| décembre 2007, numéro 6 | ||
![]() |
||
|
Nos meilleurs vœux pour un Temps des Fêtes joyeux et
une Nouvelle Année 2008 remplie de santé et de succès ! À LIRE CE MOIS-CI : Éditorial
ÉDITORIAL
Le patrimoine immatériel semble avoir la cote en ce moment. En effet, on ne compte plus les colloques, ateliers, événements qui en font leur thème principal. Qu’est-ce que le patrimoine immatériel ? Qu’on le nomme patrimoine vivant, patrimoine oral ou patrimoine d’expression, ce type de patrimoine est plus difficile à saisir parce qu’immatériel; il ne se laisse appréhender que dans la performance, qu’il s’agisse d’un artisan, d’un conteur ou d’un danseur. Il est associé à la culture traditionnelle et populaire, il désigne des traditions. L’origine de cette expression remonte aux années 1980 et témoigne d’une préoccupation à l’échelle internationale. Cette préoccupation est en lien direct avec un élargissement de la notion de patrimoine et se concentre sur sa sauvegarde et sa mise en valeur. L’UNESCO a proposé à plusieurs reprises des jalons pour définir ce pan de la culture. Dès 1982, à Paris, l’organisme international se prononce sur la sauvegarde des traditions folkloriques : « La sauvegarde a pour objet les traditions folkloriques car les peuples ont droit à leur culture propre que menace une culture industrialisée transmise par les médias ». Il s’ensuit une série de recommandations énoncées lors de la Conférence de Mexico où l’UNESCO affirme que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un ensemble de biens tangibles, mais aussi un ensemble de traditions, d’habitudes et de coutumes ». Par cette ouverture à inclure les aspects les plus intangibles de la culture, l’UNESCO invitait les États membres à considérer la totalité de leur patrimoine et à en assurer l’intégrité et la sauvegarde. Dans le même esprit en 1989, l’UNESCO retient la définition suivante pour identifier la valeur de la culture traditionnelle et populaire :
En 2001, la définition du patrimoine immatériel se précise encore à l’occasion de la présentation du programme Chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’Unesco. Mais c’est véritablement en 2003, à la suite de l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qu’un mouvement important s’est généralisé et que des projets concrets ont vu le jour. Le texte de la Convention précise :
Surtout, il invite les États membres à mener des actions concrètes de sauvegarde qu’il définit comme « les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, y compris l'identification, la documentation, la recherche, la préservation, la protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l'éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine. » Au Québec, l’intérêt pour ce patrimoine s’est manifesté de diverses manières et par divers organismes. Le Centre de valorisation du patrimoine vivant est créé en 1981. Il initie entre autres une importante réflexion sur ce volet de la culture en faisant des États généraux du patrimoine vivant en 1992 qui mènent à la fondation du Conseil québécois du patrimoine vivant. D’autres organismes voués à la défense de ce type de patrimoine voient le jour tels que le Centre régional d’animation du patrimoine oral (CRAPO) ou le Centre Mnémo et tous exercent une action de préservation ou de revitalisation. Plus récemment, en réponse à l’invitation de l’UNESCO, la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique de l’Université Laval, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications (MCCQ), le ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR), la Société québécoise d’ethnologie (SQE), le Musée québécois de culture populaire (MQCP) et le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) met sur pied un projet d’envergure appelé Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (IREPI). Le projet vise à identifier les ressources ethnologiques