septembre 2007, numéro 5
À LIRE CE MOIS-CI :

Éditorial
• La diversité en péril
Découvertes
• Connaissez-vous la table Beauce-Etchemin du Conseil de la culture ?
• Festival du film de Saint-Séverin – Un cinéma qui nous regarde
• Quand la culture s’apprend
• Le Moulin La Lorraine
Actualités
• Parlons donc culture
• Essayez quelque chose qui manque à votre culture !
• Donnez du volume à votre esprit
• Lancement de la 2ième édition du Fonds culturel de la MRC Robert-Cliche
• Trois jours de séduction pour Benoît Brière !!!
• La saison culturelle d’automne 2007 : c’est reparti !
• Fondation d’une troupe de théâtre amateur à Sainte-Marie
• La cinquième édition du concours d’œuvres d’art est lancée sous le thème Mouvance
• Supplémentaires, quatre filles, un soir…
• L’automne au Musée Marius-Barbeau
• Spectacles à venir au Théâtre du Vieux-couvent
• Rentrée littéraire hâtive
• Le CLD Robert-Cliche met en ligne son répertoire des ressources culturelles
• Exposition « Vent de liberté »
• La classe des Maîtres
• Lancement du livre « Salim se dévoile »
• Remise du prix Lionel-Séguin sous l’égide de la Fondation Maisons anciennes du Québec
• Invitation du Cercle des fermières de Saint-Cyprien
Divers
• Amour et souffrance au quotidien
• Se découvrir par le voyage, voyager pour se dire
• De la vitesse folle de la Formule 1 à la vitesse de croisière
• 2012. Qui peut prédire ce que sera la terre à cette date ?

 

ÉDITORIAL

  La diversité en péril

En cette rentrée culturelle marquée par les réflexions autour des « accommodements raisonnables » et autres « ajustements concertés », nous vous proposons cette réflexion sur la diversité culturelle, toujours d’actualité, tirée d’un article d’Anne-Marie Impe, dans la revue Enjeux internationaux, numéro 9, automne 2005.

Bonne lecture !
 

LA DIVERSITÉ EN PÉRIL

La diversité culturelle est une extraordinaire richesse, qui donne goût et « pétillance » à notre existence. Elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et doit à toute force être préservée. Au même titre que les espèces animales ou végétales. C’est le but de la «Convention sur la protection des contenus culturels et des expressions artistiques ». (…) La Convention reconnaît, en effet, que les biens et services culturels ne sont pas des marchandises comme les autres.

Ils sont dotés d’une double nature, économique et culturelle. Et doivent à ce titre bénéficier d’un traitement particulier, qui leur permettra de ne pas être soumis, comme les autres produits, aux lois de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cet accord offrira dès lors aux Etats la possibilité de soutenir et protéger leurs artistes et industries culturelles. Les Américains et les Israéliens s’y sont jusqu’ici opposés, car ils estiment que cette Convention fausse la libre concurrence. (…) Faut-il, par exemple, par respect des différences culturelles, accepter des pratiques comme l’excision, le mariage forcé ou l’esclavage ? Certaines traditions ne doivent-elles pas être remises en question, voire fermement combattues? Mais qui peut en décider, et selon quels critères ? (…) Concernant plusieurs de ces pratiques, la communauté internationale a en effet pris position, et a établi des normes dites « indérogeables ».
 

LE PÉRIL DE LA DIVERSITÉ

Il ne faut pas se voiler la face. La rencontre des cultures n’est pas toujours vécue dans la plus parfaite harmonie. Si l’on consulte l’histoire et ses livres, force est de constater que le bruit et la fureur, les heurts et les combats ont la plupart du temps accompagné les contacts entre civilisations, marquant parfois durablement les imaginaires collectifs. Face à ce qu’ils percevaient comme une agression, certains pays (comme le Japon du début du XVIIe siècle ou la Corée aux XVIIIe et XIXe siècles) se sont carrément repliés sur eux-mêmes, fermant leurs frontières aux étrangers.

Aujourd’hui, la tendance au repli identitaire gagne à nouveau du terrain. Sous prétexte de protéger sa culture et son authenticité face aux effets pervers de la mondialisation, ou au supposé péril vert, blanc, jaune ou noir, on assiste à des enfermements frileux, au développement de mouvements ultranationalistes, à des poussées de xénophobie pouvant aller jusqu’à la purification ethnique et au génocide.

Dans les pays les plus prospères et qu’on croyait les mieux protégés, les attentats de New York, Madrid et Londres, mais aussi l’assassinat du cinéaste Théo Van Gogh par un extrémiste musulman à Amsterdam, ont ébranlé les convictions de beaucoup sur la coexistence pacifique et le dialogue des cultures. Les modèles hollandais ou britannique de tolérance ont brusquement vacillé. Révélant leur fragilité, nos sociétés ont montré à quel point l’esprit démocratique, loin d’être un principe solidement ancré, était épidermique, voire pelliculaire. Comment vivre ensemble dans la diversité?

La question est cruciale et se pose avec une brûlante acuité. Nombreux sont ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur les différents modèles de gestion de la pluralité, dont chacun a montré ses limites. Que ce soit l’intégration à la française, qui vise à fondre les différences dans le creuset de la République, ou le multiculturalisme à l’anglosaxonne qui, selon le juriste suisse Bernard Wicht, « ne propose aucun vouloir-vivre-ensemble et conduit, en dernière instance, à une certaine “balkanisation” des sociétés. » Comment concevoir dès lors une autre manière de vivre ensemble, qui transcende ces différents paradigmes, en évitant les écueils de la naïveté comme des anathèmes?

En organisant la « cohabitation culturelle », répond Dominique Wolton, célèbre sociologue français, directeur de recherche au CNRS et auteur, notamment, de L’autre mondialisation. Et de préciser que «La cohabitation culturelle consiste à établir des règles permettant à chaque culture de se protéger tout dialoguant avec les autres cultures. » Cette conception est susceptible d’éclairer les débats de notre temps où tend à s’imposer le paradigme d’Huntington, selon lequel « les fractures de civilisation sont les lignes de front de l’avenir. »

À l’heure où la tentation du repli identitaire gagne du terrain, le grand poète et essayiste mexicain Octavio Paz nous invite à emprunter un autre chemin : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs, souligne-t-il. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations, de l’obsession de la pureté. Le drame des Aztèques, comme celui des Incas, est né de leur isolement total : impréparées à confronter d’autres normes que les leurs, les civilisations précolombiennes se sont volatilisées dès leur première rencontre avec l’étranger. »

« Les métissages ne sont jamais une panacée, écrit, dans le même esprit, Serge Gruzinski, directeur d’études à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris). Ils expriment des combats jamais gagnés et toujours recommencés. Mais ils fournissent le privilège d’appartenir à plusieurs mondes en une seule vie. »

 

DÉCOUVERTES

  Connaissez-vous la table Beauce-Etchemin du Conseil de la culture ?

Peut-être lisez-vous ce bulletin depuis maintenant un an, sans savoir qui sont les personnes derrière sa publication ? Ce sont des passionnés de la chose culturelle, des quatre MRC de la Beauce et des Etchemins, qui se sont réunis à l’instigation du Conseil de la culture de Québec et de Chaudière-Appalaches, afin de déterminer des actions concrètes qui permettraient un meilleur développement culturel sur le territoire. Sous la présidence de madame Lise Sirianni, animatrice culturelle de Sainte-Marie, avec beaucoup de cœur et d’énergie, ces quelques personnes se consacrent depuis près de deux ans à accomplir les mandats qu’ils se sont donnés pour les prochaines années.

