| mars 2008, numéro 7 | ||
| ||
| À LIRE CE MOIS-CI : Éditorial Découvertes Divers
BILLET
Le 14 avril prochain, le Conseil de la culture des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches présentera son Mémoire sur la révision de la Loi sur les biens culturels. Il s'agit d'un document faisant la synthèse des réflexions et des recommandations amenées par les présidents des neuf tables disciplinaires (arts médiatiques, arts visuels, danse, diffusion, lettres, métiers d'art, musique, patrimoine-histoire et théâtre) et des délégués des 9 zones. Engagé au service du milieu culturel depuis 25 ans, le Conseil de la culture trouve important de prendre part à la consultation publique, d'autant plus que notre patrimoine se démarque par sa richesse et sa diversité. Le Conseil de la culture reconnaît un grand mérite à la proposition contenue dans le livre vert de la ministre et corrobore l'évidente nécessité de moderniser la Loi sur la protection des biens culturels. Aussi, le Conseil est d'avis que la réforme de la loi et de sa réglementation s'inscrit dans une politique nationale qui place le patrimoine au coeur des préoccupations gouvernementales. De plus, il endosse le principe d'associer la conservation et le développement dans une même vision d'avant-garde afin d'intégrer et de transmettre les différentes formes de patrimoine aux nouvelles générations de Québécoises et de Québécois de toutes origines. Enfin, le Conseil croit nécessaire de revoir et de rationaliser les statuts du patrimoine bâti ainsi que le processus de classement et de citation. Le Conseil de la culture veut souligner six principes directeurs identifiés dans le livre vert. En premier lieu, le projet de loi propose d'élargir la définition du patrimoine, ce qui l'engagera du coup à innover afin de développer des formules de reconnaissance adaptées aux patrimoines paysager et immatériel. Il insiste aussi sur l'importance de mieux en planifier la préservation afin d'éviter les désastres. Le Conseil appuie également l'idée de renforcer la fonction consultative de la Loi. De plus, il suggère d'améliorer les répertoires et de les promouvoir auprès des citoyens. À cet effet, le projet de loi entend mettre l'accent sur la reconnaissance et le réseautage des intervenants du patrimoine. Enfin, il est indispensable d'augmenter et de pérenniser les fonds publics. Le Conseil de la culture tient à émettre certaines orientations afin de guider l'esprit de la réforme. À son avis, c'est au gouvernement de promouvoir et de défendre une politique nationale. Il en demeure aussi le principal initiateur et le responsable, même si une association est souhaitable avec les régions et les collectivités en général. Le gouvernement devra également se donner les outils incitatifs et coercitifs afin de faire respecter les lois et les règles applicables à ce patrimoine culturel. Enfin, il établira les priorités et fixera des objectifs quantifiables et atteignables dans le temps. De façon plus précise, le Conseil recommande au gouvernement de faire de sa nouvelle loi un outil législatif et réglementaire à portée interministérielle. Pour ce faire, la loi mettrait en place un comité permanent qui s'assure d'une application conforme à la réforme des lois placées sous la responsabilité du ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Il en va de même de toutes les autres lois qui ont une incidence sur le patrimoine. Par conséquent, le Conseil espère que cette politique devienne une responsabilité du premier ministre et que le ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine siège de facto au comité des priorités. Par ailleurs, le Conseil de la culture propose certaines réformes des institutions. En particulier, le Conseil du patrimoine culturel du Québec devrait remplacer l'actuelle Commission des biens culturels. Ce nouvel organisme indépendant se verrait confier les mandats proactifs et consultatifs élargis en expertise-conseil, coordination, représentativité, réseautage, et relations avec la population. Aussi, le gouvernement doit poursuivre la restructuration et augmenter la dotation d'une direction du patrimoine dont le mandat s'applique dans tous les champs d'action et à toutes les formes du patrimoine culturel. Le Conseil croit nécessaire d'utiliser des outils statistiques développés par l'Observatoire de la Culture et des Communications afin de mesurer les objectifs fixés par la loi. Le Conseil s'attend à ce que le Fonds du patrimoine culturel devienne permanent. De même, il espère un rehaussement du budget alloué au patrimoine. De plus, il est temps que l'État reconnaisse et rende accessible la somme incomparable de savoir et d'expertise contenue dans l'ensemble du milieu. Enfin, il est important de soutenir les efforts en regard de la diffusion des patrimoines et le Conseil suggère de créer un Prix du patrimoine national basé sur les prix régionaux du patrimoine. Le Conseil de la culture soumet les 5 recommandations spécifiques qui reflètent les préoccupations liées à certains domaines patrimoniaux propres à nos régions. En effet, il sera important de reconnaître la priorité d'imaginer, d'adopter et de mettre en place une mesure d'intervention en patrimoine vivant (immatériel). À cet effet, il est urgent d'assurer, à court terme, un financement adéquat aux Musées, aux Centres agréés d'archives privées, aux Communautés religieuses, voire même aux sociétés de conservation du patrimoine qui gèrent, entre autres, d'importantes collections visuelles et sonores. De plus, des mesures sont à mettre en place afin de protéger le patrimoine littéraire qui est actuellement laissé pour compte par les services de gestion des collections dans les bibliothèques publiques. D'autres actions sont souhaitables à l'échelle des régions. Par exemple, le Conseil soutient l'idée d'étendre le pouvoir des municipalités locales et régionales. Par contre, leurs ressources humaines et financières doivent augmenter afin de leur permettre d'accomplir leur mandat en regard de la planification de l'aménagement, de la préservation, de la conservation et de la diffusion du patrimoine. Les municipalités peuvent intervenir davantage à l'échelle locale grâce au rehaussement du financement des ententes de développement culturel. Aussi, il est nécessaire de les soutenir par des professionnels et experts du patrimoine plus nombreux à la Direction du patrimoine ainsi que dans les Directions régionales du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Le Conseil de la culture des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches croit qu'il est non seulement important, mais urgent de réformer la Loi sur les biens culturels et d'adopter une stratégie concertée en matière de patrimoine culturel. C'est pourquoi il a consacré beaucoup d'efforts et de sérieux à l'analyse du livre vert. De même, les réactions du milieu sont à la mesure des attentes formulées. Ces attentes sont importantes, surtout dans le contexte des dernières années. Il reste à espérer que l'adoption de cette loi par l'Assemblée nationale conduise à une réelle politique du patrimoine. Il s'agit d'une occasion extraordinaire de bâtir une vision dynamique de l'action gouvernementale afin d'intégrer le patrimoine au sein de ses préoccupations. En ce sens, le Conseil de la culture est heureux de contribuer à créer une société plus forte, plus humaine, solidement enracinée et fière de ses héritages et mieux outillée face aux défis de l'avenir.