des régions du Québec, à les faire connaître et permettre à l’ensemble de la population de découvrir ces personnes (porteurs et porteuses de traditions) qui participent à la dynamique culturelle, économique et sociale de leur milieu. Amorcé en 2004, le projet a déjà visité plusieurs régions du Québec, dont Chaudière-Appalaches. À l’été 2006, une équipe de deux étudiantes a patrouillé les MRC Robert-Cliche, Beauce-Sartigan, et Nouvelle-Beauce. Des ressources du patrimoine immatériel comme Gigue en fête, l’ensemble folklorique Manigance, la Fête des moissons en Beauce font désormais partie de cet inventaire qui s’est poursuivi à l’été 2007 dans d’autres MRC de Chaudière-Appalaches. On y retrouve entre autres la fête de la mi-carême à l’Isle-aux-Grues ainsi que les Poêles à bois Blais à Berthier-sur-Mer. L’inventaire est accessible sur Internet. Tous ces éléments de la culture montrent que le patrimoine immatériel est bel et bien vivant et qu’il continue de se transmettre. À nous de le découvrir et de le mettre en valeur. Pour en savoir plus sur le patrimoine immatériel, consultez :
Normand Legault
DÉCOUVERTES
La table Beauce-Etchemins a tenu sa seconde rencontre de l’année 2007-2008 le 11 décembre dernier et a adopté son plan d’action pour l’année. Le plan d’action permettra au cours de prochains mois de favoriser le partenariat et le réseautage, d’améliorer la visibilité des arts et de la culture, de sensibiliser les élus à l’importance de l’activité culturelle et de doter la région d’outils de développement concrets. Nous avons particulièrement besoin de l’implication de personnes intéressées à rédiger de courts articles pour le Bulletin, dont les prochaines éditions seront publiées en mars et juin 2008. Vous aimez l’écriture, avez une bonne plume et avez une découverte, une actualité artistique, culturelle ou patrimoniale à nous faire connaître ? Contactez monsieur Yves Turgeon au yves.turgeon@cldrc.qc.ca afin de connaître nos consignes de rédaction et dates de tombée.
Lors de sa conférence de presse tenue à Saint-Joseph-de-Beauce, le 4 décembre 2007, le CLD Robert-Cliche et la MRC Robert-Cliche étaient fiers d’annoncer, en collaboration avec le ministère de la Culture, des communications et de la condition féminine du Québec, la liste des dix projets retenus dans le cadre du programme d’aide financière du Fonds culturel, lancé en septembre dernier. Le Fonds culturel est une aide financière versée sous forme de subvention aux acteurs qui oeuvrent au développement culturel dans la MRC Robert-Cliche. Cette initiative s’inscrit à l’intérieur du plan d’action triennal assurant la mise en œuvre de la Politique culturelle de la MRC. En tout, quelque 23 200 $ sont versés à dix promoteurs pour des projets qui vont générer, au total, plus de 90 000 $. Un comité de sélection, formé de représentants du ministère de la Culture et des Communications, du CLD et de la MRC Robert-Cliche, s’est réuni le 21 novembre dernier afin d’analyser les demandes selon une grille d’évaluation qui tient compte du caractère régional du projet, de ses liens avec la Politique culturelle de la MRC, de son originalité, de ses retombées socioéconomiques, des partenariats qu’il crée avec le milieu, de la diversité des sources de son financement et de sa pérennité. Les subventions accordées vont contribuer au succès des promoteurs et des projets suivants : à l’Atelier 4-Arts pour son exposition itinérante «Urgence» dans les écoles de la Beauce et la réalisation d’un catalogue d’exposition numérique ; aux Concerts Arquemuse pour sa série de trois concerts de musique classique dans l’espace patrimonial de la sacristie de Saint-Joseph-de-Beauce ; au Club Parentaide et au camp les Étincelles pour la classe des maîtres artistes, le symposium et le concours du prix coup de cœur qu’ils offriront à un groupe de jeunes de 11 à 16 ans ; au Festival du film de Saint-Séverin