Le plan d’action permettra au cours de prochains mois de favoriser le partenariat et le réseautage, d’améliorer la visibilité des arts et de la culture, de sensibiliser les élus à l’importance de l’activité culturelle et de doter la région d’outils de développement.

Vous avez actuellement en main la première réalisation de la table. Nous avons également réalisé une étude de la couverture culturelle dans les médias régionaux, et un rapport présentant des recommandations sera produit cet automne. Enfin, nous tentons de favoriser la mise en ligne sur le Web des répertoires des ressources culturelles de toutes nos MRC. Bref, beaucoup de pain sur la planche !

La table lance une invitation aux artistes, et aux travailleurs culturels qui souhaiteraient partager nos préoccupations et se joindre au groupe. Si vous êtes intéressés, veuillez contacter Andrée Lapointe, au Conseil de la culture, au 523-1333, poste 224.

 

  Festival du film de Saint-Séverin – Un cinéma qui nous regarde


 

Le Festival du film de Saint-Séverin, né d’une initiative citoyenne, a été créé en 2003 pour donner un nouvel essor au village sis sur les hauteurs de la Beauce. Ainsi, quelques personnes se regroupent pour plaider la cause de la préservation et la mise en valeur de l’église et du cimetière, témoins du passé de Saint-Séverin. De là est donc née l’idée de créer un événement original se déroulant à partir du site paroissial.

Ce festival unique en son genre au Québec présente annuellement, au cours de la fin de semaine de l’action de grâce, des documentaires d’auteurs à caractère humaniste qui donnent à réfléchir sur notre monde, nos héritages culturels, nos croyances et nos idéaux. Les organisateurs sont heureux de présenter la 3ième édition du 4 au 7 octobre 2007 sous la nouvelle dénomination « Festival du film de Saint-Séverin – Un cinéma qui nous regarde ».

Encore une fois, le comité de sélection des films du festival a fait preuve de discernement et de perspicacité pour vous offrir une programmation de belle qualité et de grand intérêt. Plusieurs réalisateurs et invités choisis ont accepté de venir présenter leur film. De plus, s’ajoute cette année un volet Jeunesse, spécialement conçu pour les enfants, les adolescents, les enseignants et les parents.

Le festival s’ouvrira officiellement le vendredi 5 octobre avec le film de Serge Giguère « À force de rêves », récipiendaire du Prix Jutra 2007. Le réalisateur sera présent et échangera avec le public après la projection. De plus, trois documentaires seront présentés en primeur, « Ceux qui savent encore rêver » d’Anaïs Barbeau-Lavalette, « Dieu et nous – Un passé catholique » de Carl Leblanc et « Ramon Mercedes » de Raymonde Provencher, ce dernier, présenté en collaboration avec Télé-Québec.

Pour consulter la programmation complète à partir du 12 septembre, visitez le site du festival www.festivalcineseverin.org
Information : (418) 426-2423

 

  Quand la culture s’apprend

Le roi est mort, vive le roi ! En effet, pendant que certains pleurent les joies estivales, d’autres se réjouissent du retour des activités automnales. Chose certaine, la rentrée scolaire est, à cette période, la préoccupation principale d’une grande partie de la population. Comme plusieurs personnes se plaignent que le sport et les affaires prennent toute la place dans notre région, je me suis interrogée sur la place de la culture dans les institutions scolaires de la MRC Beauce-Sartigan. Avec l’été encore en tête, j’ai donc surfé sur Internet et fait de belles découvertes.

En effet, outre diverses activités culturelles parascolaires dans toutes les écoles, il est possible d’allier études et arts en Beauce et ce dès le secondaire I. À l’École secondaire Notre-Dame-de-la-Trinité, les jeunes artistes en herbe ont deux choix intéressants. D’une part, le programme Musique Plus permet aux « aspirants » musiciens d’apprendre à jouer un instrument ou de perfectionner celui qu’ils possèdent déjà. Par la suite, ils ont le choix de jouer en groupe ou en solo. D’autre part, le programme Arts Plus permet aux jeunes de consacrer davantage de temps à découvrir leurs talents artistiques. Fait intéressant, aucun pré requis n’est exigé pour ces programmes.

Du secondaire III à V, la Polyvalente de Saint-Georges donne l’opportunité aux élèves de poursuivre leur démarche culturelle avec deux programmes différents. Pour les musiciens, il y a deux options : l’option musique/stageband pour ceux qui désirent faire partie d’un groupe musical de vingt à trente instrumentistes et le parcours musique pour ceux qui préfèrent un apprentissage individuel ou en petit groupe. Pour les comédiens, le programme de théâtre s’étale sur trois ans et en plus des diverses techniques enseignées, les participants se produisent sur scène et assistent à des pièces de théâtre. De plus, plusieurs cours optionnels culturels, tels danse, arts plastiques, graphisme et communication sont offerts aux jeunes. La Polyvalente Bélanger de Saint-Martin offre également plusieurs cours optionnels dans le domaine : musique, théâtre, arts plastiques et la reproduction d’objets historiques.

Le Cégep Beauce-Appalaches offre deux programmes culturels aux jeunes adultes qui désirent une formation préuniversitaire. D’une part, le programme d’Arts plastiques, d’autre part le programme Arts et Lettres qui a deux options, soit Langue ou Lettres et Communication. Les programmes d’Arts plastiques et de Lettres et Communication permettent aux élèves d’explorer leur créativité, tandis que le programme de Langue encourage activement les élèves à ouvrir leurs horizons sur les autres cultures et langages.

Pour sa part, le Centre universitaire des Appalaches offre davantage de cours administratifs comme comptabilité, gestions des ressources humaines, etc., de santé avec les certificats de psychologie, gérontologie, etc. et d’enseignement. Toutefois, l’institution se présente comme désireuse de rencontrer les besoins de la population, il n’en tient donc qu’à nous de faire part d’un besoin plus grand au point de vue création et arts. Il y a d’ailleurs une ouverture en ce sens pour les personnes de cinquante ans et plus sous forme de déjeuners culturels avec un large éventail de sujets passant par l’histoire, la religion, et l’écriture.

Si une amélioration est toujours possible, ce voyage virtuel prouve donc que le milieu culturel est bien nourri dans la jeunesse beauceronne et ce, à tous les niveaux scolaires. Cependant, est-il utopique de rêver faire une carrière dans le domaine sans s’exiler? Les Beaucerons étant un peuple de solutions, une telle aspiration peut sûrement se réaliser.

 

  Le Moulin La Lorraine

Voici un aperçu de ce que propose le Moulin La Lorraine, un tout nouveau centre d’arts dans la région, unique en son genre. Ce projet d’envergure a été initié par Mme Lorraine Langevin et M. Jean Turmel, nouveaux propriétaires du site.

Les moulins et la science
Le hall multimédia du moulin présente une exposition thématique sur différents types de moulins. Le fonctionnement de la roue à godets, spécifique à l'établissement, est à l’honneur.

Salle d’exposition Pierre-Beaudoin
Lieu d’exposition principal, situé au deuxième étage de la bâtisse. Cette magnifique salle multifonction permet d’exposer les œuvres variées d'artistes renommés, d’ici comme d'ailleurs. Plusieurs expositions sont prévues au cours de l'année.

Le café du patrimoine
Un historique illustré du moulin Beaudoin, anciennement établi sur cette berge, qui permet d’apprécier l’importance patrimoniale de ce joyau.