DÉCOUVERTES
C'est le 4 mars dernier qu'ont été dévoilés les gagnants des "Grands Prix" et du prix de la "Jeune relève" du 5e concours d'œuvres d'art Beauce-Etchemins placé cette année sous le thème évocateur de la "Mouvance". Ces cinq prix ont été choisis par un jury présidé par M. Michel Pelchat, artiste et professeur en arts visuels et coordonnateur du Service des arts au Cégep Beauce-Appalaches. Les "Grands Prix" ont été décernés à Guillaume Provost, de la MRC des Etchemins, pour son dessin et embossages intitulé "Vaincre par la peau" ; à Julie Simard, de la MRC de Beauce-Sartigan, pour sa photographie intitulée "Abysse" ; à Cynthia Coulombe Bégin, de la MRC de La Nouvelle-Beauce, pour sa vidéo et médiums mixtes intitulés "Mouvance : Recherches et apparitions" ; et à Léna Roy, de la MRC Robert-Cliche, pour son vitrail intitulé "Semence". Le prix de la "Jeune relève" est allé à Marie-Pier Blanchet, élève à la Polyvalente des Abénaquis, pour son pastel et encre sur papier intitulé "Au cœur de l'imaginaire". Compte tenu de l'excellente qualité des œuvres présentées, le jury a cru bon de marquer son appréciation par une mention accordée à neuf artistes. À noter que les "Grands Prix" sont acquis par les MRC pour un montant de 500 $ versé à l'artiste. Il en est de même pour le prix de la " Jeune relève " qui est acquis par la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin pour un montant de 150 $. Les organisateurs, le CLD Robert-Cliche et le Musée Marius-Barbeau, sont fiers de préciser que 93 artistes professionnels, semi-professionnels ou amateurs, ainsi que 10 élèves provenant de 5 écoles secondaires, ont répondu à l'appel lancé par eux l'automne dernier. Ils tiennent, enfin, à souligner la qualité des œuvres présentées dans des médiums aussi variés que la peinture, la sculpture, le vitrail, la photographie, le dessin et les techniques mixtes. Le vernissage du 4 mars inaugure l'exposition "Mouvance, concours d'œuvres d'art" qui se tient au Musée Marius-Barbeau jusqu'au dimanche 30 mars prochain. Aussi, la population est invitée à s'y rendre afin d'y exprimer ses cinq "Coups de cœurs" qui seront dévoilés à leur tour le mardi 1er avril prochain. Vous pouvez consulter les heures d'ouverture du musée au
Partout à travers la planète, la majorité des peintres, sculpteurs et autres artistes des arts visuels sont des travailleurs autonomes. Cette réalité-là est effectivement la même en Beauce. Est-ce qu'il y a des artistes en Beauce ? Bien oui. Où sont-ils ? De visu on ne le sait pas. Pour les trouver on doit faire appel à des organismes qui ne sont pas toujours connus de monsieur et madame tout le monde. Car, à part quelques rares exceptions, ils ne sont pas visibles. Lorsqu'on se promène dans les rues principales de divers villages en Beauce, on n'y retrouve aucune galerie d'artistes. Lorsque je demande aux gens où est-ce qu'ils iraient pour s'acheter l'œuvre d'un ou d'une artiste, on me répond; à Montréal, Québec ou ailleurs mais rarement en Beauce. Cela démontre que les artistes beaucerons sont isolés donc, pas visible du tout. Règle générale, les artistes n'ont ni la fibre d'entrepreneur, ni le temps, ni le budget et pas plus les connaissances nécessaires pour le devenir. En revanche, ils sont des travailleurs autonomes, maîtres de leur succès. De ce fait même, leurs aptitudes à négocier et à promouvoir leurs réalisations font augmenter leurs chances de succès. Est-ce que le vieil adage, s'unir pour mieux réussir, est la meilleure option dans ce cas-ci ? Ce serait certainement matière à réflexion.
Par le présent article, je souhaite faire connaître et reconnaître une force culturelle qui agit dans notre région, les Etchemins, et au-delà de nos frontières. Les hommes n'y ont pas accès, plusieurs femmes n'y mettront pas les pieds avant d'avoir atteint leur retraite et ces organisations demeurent bien souvent méconnues et mésestimées. Saviez-vous que les cercles des fermières sont présents dans chacune des 13 municipalités des Etchemins ? Que les plus anciens cercles de notre MRC datent de 1920 ? Que l'organisation au Québec a plus de 90 ans d'existence et compte plus de 40 000 membres ? Que le mot ''fermière'' se réfère au fait que la majorité des femmes vivaient sur les fermes lors de la fondation du mouvement ? Qu'elles ne sont aujourd'hui pas plus de 2% à habiter sur les fermes du Québec ? Qu'elles publient les livres de recettes à succès tel ''Qu'est-ce qui mijote ?'' ? Cette association est en fait bien plus qu'un groupe de femmes qui ''placotent'' et ''tricotent'' des pantoufles en phentex. C'est dans un climat d'amitié et dans des comités remarquablement bien organisés que ces femmes participent activement à la transmission du patrimoine culturel et artisanal, et contribuent à l'amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille. Ces femmes participent au perfectionnement des connaissances, à la découverte de techniques anciennes et nouvelles, et transmettent aux jeunes femmes, et aux jeunes retraitées, connaissances et savoir-faire reliés à la conservation du patrimoine artisanal. Certaines d'entre elles mènent des programmes d'artisanat-jeunesse. Lors de réunions mensuelles, elles décident de thèmes de conférence et de formation susceptibles de les intéresser pour la défense de valeurs culturelles traditionnelles telles que les valeurs familiales et environnementales. Elles font entendre leurs 40 000 voix auprès des gouvernements, contribuant ainsi à l'avancement de bon nombre de dossiers, parmi lesquels l'assistance et le soutien moral aux proches-aidants, la cohabitation des générations, la révision des politiques de services d'aides aux régions ressources, etc. De plus, les cercles des fermières s'impliquent bénévolement dans leur municipalité en organisant et en participant à différentes activités : marchés aux puces, expositions, bingos, activités de financement pour OLO, rencontres sociales, participation aux Journées de la culture, Journée internationale de la femme, et plus encore. Il est évident que le bénévolat n'aurait pas le même visage sans les cercles des fermières. Ces regroupements comptent, parmi leurs membres, des femmes de toutes les catégories d'âges. Le regain de popularité que connaissent actuellement les arts textiles et l'adhésion de nouvelles retraitées, fait en sorte que leur nombre se maintient ou augmente. Ces femmes ont choisi d'opter pour une méthode éprouvée, la solidarité féminine, pour préserver, valoriser et faire évoluer notre patrimoine culturel et artisanal. Il me semble important de le souligner et de féliciter ces femmes pour leurs actions. J'ai personnellement ressenti une grande fierté d'appartenir au genre féminin lorsque je me suis retrouvée auprès d'elles. Pour plus de renseignements et pour des liens intéressants, vous pouvez consulter le site Internet des Cercles des fermières du Québec www.cfq.qc.ca, ou me téléphoner pour connaître le nom de la responsable du cercle des fermières de votre municipalité.