pour son événement du même nom ; à la Fondation Robert-Cliche pour la recherche et la rédaction de la biographie du juge Robert Cliche ; à la Municipalité de Saint-Odilon pour sa murale collective en trompe l’œil sur le mur extérieur de sa caserne de pompiers ; au Musée Marius-Barbeau pour ses deux intéressants projets que sont l’ouverture d’une École des arts et le transfert sur support numérique de plusieurs centaines d’enregistrements audios de légendes, contes et chansons beauceronnes ; à la Société du patrimoine de Saint-Victor pour le catalogage numérique d’un fonds photographique de plus de 6 000 spécimens ; et, enfin, à la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce pour la recherche et la réalisation de panneaux d’interprétation du patrimoine bâti dans le secteur de son ensemble institutionnel. À n’en pas douter, le milieu culturel de Robert-Cliche maintient ainsi sa tradition d’excellence et brillera de tous ses feux au cours de 2008. Nous vous invitons donc à suivre l’évolution de ces projets et à participer aux différentes manifestations qu’ils susciteront dans la MRC tout au long de la prochaine année. L’attribution de telles subventions ne saurait se faire sans l’apport de précieux partenaires financiers. Ainsi, les fonds proviennent de l’entente de développement culturel signée entre la MRC Robert-Cliche, le ministère de la Culture et des Communications et le CLD Robert-Cliche. De plus, il est important de souligner l’apport financier de trois partenaires privés qui sont les associés Raymond Chabot Grant Thorton et le réseau des Caisses Desjardins de la MRC Robert-Cliche. Source : Yves Turgeon, conseiller au développement, service culturel et touristique CLD Robert-Cliche
Alors que le Centre d’art et d’exposition de Saint-Georges s’apprête à accueillir l’exposition photographique des Publications du Québec intitulée Le Québec et la guerre (1860-1954), du 24 janvier au 23 mars 2008, c’est l’occasion pour nous de se remémorer les traces d’un passé fréquemment oublié. Beaucoup d’ouvrages s’écrivent à chaque année sur le passé militaire des Québécois, et qu’il en soit ainsi. Cependant, l’histoire militaire est peu enseignée dans nos institutions scolaires, si bien que beaucoup de Québécois en savent relativement peu sur ce qu’ont accompli leurs ancêtres au cours des guerres passées. Le problème est d’autant plus épineux que nos vétérans disparaissent progressivement, au fil des années, sans pour autant, dans bien des cas, avoir eu la possibilité de nous laisser des témoignages écrits. C’est dans ce contexte que toute la richesse offerte par l’histoire orale prend son sens. Le fait de s’entretenir avec ceux et celles qui ont pris une part active aux conflits passés nous révèle, à bien des égards, tout un pan encore méconnu de notre histoire. C’est ce que nous avons pu constater lors d’un récent entretien avec M. Bertrand Grenier, qui a eu l’amabilité de nous accueillir chez lui, et de nous parler de la guerre, de sa guerre, telle qu’il l’a vécue. Né en 1924, dans le village de Saint-Côme, M. Grenier n’était pas différent des autres hommes du temps. Il était un cultivateur travaillant sur la ferme familiale. Les événements troubles qui se déroulaient en Europe avaient marqué à jamais la vie de millions de personnes, comme celle de M. Grenier qui, par « esprit d’aventure » comme il le disait, décida malgré tout de s’enrôler volontairement dans l’armée. Ayant fait ses phases d’entraînement dans divers camps militaires du Québec, comme à Chicoutimi et à Valcartier, M. Grenier arriva en Angleterre en mai 1944. Au départ, comme Beauceron, M. Grenier aurait souhaité servir dans le Régiment de la Chaudière, mais les crises en effectifs qui affectèrent maints régiments canadiens-français à la fin de 1944 l’amenèrent dans le régiment des Fusiliers Mont-Royal (FMR). Unité essentiellement composée de Montréalais, les