Notre jardin horticole
Le site enchanteur du Moulin est lui aussi soigneusement aménagé sur les rives de la décharge du Lac Caribou. On peut y contempler un paysage campagnard des plus pittoresque : ruisseau, promenade, sculptures, plantes indigènes. Un lieu tout indiqué pour méditer, peindre, ou écrire !

Soyez les bienvenus !
Le Moulin La Lorraine est un lieu exceptionnel où se côtoient nature, art et culture. Toute l’équipe vous attend aux journées portes ouvertes les 28, 29 et 30 septembre 2007, entre 10h00 et 17h00. Entrée libre et gratuite pour tous.
 

Coordonnées :
1286, route 277
C.P. 5010
Lac-Etchemin, Québec
G0R 1S0
Tél.: (418) 625-4400
Courriel : info@moulinlalorraine.ca
Site web : www.moulinlalorraine.ca

Heures d’ouverture
Du mercredi au dimanche, de 10h00 à 17h00.
Fermé les lundi et mardi.

Au plaisir de vous y accueillir !
 

Source : Emmanuelle Breton, Directrice artistique

 

  

ACTUALITÉS

   Parlons donc culture

Cette année encore, l’émission Parlons donc culture reprendra l’antenne sur les ondes de TVCOGECO et ce, à compter du 17 septembre. Animée par Solange Thibodeau, cette émission de 15 minutes vous mettra à l’affût de tout ce qui touche le milieu culturel de notre région. Parlons donc culture sera à l’antenne de TVCOGECO à plusieurs reprises au cours d’une même semaine, soit le mardi à 20h et 22h, le mercredi à 17h30, le samedi à 18h et 22h et le dimanche à midi.

Vous voulez promouvoir une activité culturelle, un lancement de livre, une exposition ? Contactez Solange Thibodeau qui pourra se rendre sur place pour capter votre activité avec l’équipe de TVCOGECO.

Pour connaître les sujets traités à chaque semaine, syntonisez COOL FM 103.3 « Le son d’une génération ».

Pour informer Solange Thibodeau des activités à promouvoir et l’inviter à celles-ci, vous pouvez la contacter au Gîte de la Rivière, (418) 228-0015 ou par courriel au : solange@gitedelariviere.com.

 

   Essayez quelque chose qui manque à votre culture !

La 11ième édition des Journées de la culture se tiendra les 28, 29 et 30 septembre 2007 dans l’ensemble des régions du Québec. Vous êtes cordialement invités à participer aux nombreuses activités qui seront offertes dans notre région. Pour consulter la programmation locale, visitez le site Internet de la programmation au :
http://www.journeesdelaculture.qc.ca/programmation2007.asp.

 

   Donnez du volume à votre esprit

Depuis le 1er septembre, les bibliothèques affiliées au Réseau BIBLIO de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, situées sur le territoire des MRC Robert-Cliche, Nouvelle-Beauce, Les Etchemins et Beauce-Sartigan mènent une campagne d’abonnement sous le thème DONNEZ DU VOLUME À VOTRE ESRPIT! . Cette campagne culminera les 28, 29 et 30 septembre lors de la 11ième édition des Journées de la culture.

La population est donc invitée à découvrir sa bibliothèque, à s’y abonner gratuitement et à la fréquenter de façon assidue afin de profiter des nombreux services qui y sont offerts : heures du conte, rencontres d’auteurs, conférences, expositions, etc.

Les municipalités ont été invitées à adopter une résolution proclamant Journées de la culture le dernier vendredi de septembre et les deux jours suivants. Cette résolution souligne entre autres la tenue de la campagne d’abonnement et reconnaît la bibliothèque municipale comme élément clé dans la démocratisation de la culture.

Les participants courront la chance de gagner de nombreux prix offerts au terme de cette campagne:

Visitez votre bibliothèque pour obtenir tous les détails ou consultez le site www.reseaubibliocnca.qc.ca

 

   Lancement de la 2ième édition du Fonds culturel de la MRC Robert-Cliche

La MRC Robert-Cliche et le CLD Robert-Cliche sont fiers d’annoncer le lancement de la deuxième édition du Fonds culturel, issu de l’entente de développement culturel avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Ce fonds sera attribué sous forme de subventions aux acteurs culturels qui oeuvrent au développement culturel de la MRC Robert-Cliche, par appel de projets. Depuis le tournant du millénaire, la MRC Robert-Cliche a pris en main son développement culturel afin d’en faire une priorité. En effet, des pas de géant ont été accomplis et un autre pas important est aujourd’hui franchi avec le lancement de ce fonds.

Le Fonds culturel vise trois objectifs principaux soit :
      – Contribuer à la vitalité culturelle de la collectivité en soutenant la réalisation de projets culturels diversifiés;
      – Assurer la mise en oeuvre de la Politique culturelle et ainsi contribuer au développement culturel
         de la MRC Robert-Cliche;
      – Favoriser la consolidation des créneaux d’excellence culturels du territoire.

Ainsi, il s’inscrit à l’intérieur du plan d’action triennal 2006-2009, assurant la mise en œuvre de la Politique culturelle de la MRC.

Un total de 18 300 $ a été attribué l’an dernier à 8 projets, générant des investissements de près de 70 000 $. C’est donc 21 700 $ qui sera remis en subvention pour les projets de 2008. Les fonds proviennent en majeure partie de l’entente de développement entre la MRC Robert-Cliche et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine à laquelle le CLD participe financièrement. Il est aussi important de noter l’apport de partenaires financiers du milieu soit : La Fondation Robert-Cliche, Raymond Chabot Grant Thornton et les Caisses Desjardins de la MRC Robert-Cliche pour un total de 3 000 $ des fonds qui seront attribués en 2008.

Les fonds seront attribués par appel de projets, et les demandes seront évaluées selon une série de critères par un comité de sélection de trois personnes composé d’un représentant du ministère, de la MRC et du CLD. Les règlements, le mode de gestion et les critères de sélection ont été établis par le comité consultatif culturel et touristique de la MRC Robert-Cliche, composé d’intervenants culturels et touristiques du milieu.

Nous invitons donc les individus et les organisations du territoire de la MRC Robert-Cliche à soumettre des projets culturels pour l’attribution des fonds pour 2008 dès maintenant. Pour ce faire, il suffit de se procurer les règlements ainsi que le formulaire de demande au CLD Robert-Cliche (785, avenue Guy-Poulin, Saint-Joseph-de-Beauce) ou encore en téléchargeant les documents sur le site Internet du CLD au www.cldrc.qc.ca dans la section Culture et Tourisme sous Fonds culturel. La date limite pour les inscriptions est le 19 novembre 2007.
 

Source : Eve Champagne, Conseillère au développement, service culturel et touristique, CLD Robert-Cliche

 

   Trois jours de séduction pour Benoît Brière !!!

L’émission « La Petite Séduction » de Radio-Canada sera de passage les 21, 22 et 23 septembre prochains dans la municipalité de Saint-Frédéric ! Un défi de taille pour les Beaucerons.

Les Frédéricois devront déployer toutes leurs énergies, leur créativité afin d’ajouter leur propre pincée de sel au séjour fait par Benoît Brière. Un séjour qui sera non seulement inoubliable, mais original en soi. Leur mission : Séduire, faire rire et convaincre non seulement Benoît Brière et Dany Turcotte, mais le Québec en entier, que Saint-Frédéric est le village parfait !!!
Les grands initiateurs de ce beau et prestigieux projet sont Yves et Dominique Blouin. Une idée qui a su séduire immédiatement le conseil municipal et ses villageois. Déjà, trois réunions ont eu lieu, plus de 75 personnes y ont assisté !

