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Départ de Karine Légaré : 20 ans au service de la formation chez CCNCA

Nouvelles 28 octobre 2026

Peut-on arrondir à 20 ans, lorsqu’on passe 19 ans au sein du même organisme? Il nous semble qu’on peut bien se le permettre, lorsqu’on pense au parcours de Karine Légaré, notre coordonnatrice au développement professionnel et directrice adjointe.

Vingt ans donc, au sein de CCNCA, c’est toute qu’une aventure! Ce sont des centaines de formations offertes, chacune pensée avec soin et rigueur, dans un souci sincère de répondre aux besoins du milieu. L’engagement réel et constant des artistes et travailleur.euse.s culturel.le.s envers ses programmations témoigne indéniablement de la valeur de son travail.

En plus des différent.e.s expert.e.s avec qui elle a collaboré, c’est aussi beaucoup de collègues qui ont eu la chance de travailler à ses côtés. On l’apprécie pour sa rigueur, son flegme, sa générosité et sa bienveillance. Bien que nous soyons chaviré.e.s par le départ de cette collègue d’exception, nous lui souhaitons, après 20 ans de service pour CCNCA, une suite tout aussi riche et savoureuse!

En 20 ans au service de la formation pour CCNCA, qu’est-ce qui vous a le plus marquée ou impressionnée?

C’est avant tout l’évolution rapide et la diversification des compétences que doivent acquérir les artistes et les travailleurs et travailleuses de la culture pour mener leur carrière ou exercer leur métier. Notre secteur étant principalement composé de travailleurs autonomes et de petites structures, les équipes doivent gérer une multitude de responsabilités, ce qui rend le perfectionnement dans autant de domaines particulièrement exigeant.

J’ai également été profondément marquée par l’intelligence et la vision avant-gardiste des gens de notre milieu. Évoluer à leurs côtés m’a poussée à me dépasser, à m’interroger et à nourrir ma propre réflexion. Il est impossible de rester indifférent face à une communauté aussi riche, passionnée et engagée, et je conserve une immense fierté d’avoir travaillé pour et avec les artistes.

J’ai toujours apprécié travailler pour le service de formation car c’est très concret comme soutien. C’est souvent le premier service que les travailleur.euse.s connaissent chez CCNCA car c’est facile à comprendre, c’est concret et l’impact peut être à très court terme.

Pourquoi croyez-vous que la formation continue est un vecteur de réussite chez les artistes et travailleurs.euses culturelles?

En plus de favoriser l’acquisition de nouvelles compétences, la formation offre un espace privilégié d’échanges et de réseautage entre pairs. Sortir de son quotidien pour aller à la rencontre de personnes partageant les mêmes réalités et échanger avec elles est, selon moi, un facteur clé pour s’épanouir et réussir sur le plan professionnel.

Quelles ont été tes formations coups de cœur et pourquoi?

Une des premières formations qu’on a offertes à mon arrivée est un stage en voltige équestre avec la Luna Caballera. C’était en 2008 ou 2009, je crois. Ça m’a permis de comprendre l’étendue de ce qui peut être offert en formation continue en culture.

J’ai aussi adoré travailler sur l’organisation du Rendez-vous technique des arts de la scène pendant ces 19 ans. Le travail en étroite collaboration avec le comité de formation a toujours été pour moi un moment de plaisir. Ressentir la reconnaissance envers notre travail de la part des technicien.ne.s a été gratifiant.

Quelle est la formation la plus inusitée qui ait été donnée par CCNCA?

Un atelier sur l’écriture électrique avec Daniel Canty. Je n’ai encore jamais compris c’était quoi le contenu!

😉

Quel moment de votre parcours – ou anecdote – garderez-vous bien précieusement dans votre mémoire?

Ma rencontre avec Armand Vaillancourt dans le cadre du Grand rendez-vous des arts de 2015. J’ai été impressionnée par cet artiste plus grand que nature mais aussi j’ai dû faire preuve de caractère. On ne fait pas ce qu’on veut avec Armand Vaillancourt.

Que souhaitez-vous au milieu culturel pour les prochaines années?

Je constate un certain épuisement chez de nombreuses personnes, car le secteur culturel accomplit énormément avec des ressources restreintes. Bien que notre milieu fasse preuve d’une grande efficacité, j’espère sincèrement qu’il aura l’occasion de reprendre son souffle. On ne peut repousser les limites indéfiniment. Je souhaite de tout cœur voir réduire la précarité qui pèse sur notre secteur grâce à l’amélioration des conditions de travail et de pratique.

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