FMR eurent, selon M. Grenier, quatre Beaucerons qui servirent dans ses rangs. Dès son arrivée au front à la fin d’octobre 1944, alors que l’armée canadienne livrait bataille en Hollande, M. Grenier fut affecté à la Compagnie B du régiment. Après un mois de service au front, il fut promu au grade de lance-caporal et termina la guerre comme caporal. Comme l’a dit lui-même le principal intéressé, « (…) les promotions pouvaient aller aux bons soldats, mais elles allaient fréquemment à ceux qui survivaient aux attaques. » Pour M. Grenier, la guerre impliquait beaucoup de monde, mais elle se passait davantage au niveau du peloton, c’est-à-dire au sein des quelque 20 ou 30 soldats qui avaient des missions communes à accomplir. À l’instar des autres soldats canadiens de l’époque, la guerre de M. Grenier se composa de patrouilles de combat, de patrouilles de reconnaissance des positions ennemies, d’attaques et de contre-attaques et ce, dans toutes sortes de conditions climatiques. Bien qu’étant fils de cultivateur, habitué aux marches et aux travaux des champs, la guerre fut une épreuve physique difficile pour M. Grenier. De plus, la vue des amis qui tombaient à ses côtés et le son du gémissement des blessés ont amené le caporal Grenier à se construire une carapace. C’est cette carapace psychologique qui lui a permis, pour un temps du moins, de résister aux épreuves. Et en ce sens, M. Grenier ne s’en cache pas, le retour au Canada en 1946 fut pénible pour lui. Bien qu’il ait mené une bonne vie (il s’est marié, a fondé une famille et a travaillé longtemps comme mécanicien), il nous dit n’avoir reçu aucune aide psychologique au sortir du conflit. Il a néanmoins compris que, même à plus de 80 ans, l’une des manières d’enterrer les vieux démons du passé est d’en parler. Pour ce faire, M. Grenier s’est impliqué pendant 45 ans auprès de la Légion canadienne à Saint-Georges et dans diverses activités afin de promouvoir le souvenir de ceux et celles qui se sont sacrifiés. M. Grenier fait encore des tournées dans les écoles pour expliquer aux jeunes ce qu’est la guerre, lui qui est si bien placé pour en témoigner. À une époque où notre société tend à oublier les épreuves du passé, pour M. Grenier, ces souvenirs lui resteront en mémoire jusqu’à la fin. Source : Carl Pépin, Chef de Division Développement culturel, Ville de Saint-Georges
ACTUALITÉS
À l’occasion du congrès annuel de l’Association des amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ), tenu à Saint-Joseph-de-Beauce et à Saint-Séverin, du 21 au 23 septembre 2007, la Société du patrimoine des Beaucerons a préparé et présenté une exposition intitulée l’Évolution de la maison en Beauce et à Saint-Séverin, présentant les différents types architecturaux de maisons que l’on retrouve dans ces deux municipalités. Dans le cadre de ce congrès, le 22 septembre, Daniel Carrier, historien d’art, directeur général de la Société du patrimoine et lauréat du Prix Robert-Lionel-Séguin 1991, a donné une conférence portant sur l’architecture des maisons anciennes de Saint-Joseph-de-Beauce et de Saint-Séverin. À cette occasion, les membres de l’APMAQ ont aussi visité le centre d’archives régional agréé de la Société du patrimoine des Beaucerons. De plus, en préparation à ce congrès, Daniel Carrier a fait paraître trois articles dans la revue La Lucarne, publiée par l’APMAQ, volume XXVII, numéro 4, automne 2007, pages 6-9. Ces textes s’intitulent : Saint-Joseph-de-Beauce, un peu d’histoire ; Les maisons de Saint-Joseph-de-Beauce ; et Saint-Séverin : un village sommet et un patrimoine à découvrir. Dans ce même numéro de La Lucarne, l’APMAQ a aussi publié un article portant sur la brochure intitulée L’ensemble institutionnel et le palais de justice de Saint-Joseph-de-beauce. Enfin, toujours à l’occasion du congrès de l’APMAQ en Beauce, M. Daniel Carrier et Mme Louise Chamberland ont profité de l’occasion pour faire le lancement d’un document de 37 pages intitulé Inventaire des maisons anciennes de Saint-Séverin. Année 2006. Site Internet de la Société du patrimoine des Beaucerons : www.spbbeauce.ca