La diffusion de l’émission se fera au printemps 2008.

Tous sont les bienvenus !

« Plus on est de fous, plus on rit ! Les Beaucerons sont reconnus pour leurs efforts et leur travail acharnés, nous avons donc l’opportunité de le prouver. Nous relèverons le défi !!! » souligne monsieur Blouin.

Pour de plus amples renseignements, (418) 426-2078.

La photo a été réalisée par Michel Pilon, photographe.

 

   La saison culturelle d’automne 2007 : c’est reparti !

C’est avec le plus grand des plaisirs que le Centre d’Art et d’exposition de Saint-Georges présente sa nouvelle saison culturelle d’Automne 2007. Changer de saison c’est faire peau neuve et la culture n’est pas exempte de ce phénomène ! En effet, il est toujours agréable d’accorder à un musée et aux gens qui viennent le visiter cette « bouffée » de fraîcheur.

Ce nouveau vent d’air frais culturel amène avec lui tout une variété de nouvelles expositions. Le Centre d’Art et d’exposition de Saint-Georges est à nouveau fier de sa brochette culturelle automnale. Le public est invité à venir admirer les nouveautés en arts visuels, tout comme à venir goûter aux plaisirs d’en apprendre davantage sur notre histoire et notre patrimoine. Nous vous proposons cet automne la découverte des deux artistes-peintres Michel Poulin et Robbert Fortin, qui tous deux tâtent de leurs traits avant-gardistes afin de placer l’Être humain au cœur d’une démarche artistique dont la finalité est toujours cette quête de liberté qui nous est chère à tous.

Venez également découvrir ce qu’ont réalisé les élèves de la Commission scolaire Beauce-Etchemin. Eh oui ! Nos petits génies nous présentent pour une seconde année leurs reproductions d’objets qui datent de l’époque de la Nouvelle-France. Non seulement leur travail de reproduction est d’un réalisme et d’une qualité frappants, mais le défi pour nous, visiteurs, consiste à trouver la fonction de nombre de ces objets aujourd’hui disparus !

Qui dit époque lointaine, dit aussi « autre temps autre mœurs ». C’est ce que nous pouvons constater à travers la magnifique exposition photographique intitulée Naviguer sur le fleuve, que nous présente l’œil averti d’Alain Franck, en collaboration avec les Publications du Québec. Des premiers temps de la colonisation jusqu’à nos jours, le fleuve Saint-Laurent a littéralement forgé le Québec contemporain. Il a fallu apprivoiser cette voie navigable afin d’assurer les communications, les échanges et, par-dessus tout, la subsistance. À l’instar de la rivière Chaudière, le Saint-Laurent nous en a fait voir de toutes les couleurs !

Comme à son habitude, la Corporation des Artistes et des Artisans de la Beauce présente en nos murs un « Collectif d’artistes » pendant la période d’exposition automnale. C’est une excellente occasion d’encourager la production de nos artistes d’ici !

À tous et à toutes, un très bel automne et au plaisir de vous rencontrer !
 

Source : M. Carl Pépin, historien, Chef de division – Développement culturel, Saint-Georges

 

   Fondation d’une troupe de théâtre amateur à Sainte-Marie

Mme Renée Guay, auteure de plusieurs pièces de théâtre et fondatrice de 2 troupes d’amateurs, aimerait offrir aux Mariverains la possibilité de fonder une troupe de théâtre amateur à Sainte-Marie. Une réunion à ce sujet est prévue.

Clientèle visée : personnes disponibles en journée, ex : personnes retraitées
Objectifs :
      – Monter une pièce qui sera présentée au printemps 2008
      – Animer les sites touristiques historiques en incarnant des personnages d’époque

Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Line Gagnon au 387-4920 ou par courriel : line.gagnon@ville.sainte-marie.qc.ca, ou se présenter à la première rencontre :

Jeudi le 11 octobre, à 13h00,
à la salle du sous-sol de l’hôtel de ville de Sainte-Marie

 

   La cinquième édition du concours d’œuvres d’art est lancée sous le thème Mouvance

C’est avec fierté que le CLD Robert-Cliche et le Musée Marius-Barbeau lancent la 5ième édition du concours d’œuvres d’art. Fort de cinq ans d’existence, le concours est dorénavant un incontournable du milieu culturel de la région et réunit des partenaires des quatre territoires de la Beauce-Etchemin soit les MRC et CLD des Etchemins, de La Nouvelle-Beauce, de Beauce-Sartigan, la MRC Robert-Cliche ainsi que la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin.

Un thème évocateur pour les artistes de la région

« Mouvance », voilà le thème privilégié pour cette cinquième édition. Inspirant le changement, le mouvement, une évolution ou une transformation, le thème est tout indiqué pour ce cinquième anniversaire. Il s’agit donc, pour les artistes du domaine des arts visuels provenant des régions de la Beauce et des Etchemins, de créer une œuvre originale, et ce, sous forme de dessin, peinture, photographie, sculpture, vitrail ou techniques mixtes. L’œuvre devra obligatoirement représenter le thème et être une œuvre de 2007 ou 2008. Ce concours permet aussi aux artistes de voir une de leurs œuvres exposées au Musée Marius-Barbeau pendant un mois soit du 4 au 30 mars 2008.

Un parrain du milieu de l’éducation

Les organisateurs sont extrêmement fiers que Monsieur Michel Pelchat, natif de Tring-Jonction, artiste contemporain et enseignant au programme d’art plastiques du CEGEP Beauce-Appalaches, ait accepté de parrainer le concours et, de ce fait, sera responsable du jury. Son approche pédagogique et son lien avec la relève promettent d’apporter une nouvelle dimension au concours.

La Beauce, les Etchemins et la CSBE s’unissent au nom de l’art

Le concours d’œuvres d’art est donc ouvert aux artistes professionnels, semi-professionnels et amateurs du domaine des arts visuels qui produisent des œuvres originales et uniques. Les participants doivent être résidants de l’une des quatre MRC suivantes : Beauce-Sartigan, La Nouvelle-Beauce, Robert-Cliche ou les Etchemins ou être sélectionnés par une école secondaire de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin.

Dix prix pour dix artistes

Les quatre « Grand prix » seront :

  • • L’œuvre ayant obtenu le meilleur pointage dans la MRC des Etchemins,
       celle-ci en fera l’acquisition pour un montant de 500 $;
    • l’œuvre ayant obtenu le meilleur pointage dans la MRC de La Nouvelle-Beauce,
       celle-ci en fera l’acquisition pour un montant de 500 $;
    • l’œuvre ayant obtenu le meilleur pointage dans la MRC Robert-Cliche,
       celle-ci en fera l’acquisition pour un montant de 500 $;
    • l’œuvre ayant obtenu le meilleur pointage dans la MRC Beauce-Sartigan,
       celle-ci en fera l’acquisition pour un montant de 500 $.

Le prix « Jeune relève » sera déterminé par le jury parmi les œuvres des élèves de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin participant au concours. Celle-ci en fera l’acquisition pour un montant de 150 $.

Les quatre prix « Coup de cœur » seront des œuvres déterminées par vote populaire et achetées par les quatre CLD participants pour un montant de 500 $ chacune.

Le prix « Coup de cœur Jeune relève » une nouveauté cette année, sera une œuvre déterminée par vote populaire parmi les œuvres de la catégorie « Jeune relève ». L’artiste recevra un prix de 50 $ de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin.