En Beauce, le nom de Lise Sirianni est étroitement associé aux Danseurs de Sainte-Marie, à l'ensemble folklorique Manigance ou au festival Gigue en fête également de Sainte-Marie. Sauf que la contribution de Lise Sirianni à la culture dépasse largement les frontières régionales. A juste titre, elle vient d'être honorée à l'échelle provinciale. Fin janvier, la Société du patrimoine d'expression du Québec (SPEQ) a tenu à rendre hommage à deux personnes qui, depuis de nombreuses années, ont à cœur la diffusion et la transmission de traditions propres à leurs racines culturelles. Au conseil d'administration de la SPEQ où elle a siégé pendant plus de dix ans, Lise Sirianni s'est entre autres impliquée dans des dossiers visant le reconnaissance et la professionnalisation du milieu de la danse traditionnelle. Par exemple, elle a mis sur pied des modules de formation destinés aux jeunes de 5 à 12 ans. L'objectif : permettre aux enfants de découvrir un monde sans frontières par le biais de chansons et de danses d'ici et d'ailleurs. C'est en 1976 que Lise Sirianni fondait les Danseurs de Sainte-Marie, cette école qui a accueilli plus de 1 000 jeunes au fil des 32 dernières années. Mieux encore, cette école a donné naissance à d'autres groupes. Qu'on pense à l'ensemble folklorique Manigance qui a représenté le Québec dans des pays comme la France, le Japon et le Mexique ou aux Jarrets noirs qui, en septembre prochain, danseront sur des scènes de la France. Lise Sirianni a aussi été cofondatrice du festival Gigue en fête; elle en a assumé la direction artistique à plusieurs reprises et demeure toujours présente au sein de l'organisme. De plus, son implication s'est traduite par la réalisation de quelque 40 productions différentes. Parce qu'elle croit à la culture, Lise Sirianni a été associée à plusieurs autres organismes qui, comme elle, soutiennent, jour après jour, année après année, le reconnaissance du patrimoine vivant. A cet égard, elle a représenté le Québec à Folklore Canada International. Aujourd'hui, elle continue dans cette voie en étant entre autres associée au Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches à titre d'administratrice. La SPEQ est un organisme provincial qui rassemble des groupes de danse, des musiciens, des chanteurs ou encore des artisans des arts traditionnels issus des différentes communautés culturelles qui tissent la société québécoise d'aujourd'hui.
ACTUALITÉS
Il y a de l'effervescence à Gigue en fête. En effet, les préparatifs vont bon train afin de présenter la prochaine édition de l'événement. Du 26 au 29 juin 2008, le Québec et le monde seront bien en vue à Sainte-Marie.Cette année, la direction artistique du festival est sous la supervision de Normand Legault de Breakeyville. Son intérêt et ses compétences pour la mise en valeur du patrimoine vivant sont à ce point variées que l'équipe de Gigue en fête peut déjà promettre à ses spectateurs une programmation variée, enrichissante et ouverte sur le monde. Normand Legault a, entre autres, été coordonnateur du Carrefour mondial de l'accordéon de Montmagny. Il a été directeur du Conseil québécois du patrimoine vivant. Son expertise l'a aussi amené à assumer la direction artistique de festivals et d'ensembles folkloriques québécois. De plus, il a dirigé des ateliers de danse et de gigue au Canada, aux Etats-Unis et en France. Sa plus récente implication dans le domaine artistique a consisté à réaliser une chorégraphie pour marquer l'ouverture des Fêtes du 400e anniversaire de Québec. Les négociations en cours avec les prochains invités de Gigue en fête sauront, encore une fois, en mettre plein la vue. Le festival recevra, bien sûr, des ensembles québécois. Or, d'autres troupes mettant en valeur les communautés culturelles du Québec et les traditions de danse d'autres pays seront aussi de la prochaine édition. Tous les administrateurs de Gigue en fête travaillent ferme à la présentation du festival qui se tiendra, rappelons-le, du 26 au 29 juin au centre-ville de Sainte-Marie. La programmation complète, ainsi que toutes les activités connexes, comme celles réservées aux enfants, sera dévoilée à la mi-mai 2008.
Les dates limites pour le dépôt des demandes sont le 20 octobre et le 20 mars de chaque année.Le guide de dépôt d'une demande et le formulaire sont disponibles sur le site Internet de la municipalité.
Profitant de son passage à Lac-Etchemin, lundi le 18 février dernier, le ministre Laurent Lessard a annoncé, au nom de sa collègue de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, la signature d'une première entente de développement culturel avec la Municipalité de Lac-Etchemin. Cette entente, qui permettra l'injection de 73 000 $, favorisera l'essor des arts et de la culture dans cette municipalité. L'entente prévoit la réalisation de diverses initiatives, dont :
C'est le 24 février, à la bibliothèque Honorius-Provost de Sainte-Marie, que Mme Jeannine Dumas-Vallée faisait le lancement de son récit autobiographique " Le jardin de mes souvenirs ". Agrémenté de photos, l'ouvrage présente le parcours difficile de la jeune orpheline et de sa famille. Faisant preuve de force et de courage dans l'épreuve, nous découvrons une femme honnête et sensible qui a su donner aux siens ce qui lui avait cruellement manqué : la tendresse et l'amour.