Du 15 novembre 2007 au 15 février 2008, une primeur est présentée au Musée Marius-Barbeau. Une exposition animée par deux sculptures robotisées interactives ralliant le son et la matière. Chaque sculpture s'anime, provoque et interagit. L'artiste multidisciplinaire Yann Farley est né à Québec, en 1974, dans une famille où l’art est présent. Diplômé en arts visuels à l’Université Laval à Québec en 1995, il se tourne vers l’expérimentation. Sa démarche s’inscrit dans la lignée des peintres sculpteurs. Sa pensée n’est pas de l’ordre de la REPRÉSENTATION MAIS DE LA PROPOSITION. Farley flirte avec le dadaisme dans sa pensée. Son geste suit les Arp, Duchamp et, plus près de nous, Normand Toupin, et mène une recherche dans la lignée du Junk Art. Dans une société submergée par des objets qui aboutissent au cimetière des objets (les rebuts, dirons-nous), l’artiste récupère, prolonge ainsi la vie, va au-delà de la mort. Tel un ingénieur, il fouille, scrute, veut savoir comment c’est fait. Il apprend le langage de l’ordinateur et reformule ses programmes, puis, donne une nouvelle vie à l’objet. L’objet bouge, parle, mais plus encore, l’objet réagit à notre contact, à une source lumineuse. L’objet s’HUMANISE, il nous interpelle et s’ensuit une interaction. En programmant ses œuvres, Farley SCULPTE DES COMPORTEMENTS. Mais voilà où l’artiste se détache des courants qui, inconsciemment, ont influencé sa réflexion, sa démarche; c’est qu’il prend conscience que la machine NOUS contrôle. Dans la présente exposition, vous serez à même de constater que Yann Farley est préoccupé par l’environnement. Il utilise les matériaux récupérés et leur donne une existence par un micro-ordinateur, contrôlé par des programmes élaborés dans son atelier. La machine semble alors munie d’émotions; elle évolue dans le temps et continuera ainsi, ne serait-ce que par la réaction des acteurs/spectateurs autour de l’œuvre. L’ordiculture, c’est morceau par morceau que l’objet est venu à lui. Sa main n’est que l’instrument qui a assemblé les pièces.
La fin de semaine du 7 octobre dernier, le Festival du film de Saint-Séverin a dépassé ses records d’assistance avec 902 entrées. À la soirée d’ouverture, déjà 122 personnes étaient présentes pour la projection du film « À force de rêves ». La soirée avait été agrémentée par quatre musiciens professionnels qui ont su créer une atmosphère de fête avant la projection. Le visionnement a été suivi d’un échange avec le réalisateur Serge Giguère. Une programmation d’une qualité exceptionnelle et la présence de la présidente d’honneur Louise Latraverse ont contribué à ce succès, estiment les organisateurs. Plusieurs autres réalisateurs ont enrichi de leur présence la projection des films. Des entrevues téléphoniques ont également permis de rejoindre à Paris, Toronto et Montréal, certains auteurs de films qui ne pouvaient être présents. En parallèle, les cinéphiles ont profité de la visite guidée et commentée du cimetière par l’animatrice Lynda Cloutier et l’artiste Clémence Lessard, de l’exposition des tableaux du trio d’artistes-peintres Les Vieux Loups à la salle communautaire, ainsi que des photos des maisons anciennes de Saint-Séverin dans l’église, répertoriées et mises en valeur par Daniel Carrier, historien d’architecture et directeur de la Société du patrimoine des Beaucerons. Le public a également profité de l’excellente cuisine du traiteur Luc Harvey des « Trésors gourmands ». Tout compte fait, Louise Chamberland, directrice du festival, estime que cette troisième année fut une belle réussite et envisage l’avenir avec le plus grand optimisme pour le Festival du film de Saint-Séverin Un cinéma qui nous regarde».