Le tour de la Beauce

Pour une deuxième année consécutive, les œuvres gagnantes du concours d’œuvres d’art feront partie d’une exposition itinérante qui fera le tour de la Beauce pour une durée d’un an, offrant une visibilité accrue aux auteurs de ces oeuvres. La programmation de l’exposition sera annoncée lors de la clôture de l’événement et la population sera donc invitée à découvrir ou redécouvrir les œuvres gagnantes.

Ceux et celles qui désirent prendre part à l’événement doivent s’inscrire en obtenant le formulaire disponible dans leur CLD respectif ou sur le site Internet du CLD Robert-Cliche au www.cldrc.qc.ca dans la section Culture et Tourisme sous Concours d’œuvres d’art ou encore en communiquant au 418-397-4354. Le formulaire d’inscription doit être complété et retourné avant le 14 décembre 2007, le timbre-poste faisant foi de la date d’envoi, le cas échéant.
 

Source : Eve Champagne, Conseillère au développement, service culturel et touristique, CLD Robert-Cliche, téléphone : (418) 397-4354

 

   Supplémentaires, quatre filles, un soir…

Le Comité culturel de Lac-Etchemin présentait le 5 mai dernier au Centre culturel de l’endroit, un tout nouveau spectacle intitulé Quatre filles, un soir. Annie Drouin de Saint-Odilon, Manon Leclerc de Lac-Etchemin, Karine Monette de Québec et Geneviève Vézina de Sainte-Justine nous ont offert une revue musicale des grands succès d’hier et d’aujourd’hui grâce à des interprétations uniques et chaleureuses. Dirigées par Roby Talbot au piano, accompagnées par Serge Poulin aux percussions et William Martin à la contrebasse, elles ont su nous en mettre plein la vue.

Présenté à guichets fermés, les billets étant tous vendus 2 semaines avant cette représentation, ce spectacle sera donc offert à nouveau à la population le samedi 22 septembre prochain à l’Auditorium de la Polyvalente des Appalaches de Sainte-Justine à 20 heures. Pour celles et ceux qui l’ont déjà vu, une version améliorée sera offerte.

Les billets sont disponibles dès maintenant (sièges non réservés) au Dépanneur Sainte-Justine (383-5858) ainsi qu’au Dépanneur Poulin de Lac-Etchemin (625-3992) au coût de 15 $ en pré-vente, 17 $ à l’entrée.

Tous les profits de ce spectacle seront versés à l’organisme Diabète Beauce-Etchemin. Pour information ou pour faire un don : Brigitte Brousseau 383-5121.

 

   L’automne au Musée Marius-Barbeau

Pour une visite à la hauteur de la réputation des Beaucerons, le Musée Marius-Barbeau vous invite à participer aux différentes activités offertes cet automne. Une nouveauté attendue des amoureux du patrimoine bâti : « Histoire de raconter ». Cette publication vous propose un guide de découvertes de l’histoire et des richesses patrimoniales qui caractérisent Saint-Joseph-de-Beauce. Un circuit piétonnier vous fera découvrir la municipalité de Saint-Joseph-de-Beauce qui est reconnue comme ayant le paysage architectural le plus représentatif du territoire beauceron.

Lors des journées de la culture du 28 au 30 septembre prochains, le musée vous offrira une visite guidée de ce circuit par le Seigneur de la Gorgendière lui-même. Pour le rencontrer vous devez toutefois réserver votre place. Ces journées consacrées à la culture vous permettront une visite gratuite de six expositions. En ce qui concerne l’histoire, quatre expositions vous seront offertes « La Beauce, pays de légendes et de volonté », « Mythes et symboles religieux », « Céramique de Beauce » et « Pignon sur rue à Saint-Joseph ». Des activités vous seront aussi proposées pour vous amuser tout en comprenant certaines notions d’architectures. Les enfants sont les bienvenus. Deux expositions en art vous raviront «Regards pittoresques» de Gaétane Boucher de Beauceville et «Les humeurs du ciel» de Jean-Claude Deschênes de Frampton. Des médiums tel qu’aquarelle et huile vous y seront démontrés.

Dès le 15 novembre, vous pourrez voir une exposition intitulée « Ordiculture » où la relation entre l’humain et la machine est interprété par l’artiste Yann Farley de Sainte-Justine. Vous y verrez entre autres des sculptures automatisées.

Et en toute fin, des photographies, de l’artiste de réputation internationale Gabor Szilasi dévoileront la vie des Joselois en 1973. Des moments croqués sur le vif à voir.

 

   Spectacles à venir au Théâtre du Vieux-Couvent

De nouveau, un automne chaud au Théâtre du Vieux Couvent de Saint-Frédéric! En effet, après une saison d’été où le Théâtre du Vieux Couvent a enregistré une affluence de presque que le double de la saison précédente, les spectacles d’automne commencent dès le 15 septembre, avec la comédie interactive « Le Blues des urinoirs » une comédie irrésistible qui nous raconte 24 heures dans les toilettes pour homme d’un bar. Surprises et divertissement garantis! Le 29 septembre, la salle du théâtre vibrera au son des chansons de Julie Daraîche. La Reine du country au Québec, débarque à Saint-Frédéric. Les 5 et 6 octobre, retour de la pièce à succès« Chômage » pour la quatrième fois en 3 ans. Rires assurés. Les 12 et 13 octobre « Chômage 2 » sera chez-nous pour la deuxième fois en 2 ans. Rires garantis là également. Tous les vendredis et samedis de novembre le succès de l’automne dernier « Tranches de vie » revient pour une nouvelle série de spectacles. Pour terminer la saison, un tout nouveau spectacle concocté par Alexis Roy (Alexis le conteur) et Martin Savoie (La grand’ débâcle), sera joué en grande première au Théâtre du Vieux Couvent. Le nouveau duo qui a pour nom « Alexis Roy et les Jarrets noirs, présentera le spectacle « La veillée chez le père Landry » une soirée remplie de contes, légendes et de danse traditionnelle. Une bonne idée pour une sortie entre amis, les 1er et 8 décembre.
 

Source : Mario Boutin

 

   Rentrée littéraire hâtive

Les Éditions du Mécène auront connu une rentrée littéraire pour le moins hâtive avec déjà quatre nouvelles publications à leur catalogue.

Monsieur Gérard Coulong, avec ses « Voyages, réflexions et balivernes » s’est inscrit avec bonheur le premier dans le calendrier 2007-2008 des lancements littéraires de la maison.

Madame Sonia Ben Abdallah l’a suivi avec un conte fantastique intitulé « Dolce et Duchesse à la Cité des Ombres ».

Monsieur Gaétan Grondin récidivait pour sa part après avoir publié sa propre histoire en 2005 sous le titre « Entre la colère et la mort », voilà qu’« il cède toute la place à son imaginaire avec une histoire à mi-chemin entre la bande dessinée et le roman qu’il a intitulé simplement « Grog ». Et ce dont il n’est pas peu fier, c’est la collaboration de son fils Francis aux illustrations.
Puis, dans un format différent et dans un propos bien différent, Brigitte Dulac signe « Embarquement sur L’Améthyste »,qui se veut une initiation à la médiation et à la visualisation.