Plusieurs ont eu l'occasion de lire le livre de l'auteure de Sainte-Marie, Madeleine Drouin " Faites que mes parents meurent ", publié en 2006. Avec justesse, humour et émotion, l'auteure nous y livrait son enfance. Ce projet, au départ réalisé pour sa famille, a pris des proportions inattendues puisque plus de 1 000 copies ont été vendues. Le livre est toujours en vente à la Librairie Sélect de St-Georges, à Sherbrooke, Montréal, sur le site Internet de Renaud Bray, chez Métro Labonté, Copies Extra et auprès de l'auteure.
Ouvert du 16 mai au 28 septembre 2008, mais sur réservation de groupe seu,lement pour l apréiode comprise entre le 16 mai au 20 juin inclusivement. Le Village des Défricheurs Laissez-vous transporter dans la vie rurale de la fin du XIXe siècle jusqu'au début du XXe siècle. Parcourez avec notre guide costumé notre village à la découverte des légendes, us et coutumes, d'autrefois. Découvrez une douzaine de bâtiments dont une forge, une scierie, une école, un magasin général, et une maison ancestrale, tous meublés d'objets de collections qui ont façonné la vie des premiers habitants de la Beauce et des Etchemins. Vous découvrirez, au manoir, des trésors inestimables à travers l'exposition sur "les contes et légendes beauceronnes" et la collection de M. Henri-Louis Larochelle. La Forêt légendaire, un jeu grandeur nature Vivez une aventure magique et unique au Québec, à travers le mystère de l'intrigante Forêt légendaire ! Parcourez les profondeurs de la forêt, où des manifestations étranges ont été observées. Élucidez les secrets en cherchant les pistes et les indices dissimulés par les générations passées. Contexte de la forêt légendaire : Des employés du Village des Défricheurs ont récemment fait la découverte d'un porte-document qui avait été enfoui dans un fauteuil. Le document en question contenait les pages d'un journal écrit au début des années 1920 par Napoléon, un jeune garçon de 10 ans. Malencontreusement, en tentant d'en connaître le contenu, les pages du cahier se sont détachées et se sont toutes étalées sur le sol. Grâce à Juliette, la demi-sœur de Napoléon, les employés du Village ont réussi à reconstituer une partie du journal et à démystifier certains des vestiges mystérieux qui se trouvent dans la Forêt légendaire. Frissons et plaisirs garantis. À l'aide d'une trousse de départ contenant différents objets et d'un carnet de route, en équipe de 2 à 6 personnes, vous serez en mesure d'entrer dans l'histoire et de trouver les indices qui pourraient aider à élucider le mystère qui entoure la Forêt légendaire. Pour plus d'informations, visitez le site Internet du Village des Défricheurs www.village-des-defricheurs.qc.ca ou appelez au 1 866 594-6009.
Grâce à une collaboration tout à fait unique avec la Galerie l'Art Toqué (diffuseur officiel des œuvres de Hugues Voyer), le Musée Marius-Barbeau a le plaisir de vous présenter le travail de l'artiste peintre de métier Hugues Voyer du 1er mai au 15 septembre 2008.
Quatre-vingt-treize artistes des régions de la Beauce et des Etchemins ainsi que des étudiants de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin nous proposent leurs œuvres sous le thème "Mouvance". Quatre-vingt-treize façons différentes d'élaborer et de présenter sa vision personnelle du thème. Un jury a déterminé les gagnants des "Grands prix" pour chacune des cinq catégories. Les œuvres de ces artistes seront acquises par les Municipalités régionales de comté (MRC) participantes et par la Commission scolaire. Les prix "Coups de cœur" du public seront déterminés par les visiteurs qui deviennent des membres actifs de cette activité régionale. Cinq prix "Coup de cœur" seront attribués dans chacune des catégories. La date limite pour participer à ce vote populaire est le 30 mars prochain. Les "Coups de cœur" seront dévoilés le mardi 1er avril et les œuvres gagnantes seront acquises par les Centres locaux de développement (CLD) des régions respectives et l'étudiant méritant le "Coup de cœur" du public recevra une bourse de la Commission scolaire. Cette exposition est présentée du 5 au 30 mars 2008.
Les amateurs d'architecture et de marche seront heureux de découvrir notre ville et son architecture grâce au guide publié par la Ville de Saint-Joseph-de-Beauce en collaboration avec le Musée Marius-Barbeau. En déambulant dans nos rues, les marcheurs pourront découvrir l'histoire et les joyaux de notre ville. Le seigneur Joseph Fleury de la Gorgendière arrive à Saint-Joseph en 1737 et établit la première seigneurie. Véritable fondateur de la Nouvelle-Beauce et promoteur de la colonisation, de la Gorgendière donne son nom à la ville et à notre circuit pédestre. Le petit village agricole est choisi comme centre administratif régional en 1857 et l'arrivée du Palais de justice en 1859, marque une période importante pour le développement de la ville. Le site institutionnel, classé site historique québécois en 1985 et lieu historique national du Canada en 2006, comprend 5 bâtiments monumentaux incluant l'église, le presbytère, le collège, le couvent et l'orphelinat. Notre "Circuit de la Gorgendière" vous accompagne au cours de votre visite du site et des maisons exceptionnelles de notre ville et vous donne des informations sur l'architecture. Quelques anecdotes viennent compléter l'histoire. Le dépliant est en vente au Musée Marius-Barbeau et la découverte de la ville peut se faire en toute saison.
Né à Budapest en Hongrie, Gabor Sziladi est un pionnier de la photographie d'art au Québec et a influencé toute une génération de photographes canadiens. A travers toutes ses oeuvres et ses séries de portraits, on remarque qu'il tente de représenter la mémoire d'une communauté, un style de vie et une histoire collective. Il accorde autant d'importance à la figure humaine qu'aux menus détails de l'environnement. Pendant plus de quarante ans, Szilasi a photographié le Québec rural. En 1973, le photographe se retrouve à Saint-Joseph pour capter sur pellicule la vie quotidienne des Joselois. L'exposition présentée au Musée Marius-Barbeau nous rappelle les souvenirs des personnages hauts en couleur qui ont marqué notre ville. Exposition présentée du 15 mai au 15 septembre 2008.