À l’ère de la vitesse où bien des gens communiquent par cellulaire ou par courriel, un article sur la calligraphie, paraissant dans une revue virtuelle, peut sans doute sembler saugrenu. Pourtant, lorsque l’on rencontre une femme passionnée comme madame Carmen Reny, retraitée de l’enseignement, on ne peut faire autrement que se laisser emporter dans un monde où tout est patience, lenteur et minutie. Un monde où l’on s’entretient de différents papiers, de plumes, d’encre, de poussière d’or, de sceau et de cire. Seulement quelques moments avec cette dame suffisent à insuffler le goût de prendre le temps d’écrire et de bien le faire. Madame Reny donne régulièrement des ateliers de calligraphie aux membres de l’AFEAS qui le désirent. Elle a aussi inculqué cet art, qui a traversé les temps, à des groupes d’enfants dans plusieurs écoles. Elle transmet ses connaissances qui lui viennent d’une tante religieuse, car elle souhaite former une relève. Madame Reny explique qu’un gros investissement n’est pas nécessaire. Une plume, de l’encre, du papier, une bonne position pour le dos et le tour est joué. Chaque bout de papier, de ruban est conservé. Madame Reny donne généreusement ses trucs pour personnaliser lettres et cartes de vœux. Dans des cahiers à doubles lignes, les nouvelles adeptes refont leurs classes d’écriture et copient inlassablement lettres minuscules et majuscules. L’album de ses œuvres se révèle un trésor contenant différents parchemins, cartes de vœux, d’invitation à un mariage, etc. Elle affirme d’ailleurs avoir écrit à tout le monde sauf au pape! Outre la technique, madame Reny insiste beaucoup sur la possibilité quasi infinie et le bonheur d’apprendre. Et la voilà qui donne des renseignements qui piquent la curiosité : un collectionneur de plume de calligraphie est un calamophiliste, le mot calligraphie provient du grec : Kallos qui signifie beauté et Graphein qui veut dire écrire. Tout son travail est bénévole et elle affirme qu’il est tout à fait possible d’apprendre par soi-même en consultant les nombreux sites Internet sur le sujet ou encore les volumes disponibles à la Bibliothèque municipale. Il suffit ensuite d’être patient et minutieux. Quel meilleur temps que celui des fêtes qui arrive pour cultiver cette tradition et embellir les vœux et cadeaux destinés à nos proches? Source : Danielle Bolduc
Le Comité Culturel de Vallée-Jonction a lancé à la bibliothèque municipale de Vallée-Jonction en novembre 2007 le Répertoire des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de l'Enfant-Jésus. Ce recueil, idéal pour les recherches généalogiques, couvre la période allant de 1899 à 2006. Ce répertoire est publié en deux volumes : celui des baptêmes 1899-2006 (242 pages) et celui des mariages et sépultures 1899-2006 (236 pages). Le coût pour les deux volumes est de 40$ taxes incluses. À noter que tous les profits de la vente du BMS seront remis à la Fabrique de l’Enfant-Jésus. Vous pouvez vous procurer le répertoirde la municipalité aux heures d’ouverture. Vous pouvez le commander par la poste au Comité Culturel de Vallée-Jonction,517, rue des Pins,Vallée-Jonction, G0S 3J0
Ateliers culturels au Moulin La Lorraine Atelier d’exploration « Le pastel sec » Les pastels de Guylaine Jacques ont été maintes fois primés au Québec, au Canada et aux États-Unis (Windsor & Newton, Thomas More, Société du pastel du Canada, entre autres). Elle est reconnue par ses pairs au sein de différentes associations d’artistes. Certains de ses tableaux font d’ailleurs partie de collections importantes, comme Loto Québec et la Collection Héritage. Très active sur la scène régionale, elle a exposé en Beauce plusieurs fois depuis l’été 2006. Elle a notamment été marraine du concours d’œuvres d’art « Rumeurs des deux vallées » au musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph-de-Beauce en mars 2007. Racines et radicelles constituent un thème récurrent chez Guylaine Jacques. Les ramifications végétales participent à la couleur de l’œuvre. Même immobiles, elles évoquent la vie du vent, le mouvement de l’eau et le bruissement des feuilles. Madame Jacques enseigne le pastel depuis maintenant 9 ans. L’atelier d’exploration présente l’histoire du pastel dans les œuvres d’art, ses caractéristiques, son nuancier, les supports, les fonds et les techniques. Plusieurs expérimentations permettront à chaque participant d’explorer plusieurs facettes de ce médium riche, aux innombrables possibilités. 