À venir également, messieurs Robert et Rémi Bolduc, neveu et oncle, réaliseront enfin leur rêve de publier récits et anecdotes puisés dans le terroir familial et beauceron s’étirant à même les générations qui le sont précédés, sans oublier la leur. « On n’avait pas juste de la misère dans la Beauce » en fera une illustration éloquente. (À paraître en octobre)

Dans la même veine, quoique plus personnelle, Nicole Dumas raconte dans « Sous un ciel bleu », ses souvenirs d’enfance et d’adulte à travers une plume qui emprunte tantôt au lyrisme des romantiques du XVIIIe siècle, tantôt au journal personnel et tantôt… aux recettes d’un temps révolu. (À paraître en octobre-novembre)

Puis, dans un même laps de temps, les Éditions du Mécène se transporteront dans le nord de Montréal, dans les Basses Laurentides, pour réaliser le rêve de Julie-Anne Allard, une jeune romancière qui propose un premier roman à saveur autobiographique intitulé « Tant que j’aurai des plumes ».

Et à quelques dizaines de kilomètres de là, Victor Célestin tiendra enfin son impressionnante biographie qu’il a jugé bon de présenter sous le titre évocateur de « Ma chienne de vie ».

Viendront aussi, espérons-le, ce recueil de poésie pour lequel il reste à trouver des mécènes, ce roman à l’eau-de-rose qui habite l’auteur depuis des années, ce roman historique qui se marie parfaitement à la réalité du 400e anniversaire de la ville de Québec, cette bande dessinée dont rêve l’auteur depuis des mois, ce premier roman de cet homme d’affaires qui a retrouvé le plaisir des mots endigués depuis son entrée dans le monde des adultes, ce deuxième recueil de poésie au verbe ciselé comme pierre précieuse, cette suite à une chronique bon enfant que l’auteur annonce comme étant interdite au moins des dix-huit ans, ce premier recueil de poésie de ce retraité amoureux des mots et sensible à tout ce qui l’entoure…

Bref, quelque chose semble annoncer que la rentrée littéraire sera permanente…

Bonne lecture!
 

Source : Jacques Bernard, Éditions du Mécène

 

   Le CLD Robert-Cliche met en ligne son répertoire des ressources culturelles

Le CLD Robert-Cliche est heureux d’annoncer, qu’après une mise à jour importante, le répertoire des ressources culturelles de la MRC Robert-Cliche est maintenant en ligne. Ce répertoire contient les noms et coordonnées d’un peu plus d’une quarantaine d’artistes et artisans du territoire, professionnels ou amateurs, ainsi que d’une vingtaine de regroupements et organismes à vocation culturelle.

Les informations du répertoire sont réparties en deux catégories soit les artistes et travailleurs culturels, comprenant les individus, ainsi que les regroupements et organismes, comprenant les organismes, les commerces, les comités, les écoles, les bibliothèques et tout autre entité à caractère culturel. Chacune des catégories est ensuite divisée en six champs soit : les arts visuels, l’artisanat, la littérature, les arts de la scène, le multimédia et l’histoire et patrimoine.

Le CLD Robert-Cliche a choisi de publier son répertoire des ressources culturelles sur Internet afin de permettre une mise à jour constante. D’ailleurs, tout individu ou organisme qui souhaite faire partie du répertoire peut s’inscrire en utilisant le formulaire en ligne sous la rubrique « Demandes en ligne » sur le site du CLD ou encore en demandant un formulaire papier au 418-397-4354.

Vous pouvez consulter le répertoire au www.cldrc.qc.ca sous la rubrique « Attraits et services touristiques et culturels ». La recherche s’effectue par catégorie.
 

Source : Eve Champagne, Conseillère au développement, service culturel et touristique
CLD Robert-Cliche
Téléphone : (418) 397-4354

 

   Exposition « Vent de liberté »

Dimanche le 9 septembre, à la bibliothèque Honorius-Provost avait lieu le vernissage de l’exposition solo de Jocelyne Fontaine « Vent de liberté ».

L’artiste nous confie ceci : « J’ai le plaisir de peindre et le bonheur de le transmettre », puisqu’elle enseigne la peinture aux ateliers d’Andrée Verreault, en plus de produire de magnifiques toiles et ardoises de toutes tailles. Celles-ci font d’ailleurs partie de ses récentes explorations. Imprégnée de la nature, qu’elle apprécie tout particulièrement, elle nous présente des oeuvres variées, empreintes de calme et de fraîcheur. Elles reflètent magnifiquement le talent et la créativité de l’artiste peintre.

On peut visiter l’exposition aux heures régulières d’ouverture de la bibliothèque :

Mardi, jeudi et vendredi de 13h30 à 17 h et 18h30 à 20h30 et samedi de 10h à 15h, ainsi que le 30 septembre, entre 13h et 16h30, dimanche des Journées de la culture, où l’artiste sera présente pour commenter son exposition.
 

Source : Line Gagnon

 

   La classe des Maîtres

Lors de la fin de semaine du 18 et 19 août, un Symposium d’arts (la Classe des Maîtres) s’est tenu au Camp Les Étincelles de Saint-Jules. Dix artistes Maîtres étaient invités à cet événement. Ils avaient pour mission d’enseigner leur art et de partager leur passion. Après avoir passé une semaine à s’imprégner et à peaufiner différentes techniques au Camp Théârtiste, les jeunes ont été jumelés à un artiste professionnel.

Le Symposium était ouvert à tous, au public comme aux jeunes apprentis et à leurs familles. Les artistes invités étaient Mme Lise Collin-Marsan, présidente d’honneur du Symposium, Mme Guylaine Jacques, M. Jacques Sylvain, M. Guy Robitaille, M. Richard Vaskelis, Mme Julie Morin, Mme Johanne Maheu, M. Michel Gagnon, M. Pierre Dion, et M. Jean-Guy Morin. Plusieurs personnes se sont déplacées pour assister à l’événement que l’on peut donc qualifier de grand succès. Pour clore l’événement, un vernissage aura lieu le 9 septembre à 14h00, au Musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph-de-Beauce. La plupart des artistes Maîtres et des apprentis seront présents, vous aurez donc l’occasion de voir les œuvres créées lors du Symposium d’art.

Cet événement a pu se réaliser grâce à des partenaires financiers du milieu, dont le Fonds Culturel de la MRC Robert Cliche, la municipalité de Saint-Jules, le fonds Telus et le Club Parentaide.
 

Source : Jean-Guy Morin, coordonnateur du Club Parentaide, tél. : 774-5555 ou info@clubparentaide.com

 

   Lancement du livre « Salim se dévoile »

Dimanche le 26 août, à la bibliothèque Honorius-Provost, se tenait le lancement du 2ième livre de M. Salim Karsh : « Un Beauceron venu d’ailleurs », Salim se dévoile. Pour ceux qui ont apprécié le premier ouvrage, quelle belle occasion de connaître encore mieux cet homme intègre et généreux, décrit par l’Honorable Raymond Setlakwe, sénateur, présent au lancement comme « …l’exemple d’un accommodement très raisonnable ». Il s’y raconte et nous livre même la recette de son délicieux fromage arménien.

Le volume ainsi que quelques copies encore disponibles du premier sont distribués aux endroits suivants : magasins A. Setlakwe de Sainte-Marie, Thetford Mines et Disraëli, Metro Labonté, Copies Extra, La Cache à Maxime, Fromagerie Gilbert et Musée Marius-Barbeau de St-Joseph et Libraire Select de St-Georges.

Félicitations à M. Karsh qui nous promet déjà un recueil de poèmes pour le futur !
 