Voici les nouvelles expositions à venir... Je suis, de Lise Bernard Exposition : Passage, Du 17 mai au 15 juin 2008. Vous êtres professeur d'arts? Moulin La Lorraine info@moulinlalorraine.ca Site web : www.moulinlalorraine.ca
L'église de Saint-Joseph-de-Beauce se classe parmi les plus belles églises du Québec. L'architecte Francois-Xavier Berlinguet dessine les plans de cet édifice qui associe des styles de diverses époques. Sa construction fut réalisée en trois grandes étapes échelonnées de 1865 à 1901. L'église a la forme d'une croix latine et un chœur en hémicycle. Construite en pierre, les murs sont percés de magnifiques verrières. L'intérieur de l'église est très ornementé et le majestueux maître-autel attire l'attention dès l'entrée. Une série de peintures réalisées par les Sœurs du Bon Pasteur de Québec, mettent en valeur les différents autels et retracent les dernières heures de la vie du Christ grâce aux scènes du Chemin de croix. L'orgue occupe une place de choix au deuxième jubé et accompagne harmonieusement les célébrations liturgiques. Une visite guidée complète de l'église vous en fera découvrir toutes les particularités et vous permettra d'apprécier ce bâtiment exceptionnel. Les visiteurs doivent se présenter au Musée Marius-Barbeau pour être accompagnés lors de la visite.
Le jeudi 27 mars prochain, les Concerts Arquemuse clôturont leur série de trois concerts avec la prestation de la jeune altiste Marina Thibeault qui puisera dans un répertoire très relevé. De bonnes places sont encore disponibles au coût de 20$ pour les adultes et de 8$ pour les étudiants. Au programme : Capriccio pour alto seul de Henri Vieuxtemps ; 4e suite BwV 1010 en Mi bémol Majeur pour alto seul de Jean-Sébastien Bach ; Pièce de Concert pour alto et piano de Georges Enesco, Sonate pour alto et piano de Rebecca Clarke, Allegro Appasionato pour alto et orchestre de Joseph Jongen. Source : Michelle Lord, directrice artistique et directrice de l'Écoles Arquemuse et de l'École de musique du Centre de la Beauce, au 418-397-5057. Le Comité Culturel de Vallée-Jonction publie le "Répertoire des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de l'Enfant-Jésus". Ce recueil, idéal pour les recherches généalogiques, couvre la période allant de 1899 à 2006. Ce répertoire se divise en deux volumes : celui des baptêmes 1899-2006 (242 pages) et celui des mariages et sépultures 1899-2006 (236 pages). Le coût pour les deux volumes est de 40 $ (taxes incluses). À noter que tous les profits de la vente du BMS seront remis à la Fabrique de l'Enfant-Jésus. Vous pouvez vous procurer le répertoire aux bureaux de la municipalité aux heures d'ouverture. Vous pouvez également le commander par la poste au Comité Culturel de Vallée-Jonction, 517, rue des Pins, Vallée-Jonction, G0S 3J0. Nous pouvons vous faire parvenir les volumes par la poste pour un supplément de 15 $. Les chèques doivent être faits à l'ordre du Comité Culturel de Vallée-Jonction.
Les 26 et 27 janvier derniers, le Camp forestier de Saint-Luc a présenté, pour une deuxième année consécutive, le Festival des flocons. C'est sous le soleil que le Festival des flocons a diverti plus de 450 jeunes et moins jeunes. Plusieurs familles de Saint-Luc et de l'extérieur se sont réunies pour jouer dehors, pour se balader à calèche, en traîneaux à chiens ou à raquette, pour patiner, glisser ou bruncher ! Samedi, le Camp forestier a également accueilli Monsieur Guy Lessard, responsable du Club Quad L'Évasion de St-Benjamin, accompagné d'une centaine de quadistes qui passaient par le Camp forestier lors d'une journée de VTT organisée par ce même Club. Un super groupe, merci! Ayant généré un profit de 3 375$, le Festival des flocons a fait vibrer le Camp forestier et celui-ci s'est montré sous ses plus beaux atouts hivernaux, soit toutes les activités possible de faire à quelques pas de chez vous ! Merci aux festivaliers et à l'an prochain... Merci aux bénévoles et aux partenaires ; Le Journal l'Avalanche, Passion FM, Marché Métro Lac-Etchemin et PME Inter-notaires Bellechasse-Etchemins inc. Cet hiver, venez découvrir le Camp forestier !
Dimanche le 16 mars, les Éditions du Mécène lançaient à Beauceville le premier recueil de poésie de Julie Maheux intitulé: Écrits pour échapper à la vie. L'auteure, par des mots simples et un langage rempli d'images, à la fois fortes et saisissantes, nous fait pénétrer à l'intérieur de son monde, souvent sombre. Son écriture tient beaucoup de la nouvelle, en ce sens que la fin de plusieurs poèmes nous laisse sans voix, stupéfaits. Par la teneur de ses propos, l'auteure rappelle aussi un peu le Nelligan déchiré si bien connu des Québécois. Que ce soit en les lisant ou en les écrivant, Julie Maheux a toujours eu une passion pour les mots. C'est cette même passion qui l'a poussée à devenir enseignante de français : pour donner aux jeunes les mots dont ils ont besoin pour s'exprimer. Déjà, à 9 ans, cette Beauceronne, fière de sa patrie, écrivait de courtes histoires, sous forme de livres, pour ses amies. En grandissant, ses histoires sont devenues poèmes reflétant son jardin secret. À travers ce premier recueil, elle nous livre un peu de sa vie... et un peu de la nôtre.
Le Village des Défricheurs invite les élèves du primaire (3e cycle), du secondaire, les étudiants de niveau collégial ainsi que les adultes à participer à la 3e édition du Festival de contes et légendes en Beauce-Etchemin. Les participants auront la chance de présenter leur conte devant public, au Théâtre du Ganoué, le vendredi 6 juin 2008. Un jury indépendant décernera un prix, par catégorie d'âge, pour ceux qui auront le mieux performés. Cet événement culturel a comme mission d'encourager la lecture du conte, la création littéraire, l'art de la scène et de former la relève à devenir de futurs conteurs. Pour ce faire, les participants doivent respecter quelques critères qui sont présentés dans le document d'informations disponible au www.village-des-defricheurs.qc.ca dans la section Festival. Les volontaires du concours devront compléter le formulaire d'inscription et faire parvenir leur texte avant le 30 avril 2008, soit par courriel à info@gestiontouristiquefn.com, par télécopieur au (418) 594-8865, ou par envoi postal au Festival de contes et légendes en Beauce-Etchemin, 3821, route 204, C.P. 755, Saint-Prosper, (Québec) G0M 1Y0.
