marie-Louis Bolduc grandit, connaît d’autres rudes épreuves, telles que le décès de son frère Maurice, noyé dans des circonstances tragiques, s’engage comme travailleur dans les chantiers forestiers, s’émerveille en compagnie d’une belle Beauceronne originaire de Saint-Honoré, avec qui il fondera bientôt une famille. Bref, Marie-Louis Bolduc mène une vie des plus ordinaire, remplie de moments heureux et d’épreuves difficiles à surmonter. Mais à 39 ans, sa vie bascule littéralement. Des problèmes lombaires, qui dégénèrent bientôt en multiples hernies discales, l’obligent de plus en plus à limiter son temps dévolu au travail et aux tâches quotidiennes. L’auteur raconte alors avec maints détails ses multiples séjours dans les hôpitaux de la province (et même de Paris), les traitements qu’il a reçus, certains plus ou moins efficaces, ses peurs, ses angoisses, pour sa famille et pour lui. Comme cela est mentionné à plusieurs reprises dans le livre, c’est l’amour de et pour Dieu qui l’a sauvé et qui lui a permis, jusqu’à ce jour, de rester en vie. Outre l’apport de la religion, qui semble l’avoir littéralement transporté, Marie-Louis Bolduc semble surtout détenir une qualité qui, de nos jours, fait peut-être défaut à plusieurs d’entre nous : le courage. Qui d’entre nous ne baisserait pas les bras devant la mort d’un proche, l’annonce d’un cancer incurable? Qui d’entre nous ne baisse pas les bras devant une note scolaire qui n’est pas à la hauteur de nos attentes, une promotion qui n’a pas été obtenue au travail, un appareil électronique quelconque qui ne fonctionne plus ou encore une sortie annulée? L’espoir est une source de vie est en ce sens utile, puisqu’il montre un modèle de courage devant une vraie souffrance, physique et morale, une souffrance que d’aucuns devraient peut-être considérer par rapport à la leur afin de relativiser leur propre souffrance (ou soi-disant telle). Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène Ni vérité ni mensonge : que dire d’un tel livre, récemment paru aux Éditions du Mécène et écrit par Adrienne Aubut? Car si le contenu de l’ouvrage ne se situe ni du côté du vécu, ni du côté de la totale fiction, comment alors faire la part entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas? En fait, la dichotomie que propose l’auteure dès le titre façonne le contenu, voire l’entière structure de l’ouvrage. Alors que les pseudo-biographies pullulent présentement sur le marché du livre et qu’une demande accrue se fait sentir pour les récits de vie authentiques (avec des sujets comme la perte d’un être cher, les épreuves causées par une grave maladie, l’analyse d’un parcours personnel ou professionnel hors du commun, une révélation spirituelle ou religieuse soi-disant fondée…), il me semble que l’entreprise d’Adrienne Aubut devrait être saluée, ou du moins soulignée : elle mêle, à travers de courts récits et des poèmes de facture plutôt classique, des éléments autobiographiques, des souvenirs, des réminiscences de son propre passé, qu’elle agrémente, au gré de son imagination et de son plaisir, ou qu’elle ne dévoile pas tout à fait afin de ne pas montrer son jardin secret à la vue de tous. L’intérêt de Ni vérité ni mensonge réside justement dans ce mélange de faits vécus et de fiction pure et simple, de vérités forgées et d’inventions se rapprochant de plus en plus du réel, devenant parfois même plus réelles que le réel lui-même. Volontiers disparate, le recueil propose un ensemble de pièces brèves où s’entremêlent la nostalgie des mœurs d’autrefois, des cultivateurs et des travailleurs de la ferme, le plaisir vif éprouvé lors de jeux d’enfants (lire le petit récit « Boutons assortis »), l’admiration pour les artistes qui utilisent leur talent à merveille (« L’organiste », « Il était une fois un cordonnier »), l’insolite (« Pierre-Albert », un itinérant, et « Drôle de bonhomme », récit mettant en scène un personnage foncièrement anticlérical) et le tragique – à ce sujet, le court mais intense récit, « Une dure leçon » est des plus efficace. La pièce maîtresse du recueil d’Adrienne Aubut est la longue nouvelle « Éloïse », mettant en scène une femme qui, au temps de la guerre, se montre forte, peut-être même davantage que ceux qui se sont engagés dans l’armée. Patriotique – il faut dire que son amour indéfectible de la mère-patrie a été renforcé par l’amour qu’elle a éprouvé pour un pilote de guerre français, malheureusement mort au combat – elle dénonce certains de ses compatriotes qui refusent de joindre les rangs de l’armée au temps de la Conscription, ce qui lui vaut les foudres du clergé local. Mais il en faut beaucoup plus pour impressionner Éloïse, qui possède une force de caractère hors du commun et qui mène une carrière des plus enviables au bureau de poste. Cependant, c’est une femme aigrie et vieillie que nous retrouvons à la fin du texte, une femme qui a trop longtemps vécu, confinée à une solitude stérile, avec pour seules consolations le jardinage, l’écriture et les douces réminiscences de souvenirs qui risquent, tôt ou tard, de s’évanouir.
C’est à mon sens le texte le mieux écrit du recueil (la narration, plutôt brisée, est par ailleurs bien menée), celui qui lui donne tout son sens, celui qui vaut le détour. Source : Nicholas Giguère, étudiant et auteur aux Éditions du Mécène
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