Source : Line Gagnon

 

   Remise du prix Lionel-Séguin 2007 sous l’égide de la Fondation Maisons anciennes du Québec

Dans le cadre de son congrès annuel, qui aura lieu à Saint-Joseph-de-Beauce, l’association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ) remettra, vendredi le 21 septembre à 19h30, son prix Robert-Lionel-Séguin. La soirée, sous l’égide de la Fondation maisons anciennes du Québec, sera l’occasion de faire connaître le nom du lauréat 2007 qui lui-même sera invité, à ce moment, à prononcer une conférence sur un thème en lien avec son expertise.

Décerné annuellement depuis 1984, le prix veut souligner la contribution exemplaire d’une personne qui, au Québec, a œuvré dans le domaine de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine bâti. Le choix du lauréat fait suite à l’examen par un jury de dossiers soumis lors d’un appel de candidatures.

Pour être éligibles, les personnes dont on propose les candidatures doivent avoir fait preuve, au plan national ou international, d’un engagement soutenu et significatif visant la sauvegarde ou la mise en valeur du patrimoine bâti au Québec.
Le public est cordialement invité à participer à cette soirée qui se déroulera vendredi le 21 septembre 2007 à 19h30 au chalet de l’OTJ, 57 rue Martel à Saint-Joseph-de-Beauce.

Suite à cette conférence, les personnes présentes pourront formuler leurs questions et leurs commentaires. Un vin d’honneur offert par la MRC Robert-Cliche clôturera cette soirée et marquera le début du congrès de l’association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec qui, au plan national et par ses membres actifs dans différentes régions du Québec, apporte, depuis plus de vingt-cinq ans, sa contribution à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti.

Renseignements : Marie-Josée Lemaire-Caplette – 514-528-8444
apmaq@globetrotter.net
www.maisons-anciennes.qc.ca
Source : Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ)

 

   Invitation du Cercle des fermières de Saint-Cyprien

Le Cercle de Fermières St-Cyprien vous invite à son exposition, samedi le 29 septembre de 13h30 à 20h et dimanche le 30 septembre de 10h30 à 16 h, à la salle No 4. Nous aurons aussi un comptoir de vente au profit d'OLO, si vous avez des choses à donner, contacter Denise Hamel au 383-3831.

Bienvenue à toutes les paroisses environnantes.

  

DIVERS

  Amour et souffrance au quotidien

Parmi les genres littéraires, s’il en existe un qui soit relégué aux oubliettes au détriment de genres dits « plus nobles » tels que la poésie, le théâtre, le roman ou l’essai, c’est probablement le conte. Fort injustement, d’ailleurs. Trop souvent associé à l’univers strictement enfantin, le conte dépasse largement la simple naïveté pour interpeller le lecteur. Et c’est ce que montre Sonia Ben Abdallah avec son conte Dolce et Duchesse à la Cité des Ombres, le quarante-quatrième titre publié aux Éditions du Mécène.

L’histoire du livre demeure dans la lignée du conte traditionnel : une jeune créature du nom de Duchesse, fort belle, devient éperdument amoureuse de Dolce, un génie qui lui permet de réaliser sept vœux. Duchesse choisit de passer le reste de ses jours avec lui, jusqu’à ce que Dolce, un jour, sans avertir sa dulcinée, quitte le foyer douillet pour partir à l’aventure. À partir de ce moment, une grande analepse, qui forme d’ailleurs la grande partie du conte, explique les origines de Dolce et les motifs de sa quête. Le lecteur est alors convié à entrer dans un monde fantastique où s’entremêlent le magique et l’utopique et où s’affrontent le bien et le mal. Une galerie de personnages, dont Artus, la géante Rébecca, Lucia, le mage et bien d’autres, s’imposent tantôt en adjuvants, tantôt en opposants au héros, l’aidant dans sa quête ou l’empêchant à tout prix d’arriver à ses fins, dans un monde où il essaie de répondre à ses angoisses existentielles quant à la souffrance et à l’amour et où il doit affronter maintes épreuves, dont la traversée de la Rivière de la Mort, l’hydre à sept têtes et la créature de l’enfer. De son côté, Duchesse part à la recherche de sa douce moitié, et après plusieurs péripéties, où Dolce frôle la mort, les deux amoureux sont enfin réunis.

Les chapitres du conte, clairement identifiés, ajoutent à la limpidité du texte, ainsi que les extraits en exergue, qui donnent le ton quant au contenu. Les images de l’auteure, colorées, renouvelées et inusitées, enrichissent son propos et permettent de percevoir des réalités, comme l’amour et la souffrance, avec des yeux et des mots neufs. Enfin, les illustrations de Dérick Samson, fort à propos et détaillées, recréent avec brio les personnages inventés par l’auteure.

En fait, le conte de Sonia ben Abdallah, disponible dans le réseau de points de ventes des Éditions du Mécène et via le site Internet de la maison d’édition, n’a rien des productions mièvres à la Walt Disney qui envahissent le marché : ce texte propose une réflexion sur l’existence, la mort, et surtout sur deux thèmes qui jalonnent toute l’œuvre : l’amour, partageant une frontière poreuse avec la haine, cette dernière l’emportant parfois, et la souffrance, doublée des injustices de ce bas-monde. En ce sens, il ne s’adresse non pas seulement aux enfants, mais à tous, puisqu’il recèle des valeurs universelles qui touchent tout humain. Dolce et Duchesse à la Cité des Ombres, à une époque où guerres et conflits sans buts se multiplient et dans une société blasée où l’amour se résume à quelques prouesses, relève donc d’une criante actualité.

Nicholas Giguère

 

  Se découvrir par le voyage, voyager pour se dire

La première de couverture de Voyages, réflexions et balivernes, le quarante-deuxième titre paru aux Éditions du Mécène, montre un vitrail renfermant plusieurs éléments différents et n’entretenant pas de lien entre eux, illustrant ainsi la nature même de l’ouvrage : hétéroclite, discontinu, s’écartant volontiers de tout récit de voyage dit « standard ». Ces remarques ne s’avèrent toutefois pas négatives : elles mettent plutôt en relief la singularité de l’ouvrage, qui se démarque de toute une tradition de récits de voyages rendus par une narration linéaire relatant la suite logique des événements survenus.

Gérard Coulong nous propose plutôt un ensemble de récits de voyages, de réflexions et même de poèmes. De la Mauricie au Mont Orford, de Sainte-Anne-de-la-Pérade au Saguenay Lac-Saint-Jean, l’auteur décrit avec force détails les régions de la province qu’il a visitées, qu’il soit seul ou en compagnie de Me Nicolas Cliche, son compagnon de voyage. Ces voyages deviennent l’occasion de descriptions détaillées et souvent élogieuses de la nature québécoise, mais aussi de dresser un portrait des habitants du territoire : tantôt admiratif, tantôt railleur, Gérard Coulong décrit les Québécois avec réalisme, critiquant leurs travers, leurs habitudes absurdes, leur petitesse, leur égocentrisme.

Beaucoup plus que des récits de périples à travers la province, cet opus de l’auteur propose des réflexions sur la société et le monde. Par exemple, le chapitre « Je reviens de Lysra », par le prétexte d’un dialogue entre un terrien et un extra-terrestre, devient un lieu de critique à propos de la sexualité, de l’argent, de la religion et de la politique, sujets universels qui font la démonstration que les expériences vécues par l’auteur s’appliquent à tout humain. Certains croiront que d’autres digressions du même acabit peuvent rebuter le lecteur, mais il n’en rien : elles s’insèrent de façon tout à fait bien dans le récit, créant une pause afin de mieux revenir au récit des périples réalisés par l’auteur.