Cinq artistes-peintres professionnels, tous natifs de Sainte-Marie, se regroupent pour former une exposition collective dans laquelle chacun présente des tableaux personnels. Les œuvres sont originales, uniques et expressives, et la créativité et la recherche visuelle sont présentes. Ces artistes ont travaillé ensemble lors de plusieurs journées de la culture et ont réalisé des œuvres collectives devant public lors du festival international la Gigue en Fête 2001-2003. Ils participent à l'exposition " Perception " de l'Hotel de ville depuis le début et ont réalisé 8 expo-spectacles dans le hall de la Méchatigan à la Polyvalente Benoît-Vachon. Ils ont à leur actif plusieurs expositions solo, collectives et, pour certains, des prix. Chacun a sa place au sein du groupe, sans compétition interne mais avec un goût du développement personnel, le goût de la conquête artistique. Styles Libres laisse place à l'expression et à l'imagination. Ces cinq artistes se réunissent à l'occasion pour peindre ensemble leurs tableaux personnels. Il vont chercher une force de groupe, une légèreté, une stimulation, des idées de projets. De leur derniers rendez-vous entre amis est née la toile collective " Prouesses ". Marylène étend la toile au sol, Yvète improvise le fond, Stéphane y insere les croquis d'acrobates, Mona et Martine interviennent ensuite. Puis vient le gros du travail : les échanges d'idées, les discussions, les concepts. Une œuvre collective réalisée tout spécialement pour l'événement est également exposée. Le maire a annoncé l'acquisition d'un tableau d'Yvète Faucher " Étincelles ". Celui-ci sera accroché en permanence à l'hôtel de ville après l'événement. On peut visiter cette exposition sur les heures d'ouverture régulières de la bibliothèque, soit les mardis, jeudis, vendredis de 13h30 à 17h, et de 19h à 20h30, les samedis de 10h à 14h30, et ce, jusqu'au 3 mai 2008.
DIVERS
Femme simple et engagée dans son milieu, Josette Labbé est une source d'inspiration pour quiconque aspire à s'exprimer artistiquement. À l'école, sa matière préférée était le français, la rédaction. Elle a toujours aimé écrire, car c'était la seule chose qui lui permettait de se concentrer, qui la coupait du réel. Pourtant, à cause d'un manque de confiance en soi, elle ne commencera qu'à 28 ans. Ses nouvelles seront alors publiées dans Châtelaine et dans l'Actualité. Elle participe ensuite au Concours de textes dramatiques radiophoniques de Radio-Canada en 1975 et obtient le premier prix. Cela l'aide financièrement et l'encourage à persévérer. En 1982, son premier roman, Jean-Pierre, mon homme, ma mère, publié chez C.L.F., remporte le prix littéraire Esso du Cercle de livre de France. Paru en 1987 chez Pierre Tisseyre, Les vingt-quatre heures du clan connaît un bon succès. Finalement, Stanké publie en 1999 Bohémiennes et moutons noirs qui passe inaperçu. Il est néanmoins meilleur que les autres selon l'auteure mais, comme pour ses autres romans, elle n'a pas fait de promotion. Cependant, l'époque est différente et, contrairement à ses débuts, les livres ne sont plus jugés sur leur seule valeur littéraire. C'est maintenant une affaire de marketing. Selon madame Labbé, il y a plus de chances d'être publié si l'écrivain est jeune et si le livre est mince. Elle croit que son roman aurait été mieux accueilli si elle s'était empressée de produire à la suite de ses deux prix. Elle a cependant choisi de ne pas consacrer sa vie exclusivement à son écriture et en plus d'être technicienne en documentation, elle a fondé une famille de 4 enfants. Maintenant retraitée, madame Labbé a une pièce de théâtre qui dort dans ses tiroirs et elle ne sait pas trop quoi en faire. L'auteure beauceronne a également commencé l'écriture d'un roman dont le titre sera L'histoire de la morte. Elle résume son livre ainsi : Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme qui, après une tentative de suicide, se retire dans un tout petit chalet pour faire le point sur sa vie. Le personnage écrit d'une part son journal intime et, d'autre part, une fiction nommée L'histoire de la morte. À son insu, quelqu'un d'autre arrive à lire ses écrits. Madame Labbé ne sait pas si son livre sera publié, mais elle continue d'écrire. Pourquoi? Elle hait faire le ménage! Et, selon elle, c'est sa seule activité intellectuelle. Elle travaille pourtant activement comme responsable de la bibliothèque de Saint-Benoît-Lâbre et s'occupe également de l'atelier de théâtre de l'AFEAS. Le tout, bénévolement. En attendant d'avoir le plaisir de lire son roman à venir, vous êtes invités à assister à la pièce de théâtre dont elle fait la mise en scène cette année. Il s'agit d'une comédie écrite par madame Camille Morin dont le titre est Une journée dans la vie de Florence Dubois, retraitée (il y a trop de monde sur mon sofa) qui sera présentée à l'auditorium de la Polyvalente Saint-Georges les 12 et 13 avril. Les billets sont disponibles auprès des comédiennes et de madame Josette Labbé que vous pouvez rejoindre au 228-7657.