18 ans et plus. Samedi 16 février et dimanche 2 mars 2008. Coût : 85 $ pour la journée (matériel inclus). Apportez votre lunch. Atelier de dessin et peinture pour enfants Bachelière en arts visuels, cette artiste enseigne les arts aux enfants depuis maintenant 10 ans. Elle a chapeauté des ateliers d’arts du Camp de jour de la Municipalité de Lac-Etchemin pendant plusieurs années. Elle a également enseigné plusieurs disciplines artistiques aux enfants, aux adolescents et aux adultes dans la région de Québec. Elle est maintenant directrice artistique d’un centre d’arts. Cet atelier exploratoire où l’imagination est utilisée comme moteur à l’apprentissage permettra à votre enfant d’apprendre et de découvrir des procédés de base d’utilisation des matériaux de création. La manipulation de divers médiums artistiques contribuera au développement de la motricité fine chez l’enfant de 6 à 8 ans. Dix samedis, du 26 janvier au 29 mars 2008. 65 $ matériel inclus Tous les samedis de l’automne, de 13h à 16h, nous avons accueilli un artiste au travail. L’artiste créait sur place et répondait aux questions des visiteurs. L’activité était également un moment privilégié de rencontre entre artistes. Activité gratuite. Voici les artistes que nous avons accueillis :
Il y aura d’autres samedis des artistes cet hiver. Si vous être un artiste professionnel désireux de participer aux prochains Samedis des artistes à venir, ou si vous désirez obtenir plus d’informations, communiquez avec Emmanuelle Breton au Moulin La Lorraine. Venez déguster sur place, les samedis et dimanches en après-midi, un café et goûter nos galettes tout juste sorties du four. Vous êtes une personne ou faites partie d’une équipe dynamique qui aime créer et animer des activités culturelles ? Vous cherchez un endroit avec une ambiance culturelle? Le Moulin La Lorraine est le lieu tout indiqué pour vos activités. Communiquez avec l’équipe du Moulin La Lorraine pour discuter de votre projet culturel à réaliser. L’artiste Jérôme Bourque, résidant de Saint-Victor en Beauce, nous présente des mises en scène photographiques, où le clonage et l’autoportrait de l’artiste créent des mondes imaginaires insolites à découvrir. Ouverture au grand public : vendredi, samedi et dimanche de 11h00 à 16h00.
Depuis le 23 octobre 2007, il est dorénavant possible pour chaque abonné de la bibliothèque d’accéder à son dossier d’usager par Internet. Les usagers peuvent maintenant réserver des livres, renouveler leurs prêts, vérifier si leurs réservations sont arrivées, à quel rang ils en sont pour leurs réservations et s’il y a des retards sur leurs livres. La marche à suivre est très facile :
Si vous avez des difficultés, le personnel du comptoir se fera un plaisir de vous guider lors de votre passage à la bibliothèque. Avec la nouvelle collection de 400 DVD de tous genres disponibles depuis le 23 octobre, la bibliothèque municipale de Saint-Georges compte maintenant plus de 75 000 volumes, DVD, cassettes ainsi que plus de 125 revues, magazines et journaux. Plusieurs activités sont prévues pour Noël
Horaire pour le temps des fêtes : Du mardi au vendredi : De 13h à 20h30
Supplémentaires, Quatre filles, un soir… *Site web: www.lesabreur.com/editionsdumecene
DIVERS
Québec a annoncé son intention de déposer au début de l’an prochain un projet de politique du patrimoine culturel. Après plusieurs promesses avortées, l’absence de loi-cadre sur le patrimoine est décriée depuis 20 ans par les différents organismes engagés dans la conservation des paysages, des immeubles historiques et des collections d’archives. Cette fois, si tout se déroule normalement, la nouvelle loi pourrait être adoptée en 2008. Source : Stéphane Baillargeon, Le patrimoine dans la mire gouvernementale, Le Devoir, 7 novembre 2007.
Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Veuillez faire parvenir vos articles, selon le territoire auquel vous appartenez, aux responsables suivants : MRC Robert-Cliche : Yves Turgeon: yves.turgeon@cldrc.qc.ca Pour vous abonner, vous désabonner ou effectuer un changement d'adresse courriel, veuillez utiliser le lien apparaissant au bas de cette page. Prochaine date de tombée : 25 février 2008 Pour informations sur le bulletin : © Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, 2007
|
||