Même si la majeure partie du livre se concentre sur la vie de l’auteur en terre québécoise, ce dernier s’autorise cependant des détours jusqu’à sa prime enfance, vécue en France, ne prouvant qu’un seul fait : le voyage, qu’il soit réalisé jusqu’en Australie ou en Arabie, n’est qu’un prétexte pour revenir à soi, car il n’existe pas de plus grand voyage que la (re)découverte de soi, de ses origines.

Voyages, réflexions et balivernes, par ses passages épicuriens, par son ordre aléatoire, non figé, mais consciemment pensé par l’auteur, ce qui crée son charme, et par son style plus que vivant, saura plaire à toute personne qui désire (re)découvrir des propres régions de sa province par un regard neuf, un regard autre. Le livre est disponible au coût de 25 $, via le site des Éditions du Mécène et dans le réseau des points de vente de la maison d’édition.

Nicholas Giguère

 

  De la vitesse folle de la Formule 1 à la vitesse de croisière

La vie qui passe, la vie passe, la vie houleuse, la vie stressée, la vie pressée, la vie avide, la vie vide, la « vie-trépas »…

Puis une invitation à l’accalmie. Enfin. Pour éviter ces étapes. Autant que faire se peut.

C’est ce que nous propose Brigitte Dulac dans Embarquement sur l’Améthyste, le tout dernier titre paru aux Éditions du Mécène. Composé de quatre parties, « Méditation de réharmonisation des chakras », « Méditation sur différents éléments », « Méditations dans des mondes plus subtils » et « Méditation pour enfant », cet ouvrage propose au lecteur, par diverses techniques, une invitation à la communion avec soi par le biais de la méditation. Harmonie, bien-être et acceptation de soi sont autant de préceptes afin d’accroître les beautés intérieures de nos corps et de faire du bien à nous-mêmes. Brigitte Dulac, parmi ses pistes de méditation, propose au lecteur de retrouver la racine d’un problème, quelle que soit sa nature, afin de non seulement apprendre à le reconnaître, mais aussi à s’aimer et à développer son estime de soi.

En plus d’élaborer une méthode précise de méditation, l’auteure explique les bienfaits de cette activité et l’origine personnelle de son intérêt pour la méditation, qui remonte à une époque où elle souffrait de douleurs physiques et morales. Implicitement, elle indique que toute personne qui désire se délester d’un fardeau peut le faire par le biais de la méditation.

L’ouvrage, fort bref, étonne d’abord par la narration, qui interpelle directement le lecteur, rend la lecture dynamique et crée un sentiment d’appartenance. Les textes, généralement courts, décrivent bien les atmosphères créées par l’auteure et propices à la méditation. Ces dernières sont renforcies par les images, apparaissant toujours sur la page de gauche et puisant largement dans la nature. Mentionnons enfin que le livre est accompagné d’un disque compact recréant des ambiances sonores permettant la méditation.

Cette invitation à une croisière que représente Embarquement sur L’Améthyste, comme l’indique l’auteure elle-même, est on ne peut plus nécessaire, à une époque où dépressions, épuisements professionnels, fatigues chroniques, essoufflements planétaires et suicides pullulent comme l’ivraie se multiplie à vitesse exponentielle. Un livre de chevet, un livre qui, par son format de poche, peut être trainé et peut traîner partout. Mais surtout un livre pour soi, un livre pour l’en-soi.

Nicholas Giguère

 

  2012. Qui peut prédire ce que sera la terre à cette date ?

Il semble que Gaétan Grondin, après avoir livré Entre la colère et la mort en 2005, autobiographie où il s’est délesté de tout le fiel qui le consumait, s’est livré à cet exercice avec grand plaisir en écrivant Grog, un roman fantastique dont l’action se déroule en 2012, dans un futur rapproché. Loin des Nostradamus et des voyants, avec leur boule de cristal et leurs prédictions surfaites, Gaétan Grondin situe son roman dans la Beauce. Si cette dernière est aujourd’hui reconnue pour sa rivière Chaudière enchanteresse, pour ses sites pittoresques et pour le sens de l’entrepreneurship de ses habitants, rien de tout ça ne transparaît dans l’opus de l’auteur, originaire de Saint-Zacharie : en effet, Gaétan Grondin nous montre sans complaisance une Beauce noire, désertique, où il ne fait plus bon circuler, même en plein jour. Les habitants, gangrenés par la faim et la maladie, paraissent plus vieux que leur âge et très souvent meurent prématurément. Dans ce décor plus que sombre, voire apocalyptique, nous découvrons Jimi, un homme qui vit de services malhonnêtes à qui veut bien en bénéficier. Son univers de drogues, de sexualité et d’autres activités illicites est bouleversé lorsque qu’un être venu d’un autre dimension, du nom de Grog, atterrit derrière un immeuble, à Saint-Georges-de-Beauce. Ce dernier, qui vient du futur, en fait, de l’année 2035, cherche à préserver la terre d’une catastrophe encore plus funeste que ce qu’elle vit présentement : l’invasion de races extraterrestres du nom de Armadokars et de Démoracks. Pour ce faire, les deux héros doivent se rendre aux Îles Canaries afin de résoudre ce conflit planétaire, mais c’est sans compter les poursuites policières, les péripéties qui se multiplient et une foule d’obstacles à leur mission.

Situant l’action de son roman dans le futur, Gaétan Grondin utilise un beau prétexte pour critiquer amèrement les travers d’une société de surconsommation actuelle où les prix de l’essence et des biens matériels atteignent des sommets sans précédent, où l’économie enrichit impunément les mieux nantis de ce bas monde, où les conflits politiques, que ce soit en Irak ou ailleurs, sévissent toujours et sapent l’équilibre terrestre et enfin où l’environnement, relégué aux oubliettes dans l’imaginaire collectif, est menacé. Les compagnies hydroélectriques et pharmaceutiques, les pétrolières et toute autre institution abusant de la confiance et des ressources pécuniaires des gens qui forment ce noyau plus ou moins informe qu’on nomme la classe moyenne et des pauvres sont passées au crible sous la plume de l’auteur, qui, par un véritable style « coup-de-poing », relève avec cynisme et justesse les injustices de ce monde.

Ceci dit, même si ce roman fait part d’une réalité plus que sinistre aux yeux de certains lecteurs, il n’en demeure pas moins que l’auteur, par le biais de Jimi notamment, désamorce un peu le côté tragique par l’humour, qui est omniprésent. Ce roman fantastique, raconté sous forme de journal, est presque entièrement fait de dialogues. Ces derniers, avec les dessins de Francis Grondin, le fils de l’auteur, donnent une allure de bande dessinée au roman, ce qui s’avère plutôt inusité. Même si la forme de ce livre diffère du premier de l’auteur, il n’en demeure pas moins que le style est resté sensiblement le même. À titre de preuve : la plupart des répliques de Jimi, mêlant jurons, vulgarités et obscénités, se terminent souvent par un « stie ». Du « stie » national de Jacques Godbout dans Salut Galarneau! au « stie » pourfendeur et accusateur de Jimi, il ne subsiste pas de différence : ils dévoilent deux personnages répugnant les bassesses et sensibles à la dégradation du monde qui les entoure, à la chute libre d’un univers dans lequel nous évoluons et qui exhibe des signes indéniables de fatigue, d’épuisement. En ce sens, le roman de Gaétan Grondin est porteur de message et incite à changer nos habitudes de vie, quelles qu’elles soient, afin d’éviter ça.

Nicholas Giguère

 

 

 

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Prochaine date de tombée : 23 novembre 2007

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