Rien de plus fascinant que de se trouver nez à nez avec un artiste au talent insoupçonné, surtout lorsqu'on a réellement l'impression qu'en écrivant ces lignes, l'on le fera découvrir au grand public. C'est le sentiment que nous avons eu en accueillant dans notre bureau de Saint-Georges M. Bruno Barras, auteur, compositeur et interprète. Natif de Lévis, M. Barras vit actuellement à Saint-Théophile, en Beauce, où il occupe un poste comme professeur titulaire dans une école primaire. Passionné de musiques de tous les styles, il en joue depuis environ l'âge de 14 ans, soit depuis plus de 35 ans. Il a en effet grandi dans une famille où la musique était très présente. Son grand-père était un " violonneux " reconnu dans toute la Beauce, et il lui arrivait même, pour arrondir les fins de mois en ces difficiles années de la Crise économique des années 1930, de se produire en concert dans la région. M. Barras a même sa petite maison de production (Les productions BB), où ses compositions aux textes engagés nous rappellent à maints égards de subtils mélanges de parfums de musique française combinée avec des rythmes sud-américains. Avec des titres accrocheurs tels Une amour impériale, Somalie et Gens bêtes, M. Barras sait être à la fois un artiste et un critique serré de notre société de consommation. Formé au Conservatoire de Québec dans les années 1970, il a pour ainsi dire grandi avec la musique. M. Barras nous a même raconté qu'il aimait tellement le Conservatoire, qu'il lui arrivait même d'échouer volontairement des cours afin de pouvoir jouer sur d'autres instruments ! Cette formation en musique classique a grandement contribué à imprégner en M. Barras le goût de la rigueur. Il a su allié le caractère méthodique de cette musique avec des influences tirées de Félix Leclerc, de Robert Charlebois, de Georges Brassens, de Sylvio Rodriguez et d'artistes contemporains tels les Cowboys Fringants et Kain, afin de dégager un style musical qui lui soit propre. Attaché à sa région, M. Barras est un musicien qui joue dans la rue et pour la rue. Il aime se produire devant de petites audiences, parler avec son public, tout en envoyant par ses riches textes des messages aux tons éloquents et évocateurs. C'est d'ailleurs sa priorité lorsqu'il compose, soit de center autour d'un texte de qualité la finalité d'une œuvre. M. Barras a insisté sur le fait qu'à la base, l'artiste doit demeurer authentique, et la clé de cette authenticité repose dans le respect du public, d'expliquer clairement au public à quoi ce dernier doit s'attendre. En lui demandant ce qui a inspiré M. Barras dans ses compositions tout au long de sa carrière, il nous répond qu'au départ, dans les années 1970, il a un peu comme tout le monde usé du thème de l'amour. 35 ans plus tard, il y croit toujours, mais ses préoccupations sont ailleurs. M. Barras s'attarde sur ce qu'il appelle la " bêtise humaine ", tant dans ce que l'Homme peut receler de méchanceté, que par le manque d'écoute entre les individus. A cette situation, M. Barras réplique par la voix et la guitare, avec d'autres titres tels Et voilà ! Je suis vieux, L'épave, Supplique aux humains et Entre les tripes et la raison. Étrange ce M. Barras ? Oui, non, peut-être ! Il vous le dira lui-même si vous venez l'entendre jouer en plein air à l'Arboretum de Saint-Georges, le 2 juillet 2008, à 19h. Entrée gratuite.
Certains critiques littéraires s'insurgent présentement contre ce qu'ils appellent " je - suis - un - baby - boomer - et - je - désire - raconter - ma - vie ", à savoir des femmes et des hommes qui, à un tournant de leur vie, décident de raconter leur histoire, de mettre cette dernière en mots, afin de laisser une trace derrière eux, de se subsister. Ces écrits, subjectifs, voire subjectivistes, n'en constituent pas moins une partie intégrante de notre mémoire collective, puisque l'Histoire, avec un grand " H ", s'avère un mythe : il y a des histoires, selon l'origine sociale ou géographique des individus, le sexe, l'orientation sexuelle... Ma chienne de vie, autobiographie de Victor Célestin publiée aux Éditions du Mécène, s'inscrit dans cette lignée. Exit les grandes pompes, le maniérisme et les sentiments affectés : l'auteur se livre ici à nu, complètement, dans un style accessible, où il ne dédaigne pas de dire (et par le fait même de décrier) les choses telles qu'elles sont. Lire Ma chienne de vie, c'est aussi s'émouvoir d'un homme qui possède tant de force et qui n'en est pas moins soucieux de son prochain. En fait, il se montre comme un être d'amour. L'amour du territoire, l'amour du prochain, l'amour de la femme adulée, l'amour de la mère adorée, l'amour du père disparu trop tôt, l'amour d'un fils qu'il n'a jamais connu et qui, soudainement, entre dans sa vie, comme un vent du nord se faufile par la porte entrebâillée durant l'hiver. Lire Ma chienne de vie, c'est, en quelque part, à travers les pages et les mots qui défilent, retrouver une esquisse, un moment, un fragment de sa propre " chienne de vie ", qu'on mène toutes et tous.
Les historiens, érudits ou amateurs, participent présentement à une réécriture de l'Histoire, en ce sens où ils insistent par exemple sur un groupe ethnique précis, ou sur des événements historiques considérés mineurs parce que occultés par les grands événements de ce monde. L'ouvrage On n'avait pas juste de la misère... dans la Beauce privilégie cette perspective. En effet, les auteurs, Théodore, Bertrand, Robert et Rémi Bolduc, tour à tour prennent la parole et racontent l'histoire de la Beauce, par la perspective de leur famille, les Bolduc, en 125 récits inédits originaux. Si le récit de Théodore Bolduc relate des faits officiels (l'invasion américaine et la colonisation de la Beauce, les hostilités avec les tribus amérindiennes locales, l'arrivée des Irlandais sur le territoire, les débâcles causées par la rivière Chaudière), son auteur en arrive très tôt à son sujet de prédilection : les membres de la famille de Romain Bolduc. Bertrand, Robert et Rémi Bolduc poursuivent dans cette veine, accentuant leurs propos sur cette famille plutôt que sur les jalons importants de l'histoire. Aux descriptions épiques de batailles sanglantes, de conquêtes territoriales et d'événements funestes se substituent des anecdotes tragi-comiques, qui rendent bien l'atmosphère de la colonisation et de la vie sur la terre en Beauce, du milieu du XVIIe siècle à nos jours, avec son lot de rires et de larmes. La prépondérance de la religion dans le quotidien, les travaux de la ferme parfois rigoureux, les divertissements de l'époque, l'apparition d'inventions et de nouveaux moyens de communication : autant d'éléments qui sont partie prenante de la petite et grande histoire beauceronne et qui sont présentés dans ce volume. Cette véritable étude de mœurs en quatre tableaux retrace les générations qui ont formé la famille des Bolduc, originaire de Saint-Martin. Ce livre divertit tant par son côté ludique que par son approche moins officielle et officieuse que la plupart des manuels d'histoire parfois trop normatifs. Il n'en demeure pas moins rigoureux quant aux sources sur lesquelles il est basé et contient des informations véridiques et vérifiables. En ce sens, il pourrait, comme le souhaite ses auteurs, devenir un outil de référence pour de futurs historiens dilettantes ou même pour des générations d'étudiants qui, à défaut d'autres sources, pourront puiser à même ce terreau afin de connaître la petite et grande histoire... de la Beauce.
"Vivre", titre simpliste en soi, n'en évoque pas moins toute une poétique centrée autour de l'ineffable désir d'exister. Surtout quand Charles Jacques, l'auteur du recueil, souffre depuis l'âge de quatre ans, d'un handicap dû à un accident d'automobile, qui a laissé chez lui des séquelles tant physiques que psychologiques. Le titre du recueil prend alors toute son importance et sa signification. Chapeauté par " L'histoire de ma vie ", qui relate, en vers, les circonstances de l'accident qui l'a marqué à jamais, Charles Jacques fait vite plonger le lecteur dans son univers, empreint de soif de vivre, mais aussi de solitude et de révolte. Plusieurs poèmes de l'auteur mettent en relief son désarroi et le fait qu'il se sente démuni dans un monde autant gangrené par l'indifférence et par l'incompréhension généralisées. Même si le désespoir transparaît dans certaines strophes, il reste que Charles Jacques, notamment par le rythme saccadé et syncopé qu'il accorde à ses vers, manifeste, envers et contre tout, une volonté de persévérer, dans quelque univers que ce soit, et ce, malgré ses limitations physiques. La deuxième partie du recueil rassemble des poèmes traitant de l'amour dans tous ses états : tantôt poèmes sensuels de découverte de la femme, tantôt poèmes de chagrin, de fatigue et de désespoir, l'auteur se montre en tant que sujet fragile, sensible à la passion amoureuse et conscient des limites et des revers de ce bas monde. C'est peut-être dans cette partie du recueil que l'auteur se livre le plus : à travers élans passionnés, désirs charnels, attentes languissantes, colères acerbes, peines d'amour et pessimisme foncier, l'auteur se met complètement à nu. Ses limites physiques sont ainsi sublimées ; ne restent alors que les sentiments de l'auteur, ce qui se retrouve sous sa chair. N'étant pas dénué d'une certaine critique sur la société et le monde contemporains, Vivre se veut surtout un recueil d'une soif d'absolu intense qui cherche à briser le silence, à sortir du mutisme, à décloisonner les frontières physiques, ces barrières que le premier regard a parfois du mal à franchir.
Le passé est dépassé, dit-on, alors pourquoi y revenir ? Pourquoi ressasser tant de souvenirs et d'événements, familiaux ou sociaux, qui souvent heurtent notre sensibilité et nous ramènent à des réalités parfois pénibles ? Probablement pour se remémorer, pour laisser des traces, pour se survivre, pour prouver notre existence, pour ne pas oublier. Nicole Dumas, dans son ouvrage Sous ce ciel bleu, réactualise ses propres souvenirs d'enfance. Divisé en cinq chapitres d'inégales longueurs et agrémenté de nombreux dessins et photos, Sous ce ciel bleu renferme des poèmes, des comptines, des recettes, des réflexions ainsi que des textes en prose qui évoquent les événements et les objets qui ont marqué l'enfance, l'adolescence et la vie adulte de l'auteure. Chaque objet, de la poupée à la catalogne, en passant par les nombreux instruments aratoires, est sorti de son statut occulté et dépoussiéré de sa couche d'oubli. Une attention particulière est portée au culte religieux et à tous les objets et souvenirs qui y sont afférents. Certains moments plus émouvants, comme le départ de la maison et la mort de parents proches, sont racontés avec un lyrisme poignant. D'abord par l'évocation de son enfance sur la ferme, puis par ses jeux d'enfance, enfin par les événements qui ont constitué sa vie d'épouse et de mère, Nicole Dumas sort de l'obsolescence des réminiscences qui, tel Proust et sa petite Madeleine, ramènent tout un flot de sensations et d'expériences vécues. Par un imaginaire typé qui rend bien ses préoccupations - qu'on pense ici à l'amusant passage sur les " wowos ", créatures fictives qui ont essaimé l'enfance de l'auteure ainsi que de ses frères et sœurs - Nicole Dumas livre ici un ouvrage tout imprégné d'imaginaire, mais aussi un véritable patrimoine ethnographique, en ce sens où l'auteure explique les usages reliés à des objets appartenant à des temps plus ou moins révolus. Ce genre d'ouvrage séduit par sa nature quelque peu hétéroclite et éparse ainsi que par son unicité. Son contenu devrait tout autant interpeller tout lecteur et lectrice attentif à ce qu'autrefois pouvait être, même dans le cœur et la tête d'une jeune fille.
Le 16 mars dernier, le Musée Marius-Barbeau donnait la parole à son président Jean-Marc Labbé pour qu'il nous entretienne de son livre intitulé "Si vieillesse savait...". Cette rencontre avec l'auteur, et quelques-uns des membres de sa famille, nous a permis d'en savoir un peu plus sur les motifs qui l'ont amené à rédiger ce premier ouvrage autobiographique lancé au mois de décembre dernier. La conférence de Monsieur Labbé se déroulait dans le cadre de l'activité littéraire "Une tasse, du thé et des mots" qui permet à des auteurs de la région de se faire connaître auprès du public et des amis de ce beau musée situé à Saint-Joseph-de-Beauce. Né dans la ville de Québec en 1946, l'auteur raconte, avec générosité, spontanéité et parfois un peu de naïveté, ses expériences passées dans la paroisse de Saint-Malo et autour du garage de mécanique opéré par son père. De même pour ses vacances d'été qui se passaient à l'île d'Orléans où la famille possédait un chalet situé en bordure de la rivière Maheu et construit sur la ferme où était née sa mère, à la limite des paroisses de Saint-Jean et de Saint-Laurent. Ses souvenirs se situent dans un milieu et à une époque qui auraient pu nous entraîner dans des univers comme ceux décrits par Roger Lemelin ou Michel Tremblay. Il n'en est rien puisque l'auteur a privilégié le genre autobiographique et son récit relate la vie tranquille d'un jeune garçon qui s'applique à faire sa place dans une famille canadienne-française et catholique de six enfants. Mais surtout, Jean-Marc Labbé a écrit ce livre parce qu'il avait hâte d'exprimer ce qui se tramait dans la tête d'un enfant des années 1950 qui se contentait d'obéir et suivre les traces des plus vieux en se disant qu'il apprendrait et que son tour viendrait un jour. Cet ouvrage est un beau témoignage sur notre passé pas si lointain et l'auteur a bien raison d'affirmer que "le dévoilement de ces secrets conservés pendant une cinquantaine d'années éveillera sûrement des souvenirs à ceux et celles qui ont vécu à la même époque ; aux plus jeunes, cette lecture représente une occasion de comparer le contexte de leur vécu récent avec celui d'une autre génération."
Vie culturelle en Beauce-Etchemin Abonnement
Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Veuillez faire parvenir vos articles, selon le territoire auquel vous appartenez, aux responsables suivants : MRC Robert-Cliche : Yves Turgeon: yves.turgeon@cldrc.qc.ca Pour vous abonner, vous désabonner ou effectuer un changement d'adresse courriel, veuillez utiliser le lien apparaissant au bas de cette page. Prochaine date de tombée : 19 mai 2008 Pour informations sur le bulletin : © Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, 2008 |
||